Levin Hanokh ; Carnaud Jacqueline ; Sendrowicz Lau
THEATRALES
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EAN :9782842607814
Dans les trois pièces de ce recueil, Hanokh Levin crée une forme de tragédie moderne qui traduit sa vision du monde sans l'inscrire dans une réalité précise, tout en laissant une grande place à l'interprétation. L'Empereur. Dans cette reprise du mythe d'Ion, la jeunesse est sacrifiée et le salut, absent. Le jour de l'anniversaire de l'Empereur, devant le palais où accourt la foule, se rencontrent un orphelin qui rêve de retrouver les bras de sa mère, une princesse qui souhaite connaître son avenir et un couple royal qui espère, avant de mourir, obtenir une descendance. Le choc de leurs aspirations pose la question de la filiation et de l'implacabilité du destin. Fantasmagories. Un enfant est projeté dans l'horreur du monde en découvrant que ses nobles parents ne sont que des faux-semblants, qu'il est le fils de misérables paysans et qu'il doit être conduit au palais pour y être castré et devenir l'un des eunuques de l'impératrice. Pourtant, on lui avait prédit qu'il épouserait une princesse. Fût-elle morte, dût-elle le conduire à sa propre mort, l'enfant, jusqu'au bout, s'accrochera à cette chimère, subjugué par toutes les illusions, dont celles du théâtre. Mise à mort. Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits d'emblée : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires humiliations. Bien qui" élue" pour changer la marche du monde, l'une des victimes échoue aux trois épreuves auxquelles elle accepte de se soumettre : l'amour, la servitude, la pitié. A travers ce dispositif, Levin nous permet d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. Mise à mort dialogue avec les mystères du Moyen-Age, L'Empereur avec la tragédie grecque, et Fantasmagories est une pure création. Se déploie ici une langue théâtrale renouvelée où l'abstraction de l'intrigue naît de situations effroyablement concrètes, servies par des dialogues d'une extrême concision poétique. Dans ce théâtre de la cruauté, Levin transforme le plateau en un lieu où va s'accomplir un mystérieux sacrifice. Au centre de l'action, des corps humains, torturés et humiliés, avancent inéluctablement vers la mort. Dans une succession de situations dérangeantes et violentes, Levin met à nu les mécanismes de l'âme humaine, révélés dans toute leur horreur au XXe siècle.
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Nombre de pages
168
Date de parution
21/06/2018
Poids
250g
Largeur
150mm
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EAN
9782842607814
Titre
Théâtre choisi. Tome 7, Tragédies sanglantes
Auteur
Levin Hanokh ; Carnaud Jacqueline ; Sendrowicz Lau
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
250
Date de parution
20180621
Nombre de pages
168,00 €
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Les pièces rassemblées dans ce volume appartiennent à l'une des formes théâtrales de prédilection de Levin: la comédie. Elles décrivent le combat quotidien de petites gens. L'action se situe dans l'espace restreint de la maison ou du quartier, microcosme de la société toute entière. L'intrigue et le parcours des personnages reproduisent le cycle de la vie entre la naissance et la mort. Yaacobi et Leidental, à l'humour ravageur, propose un spectacle de cabaret métaphysique, avec musique et chanson. Kroum l'Ectoplasme rentre au pays. Il n'a rien vu, rien appris, rien vécu, mais revient avec la conviction que les humains sont définitivement classables en deux catégories: ceux qui savent profiter de la vie et ceux qui en sont incapables. Une Laborieuse Entreprise: après trente ans de vie commune, Yona Popokh décide de quitter sa femme. Il prend cependant soin de dresser un constat d'échec lucide et d'un humour cinglant. Prématurément disparu en août 1999, Hanokh Levin laisse derrière lui plus de 50 pièces dont 28 ont été représentées dans les plus importants théâtres en Israël. Son oeuvre est traduite dans le monde entier. Qu'il soit ancré dans la réalité quotidienne, qu'il s'inspire de la mythologie ou qu'il revête la forme du drame épique, son théâtre s'interroge sur la finalité d'une existence fondamentalement vouée à l'échec.
Poursuivant leur exploration de l'oeuvre de Hanokh Levin, les éditions Théâtrales proposent trois nouvelles pièces en français du grand dramaturge israélien: l'une de ses toutes premières, et ses deux dernières écrites alors qu'il se savait malade. Dans ce volume, la mort côtoie le rire, l'héroïque dialogue avec le prosaïque, le trivial se mêle au sublime. Vie et mort de H, pique-assiette et souffre-douleur, comédie loufoque en deux actes avec un mariage presque réussi et un suicide presque raté. Requiem, inspiré de trois nouvelles de Tchekhov, narre l'histoire d'un fabricant de cercueils qui enterre sa femme, d'une jeune mère qui refuse de pleurer la mort de son enfant, et d'un cocher qui porte le deuil de son fils mais n'a d'autre confident que son cheval. Les Pleurnicheurs, tragicomédie où deux agonisants et un vieillard sénile partagent un même lit dans un hôpital de Calcutta. Afin de les distraire et d'alléger leurs souffrances, l'équipe médicale joue pour eux un spectacle inspiré d'Agamemnon d'Eschyle.
Résumé : Popper (1976) est un drame conjugal ayant pour point de départ un doigt dans le nez. Alors que Shvartziska se cure le nez, son mari, Shvartz, entre. A peine a-t-elle le temps de retirer son doigt que, pour des raisons obscures, son mari souhaite absolument l'embrasser. Shvartziska refuse ; Shvartz, qui ignore la raison de son refus, s'en offusque. Le soir, paniquée, Shvartziska demande conseil à Popper, le meilleur ami du couple. Lorsqu'il l'apprend, Shvartz enrage de savoir Popper, ce célibataire malheureux, au courant de leur intimité. Ce qui n'était qu'une colère devient une obsession. Qui sera la première victime de l'hystérie de Shvartz ? Dans Popper, archétype des comédies absurdes de Levin, l'auteur alterne dialogues courts et tirades, mêle le burlesque aux mots d'esprit, l'humour au tragique. Il ajoute même de la fantaisie avec des chansons de variété. Voici une pièce d'Hanokh Levin, mariage de la comédie et du drame, où les personnages, qu'ils soient amants, amis, amoureux, s'ennuient avec gaieté, pleurent en riant, se haïssent en chantant.
Histoires sentimentales sur un banc public réunit pour la première fois en France une sélection de nouvelles de Hanokh Levin, une figure majeure du théâtre israélien contemporain. Qu'il s'agisse du fossoyeur dont l'auteur s'interroge sur ce qu'il voit lorsqu'il se trouve dans la tombe en plein enterrement, de couples d'amoureux qui cherchent - sans jamais l'obtenir - une satisfaction méritée, d'un homme qui s'amuse à s'introduire chez les gens pour leur voler leur intimité et se sentir petit,Levin sonde les fondements de l'âme humaine. Mettant en scène des individus embourbés dans leur incapacité à concrétiser leurs aspirations, il suit, dans une prose extrêmement travaillée et précise, les méandres des pensées de ses personnages dont il révèle la médiocrité. A la manière d'un Kafka ou d'un Beckett, mais dansune langue incomparable, il montre l'absurdité de nos vies, toujours avec humour, parfois même avec tendresse. Un auteur résolument irrévérencieux et libre.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
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