En lisant Euclide. La géométrie & la pensée socratique
Levi Beppo ; Penalva Michèle ; Levi Laura
AGONE
20,30 €
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EAN :9782748900163
POUR PROCÉDER A UNE ÉVALUATION de type inductif sur le programme géométrique de Socrate, revenons à La République. "Tu sais ce que font les gens habiles en cette science: si l'on essaie de diviser l'unité, ils se moquent et ne l'admettent pas. Si tu en fais de menus morceaux, ils la multiplient d'autant, de peur qu'elle n'apparaisse plus comme une, mais comme un assemblage de parties; ils parlent des nombres qu'on ne peut saisir que par la pensée et ne peut manier d'aucune autre façon." Socrate n'a pas mis de raillerie dans les mots "dmenus morceaux"; bien au contraire, en disant: "Ils nl'admettent pas", il a exprimé une détermination de typrationnel. Pour comprendre de quelle détermination is'agit, nous devons nous rappeler que dans le livre d'Euclide se trouve une théorie des proportions entrdifférents ordres de grandeur, construite exclusivement partir de multiplications; et Socrate fait de même lerares fois où il introduit dans ses raisonnements uexemple géométrique concret, toujours le même, lcomparaison du côté et de la diagonale du carré; paconséquent, il est raisonnable d'interpréter ses motcomme une allusion concrète aux théories de ses amis edisciples mathématiciens Biographie de l'auteur Né à Turin en 1875 et mort en 1961 en Argentine, mathématicien important de la première partie du XXe siècle, Beppo Levi a formé de nombreux savants, dont Mario Bunge et Pedro Zadunaisky. Il a reçu en 1956 le prix Antonio Feltrinelli. Le véritable enjeu de ce livre est de faire comprendre comment les concepts géométriques sont créés et ordonnés par l'esprit humain. Dans cette perspective, il faut lire les Éléments comme un systèminachevé et dans une dynamique de conquête des fins poursuivies et des méthodes
Nombre de pages
217
Date de parution
12/01/2004
Poids
252g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900163
Titre
En lisant Euclide. La géométrie & la pensée socratique
Auteur
Levi Beppo ; Penalva Michèle ; Levi Laura
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
252
Date de parution
20040112
Nombre de pages
217,00 €
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Levi Primo ; Belpoliti Marco ; Laget Thierry ; Aut
Résumé : Quand Si c'est un homme paraît, en 1947, le livre passe inaperçu. Il faudra attendre plus de dix ans avant qu'une nouvelle édition révèle en Primo Levi non seulement un témoin qui aide comme aucun autre à comprendre l'univers concentrationnaire, mais un grand écrivain. Primo Levi, qui dit devoir à Auschwitz sa vocation littéraire, revint sans cesse sur ce qu'il avait écrit dans Si c'est un homme. Il se fit gardien de la mémoire, interlocuteur toujours prêt à éclairer notre vision des camps, du nazisme et de l'antisémitisme, et à alerter contre le retour de ce mal sous la même et sous d'autres formes. Dans ce recueil d'entretiens diffusés à la radio ou parus dans la presse écrite, il explore - avec son génie de la précision, sa capacité d'ironie et sa hauteur de vue - ces questions qui sont au coeur de son oeuvre. On l'y entend aussi parler, parmi quantité d'autres sujets, de son enfance dans le Piémont, de la musique, des écrivains qu'il vénère et de ceux qu'il aime moins, de la chimie, son premier métier, de l'écriture, de l'ordinateur et de la poésie...
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.