Les ânes rouges. Généalogie des figures critiques de l'institution philosophique en France
Levent Jean-Marc
L'HARMATTAN
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EAN :9782747537278
Les " ânes rouges " Dans son Propos du 5 mai 1931, Alain désigne ainsi " ceux qu'on ne peut atteler, qui ne croient rien ". " Ceux-là ont la foi, la foi qui sauve " écrit-il, en opposition à ceux qui montrent " un bonheur d'acclamer, d'approuver les comptes et de dormir, en haut, en bas, comme si les statuts pouvaient penser ". Par analogie, nous avons donné ce nom à différentes figures (Lagneau, Alain, Nizan, Politzer, Sarne, Beauvoir et d'autres moins connues) qui ont critiqué de l'intérieur l'enseignement philosophique dans le but de modifier son programme, ses modalités d'examens et pour dénoncer les moyens de légitimation et de reproduction de son institution. A la veille du XXe siècle, l'enseignement philosophique conquiert, en effet, une position privilégiée et voit son rôle renforcé par rapport aux autres disciplines scolaires, grâce, d'une part, au développement d'une pédagogie où les textes jouent un rôle essentiel, au détriment de la pure et simple répétition des manuels, et d'autre part à l'importance du baccalauréat et de son programme d'examen. Cette étude cherche à déterminer les structures de base de l'institution philosophique, à isoler les conditions politiques et économiques de son évolution, avec leurs incidences directes sur le développement de la pédagogie, et à éclairer la relation qui s'instaure entre l'enseignant et l'institution dont il dépend. Nous avons envisagé l'institution philosophique à partir d'une relation de pouvoir entre un lieu d'ancrage de la tradition, doté de règlements propres, de lieux spécifiques, de structures juridiques, administratives et hiérarchiques qui a pour fonction de constituer l'instance de contrôle global, le principe de régulation et de distribution de toutes les relations de pouvoir dans un ensemble social donné, et une communauté hétérogène d'individus réunis par un objectif commun. Cette relation s'inscrit dans l'exercice du pouvoir, non pas sous la forme d'une donnée institutionnelle, ni une structure qui se maintient ou s'abolit, mais une relation qui s'élabore, s'organise, évolue et se dote de procédures plus ou moins ajustées. Nous avons tenté de cerner l'évolution de l'institution philosophique au XXe siècle, à partir de pratiques discursives produites par des schémas de comportement et des types de transmission et de diffusion de formes pédagogiques, et à travers ceux qui les ont contestés et qui ont remis en question, un moment donné, la forme de rationalité en présence. L'institution est abordée ici dans une perspective historique aux prises avec un triple jeu celui de la vérité, du pouvoir et du rapport à soi.
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Nombre de pages
286
Date de parution
01/11/2003
Poids
362g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747537278
Titre
Les ânes rouges. Généalogie des figures critiques de l'institution philosophique en France
ISBN
2747537277
Auteur
Levent Jean-Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
362
Date de parution
20031101
Nombre de pages
286,00 €
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Résumé : Tout reprendre de zéro, jusqu'à l'infini. Il n'y a jamais d'urgence ni de bon moment pour créer uen revue. C'est la raison pour laquelle nous le faisons. Nous commençons avec Gide, qui s'évanouit doucement, sûrement, mais que nous voudrions réveiller. Notre ambition est bien celle-là : ressusciter les morts ; les frotter à l'époque, quitte à ce que l'époque les conspue comme elle pense qu'ils le méritent. Oui, commençons par Gide, testons son soufre. Que reste-t-il de sa capacité d'étonner ? Scandalise-t-il maintenant ? Quels sont les miasmes gidiens qui se promènent encore dans l'atmosphère ? Nous poserons les questions désagréables ; nous sauverons sans complexe ce qui doit être sauvé : la liberté de l'oeuvre et le courage de l'homme, la liberté de l'homme et le courage de l'oeuvre.
Résumé : Après les années de crise de la décennie 1990, caractérisées par un chômage massif, l'économie française a renoué avec la croissance. Cette situation suscite deux grandes interrogations. Quelles mesures de politique économique convient-il de prendre pour assurer le maintien de cette croissance ? Comment ses fruits doivent-ils être utilisés ? Ces interrogations posent elles-mêmes une série de problèmes dans de nombreux domaines : celui de l'emploi (métamorphose du lien entre la croissance et l'emploi, réduction du temps de travail), celui des finances publiques (réduction des prélèvements obligatoires, baisse du déficit des administrations et redéploiement des dépenses publiques), celui des retraites, mais aussi ceux de la santé, de l'évolution des structures productives, des structures démographiques, et enfin dans le domaine de l'environnement. C'est à l'examen de ces problèmes et des propositions faites pour les résoudre que cet ouvrage est consacré.
La coexistence de deux systèmes bien différents d'expression du vrai dans la période la plus ancienne de l'histoire de la langue grecque appelait un examen méthodique. Comment s'explique-t-elle ? Que révèle-t-elle ? Pourquoi l'un de ces deux systèmes subit-il un affaiblissement constant, qui aboutira à sa disparition complète dans la prose du IVe siècle ? Comment faut-il expliquer qu'ils entrent l'un et l'autre en opposition avec les mêmes termes représentant le faux ? Une analyse rigoureuse et complète des faits enregistrés et des questions posées permet d'établir que les deux séries de concepts présents derrière les mots correspondent d'une part à des structures de cognition et à des pratiques de communication que l'on peut considérer comme archaïques et, d'autre part, au développement progressif d'une forme récente de vérité, reposant sur des mécanismes différents d'acquisition et de transmission, qui méritent d'être qualifiés de modernes. Parallèlement au développement de cette vérité, une transformation de la nature conceptuelle du faux se laisse percevoir clairement, si bien que l'extension ultime de son évolution, à la fin de la période considérée, derrière le verbe signifiant mentir, dire le faux, permet de bien comprendre ce qui s'est progressivement produit et de démontrer la pertinence de l'ensemble des reconstructions proposées. Par l'étude sémantique sont saisis, pour ainsi dire de l'intérieur, dans toute la mesure du possible, les mécanismes subtils et profonds de l'action de l'esprit qui ont, au fil du temps, généré une vision des choses et une appréhension nouvelles du réel, au terme d'une démarche reposant sur une modification des rapports entre le sujet en quête de connaissance et l'objet de son investigation. La description de l'histoire d'??????? se confond, dans ces conditions, avec celle de la pensée commune des Grecs et des progrès de l'esprit humain dont l'évolution ainsi captée porte témoignage. Au-delà des lexèmes et de leurs occurrences, les explications proposées conduisent ainsi le lecteur, par une plongée dans l'humain, à la perception dans la diachronie de quelques secrets fondamentaux de l'âme grecque et, à travers elle, pour reprendre une expression de Bruno Snell, à une sorte de "découverte de l'esprit" occidental. Jean-Pierre Levet, né en 1945, est actuellement professeur de langue et littérature grecques et de grammaire comparée des langues indo-européennes à l'Université de Limoges. Il a enseigné à Paris X (1968-1975) et à Poitiers (1975-1983). Les travaux de cet agrégé de grammaire, titulaire de deux doctorats d'Etat (Lettres et Sciences Humaines, Science Politique), portent sur la linguistique historique ainsi que sur la science, la logique et la philosophie grecques et leurs prolongements médiévaux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.