La culture politique anglaise a longtemps été marquée par une hostilité tenace à l'égard des armées de métier, associées aux "monarchies militaires" comme l'Espagne, la France ou, au XVIIIe siècle, la Prusse. A ce contre-modèle continental, l'Angleterre opposait les vertus prétendument immanentes d'une milice civique constituée de non-professionnels de la guerre, chez qui l'amour de la liberté et de la patrie primait sur tout instinct mercenaire. La milice était considérée comme fondatrice du droit et des libertés, en même temps qu'elle devait servir de garante de l'ordre public. A partir d'une relecture de l'histoire longue de l'Angleterre et d'une analyse comparée des régimes républicains depuis l'Antiquité, se mit en place un mythe politico-constitutionnel qui devait perdurer longtemps après le siècle des révolutions. La présente étude se propose de revisiter les origines de ce mythe à l'aune de sources nouvelles, en montrant notamment que la distinction traditionnelle entre milices civiques et armées de métier relevait en grande partie d'une construction rhétorique, encouragée par l'extraordinaire vitalité des débats politiques et religieux qui ont entouré les révolutions de 1640-1649 et de 1688-1689, ainsi que l'Interrègne (1649-1660) et la période de la Restauration (1660-1688). La milice constitua en réalité un objet de controverse non moins vif que les armées de métier, s'inscrivant à l'intérieur d'un débat plus large sur les capacités de défense d'une puissance internationale en devenir.
Date de parution
26/03/2014
Poids
840g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782745326102
Titre
UN GLAIVE POUR UN ROYAUME
Auteur
LEVILLAIN CHARLES-ED
Editeur
CHAMPION
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155
Poids
840
Date de parution
20140326
Disponibilité
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En 1665 mourait Philippe IV d'Espagne, beau-père de Louis XIV. Son successeur, Charles II d'Espagne, était un prince faible et malade dont la mort, mille fois annoncée, mille fois différée, n'intervint qu'en 1700. Le problème de sa succession - il n'avait pas d'héritier - détermina l'essentiel des enjeux géopolitiques de l'Europe du second XVIIe siècle. A commencer par la guerre de Dévolution (1667-1668), quand Louis XIV réclama les Pays-Bas espagnols en compensation de la dot impayée de sa femme Marie-Thérèse. Parmi ses principaux adversaires, deux puissances commerciales et maritimes allaient imposer une résistance croissante aux entreprises du Roi Soleil: l'Angleterre et la Hollande. Fondé sur une enquête approfondie menée dans vingt-cinq bibliothèques et fonds d'archives à travers l'Europe et les Etats-Unis, cet ouvrage propose une analyse nouvelle et décentrée de la politique étrangère de Louis XIV au cours de la première partie de son règne. Les évolutions de la guerre des Flandres - guerre de Dévolution, guerre de Hollande puis "guerre des réunions" - y sont analysées dans une perspective triangulaire (Angleterre-Hollande-France) qui permet de dépasser l'idée traditionnelle d'un clivage bipolaire entre grandes puissances (France-Angleterre ou France-Hollande). Ainsi apparaissent sous un jour nouveau les ambiguïtés des Stuarts (Charles II et Jacques II) en matière de poli-tique étrangère et la détermination de leur neveu Guillaume III d'Orange, stathouder des Provinces-Unies avant de devenir roi d'Angleterre (1689), à vaincre Louis XIV, par la force des armes comme par la violence des mots. Au-delà des combats sur terre et sur mer, des négociations diplomatiques et de l'équilibre général des puissances, ce livre met en lumière de manière inédite les enjeux politiques, culturels et religieux, et parfois les contradictions de la grande alliance protestante nouée contre la France du Roi-Très-Chrétien. Cette alliance contre "le plus grand roi du monde" a infléchi toute l'histoire de l'Europe de la seconde moitié du XVIIe siècle.
Poésie de la vitalité et du mouvement, la poésie de Saint-John Perse est aussi une poésie de l'ordre et de la contrainte. Comme en témoignent les titres des poèmes - Pluies, Neiges, Vents, Amers, Chronique -, cette alliance s'opère à l'intérieur d'une rêverie des éléments où ceux-ci ne sont pas, comme il est coutume, les objets d'une contemplation, mais les acteurs d'un certain rituel : celui par lequel le poète trouve l'accès d'une parole de type oraculaire. L'intérêt de cette analyse est d'articuler un type moderne de lecture de textes, la lecture thématique, à une vision du monde et de la littérature inspirée d'une poétique du sacré, nourrie donc aux sources d'une tradition (au sens actif du mot). Un appui constant est donc recherché dans les points de vue très divers de l'ethnologie, de l'archétypologie et de l'histoire des religions. L'organisation d'un modèle traditionnel permet ainsi de rendre compte de toute l'organisation d'Amers. Cet essai est une lecture d'un des plus grands poètes, qui vient de disparaître".
Un essai - Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par. un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes dû texte dans, une présentation claire et rigoureuse. Un dossier - Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.