Alberto Giacometti, Marino Marini et Germaine Richier prennent leurs distances avec la représentation académique du corps et avec la tradition figurative illusionniste. Ils explorent des modes nouveaux de figuration afin d'exprimer leur vision de l'être humain. De leurs années d'apprentissage à celles de leurs dernières créations, ils ne renonceront jamais à la figuration, quand bien même, après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte dominé par l'abstraction, modeler têtes et corps est pour eux source de préoccupations et de recherches constantes. Réunissant une iconographie riche et plusieurs essais de spécialistes des artistes, l'ouvrage montre comment, confrontés à l'impossibilité de persévérer dans une représentation traditionnelle de la figure, les trois sculpteurs proposent de "nouvelles images de l'homme". Modelées dans la terre ou dans le plâtre, celles-ci innovent à partir des formes et des genres classiques de la tête, du buste, de la figure en pied et, dans le cas de Marini, de la figure équestre. A une époque où dominent l'esthétique du lisse et l'emploi de formes arrondies, parfois même transparentes, l'ouvrage invite à réévaluer leurs propositions plastiques et à les suivre dans le combat qu'ils mènent avec la matière.
Nombre de pages
160
Date de parution
13/02/2014
Poids
1 244g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9788874396610
Titre
Giacometti, Marini, Richier. La figure tourmentée
Auteur
Lévêque-Claudet Camille
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
246
Poids
1244
Date de parution
20140213
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bien : avec le couteau appliqué pour le but, je ne possède pas de pinceaux ! je distribue les couleurs sur le carton, et là je les mêle afin d'obtenir un à peu près de dessin. Le trou au milieu de la toile représente l'horizon de la mer ; maintenant l'intérieur du bois, la ramure, le branchage, s'étale en groupe de couleurs, quatorze, quinze, pêle-mêle mais toujours en harmonie. La toile est couverte ; je m'éloigne et regarde ! Bigre ! Je ne découvre point de mer ; le trou illuminé montre une perspective à l'infini, de lumière rose et bleuâtre où des êtres vaporeux, sans corps ni qualification flottent comme des fées à traînes de nuages. Le bois est devenu une caverne obscure, souterraine barrée de broussailles : et le premier plan voyons ce que c'est des rochers couverts de lichens introuvables et là à droite le couteau a trop lissé les couleurs qu'elles ressemblent à de reflets dans une surface d'eau tiens ! C'est un étang. Parfait !".
Il est primordial pour moi de contribuer à une meilleure connaissance des grands noms de l'art moderne et contemporain en permettant au public le plus large possible la confrontation aux oeuvres originales. Le contact avec les artistes m'a beaucoup apporté ; j'aimerais que les oeuvres apportent à leur tour au public. La notion de partage est importante." Alice Pauli Publié sous la forme d'un abécédaire, cet ouvrage retrace le parcours d'Alice Pauli (1922-2022), une femme d'exception qui, sa vie durant, s'est engagée pour la promotion des arts, la création sous toutes ses formes, et les artistes. Oeuvres, documents et archives inédits illustrent les multiples activités de la galeriste, les goûts de la collectionneuse, et la générosité de la mécène envers le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, son unique héritier.
Catalogue officiel de l'exposition A fleur de peau. Vienne 1900, de Klimt à Schiele et Kokoschka au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne du 14 février au 24 mai 2020. Pour sa première exposition temporaire dans son nouveau bâtiment, le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne a choisi de mettre en lumière un des épisodes les plus marquants du tournant du XIXème siècle : la contribution de la scène artistique viennoise à la naissance de l'art moderne, qui est un des épisodes les plus extraordinaires de l'histoire de l'art européen. On sait le rôle essentiel joué par Gustav Klimt, Egon Schiele et Oskar Kokoschka dans les beaux-arts, par Otto Wagner, Joseph Hoffmann et Koloman Moser dans l'architecture et les arts appliqués. Le présent ouvrage commente l'oeuvre de ces grands artistes, ainsi que celui de nombreux créateurs engagés à leurs côtés dans le combat pour un art qui change la vie. Il propose une lecture thématique inédite de la période comprise entre 1897 (fondation de la Sécession viennoise) et 1918 (dissolution de l'Empire austro-hongrois). Grâce à la réunion d'un riche corpus d'oeuvres et aux contributions de spécialistes qui abordent aussi l'apport des sciences médicales, de la théosophie et de la psychanalyse, il retrace l'émergence d'une sensibilité nouvelle, exprimée par un travail plastique se focalisant sur la peau. C'est en explorant les mystères de cette surface sensible que les Modernes viennois vont redéfinir les rapports entre l'homme moderne et le monde, l'objet usuel et son environnement, le bâtiment et la rue.
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
Cet ouvrage passe en revue les diverses formes d'art propres aux 15 à 20 millions d'Igbo qui vivent dans la partie sud-est du Nigeria, en s'intéressant tout particulièrement aux réalisations du XXe siècle, sans oublier toutefois les bronzes et les céramiques des IXe et Xe siècles retrouvés sur trois sites d'Igbo-Ukwu habités par une même famille. Certains aspects de ces pièces archéologiques se retrouvent à l'identique dans des oeuvres d'art exécutées dix siècles plus tard. L'accent est mis sur les divers styles régionaux de sculptures figuratives, dont certaines plus grandes que nature, et des styles encore plus nombreux de masques provenant d'une bonne dizaine de régions, qui ne sont pas de simples formes, mais des instruments porteurs d'une intense signification pour la vie religieuse, sociale et politique. Le style et le contexte de ces arts sont étudiés avec attention, de même que la place qu'ils occupent dans le système esthétique international et le rôle des artistes et des mécènes. L'ouvrage examine les arts associés aux personnes, aux familles et aux communautés tout entières : décoration privée, objets domestiques, objets associés à la divination, formes architecturales, emblèmes de pouvoir, statuettes de culte, autels personnels et publics, et un vaste échantillon de plusieurs milliers de masques, qui représentent sans doute la quintessence de l'art igbo. Le livre s'achève sur une analyse des changements, de la concurrence et des développements intervenus dans le domaine des arts africains au cours du siècle dernier.