Entre exclusif et contrebande :. Les navigations commerciales aux Antilles (1600-1830)
Lesueur Boris ; Guibert Jean-Sébastien
L'HARMATTAN
32,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782140288104
L'Exclusif a-t-il jamais existé ? La question doit se poser aux Antilles, où le morcellement politique, la complémentarité des économies et les conditions de navigation ont toujours rendu difficile la constitution d'espaces économiques fermés. Dans une aire régionale très active, les navigations à différentes échelles - transatlantiques, hémisphériques, régionales, de voisinage - s'imbriquent au point que la distinction entre licite et illicite paraît insuffisante pour décrire la multiplicité des circulations. Le commerce légal, l'interlope, et la contrebande, sont autant de possibilités complémentaires offertes entre le XVIIe et le XIXe siècle, à l'opportunisme des acteurs maritimes. Des contributions réunies dans cet ouvrage, émerge un espace économique régional antillais dynamique et déjà intégré à l'époque des plantations esclavagistes. Ce volume est issu des journées d'études organisées au sein du laboratoire AIHP-GÉODE en octobre 2019 sur le campus de Schoelcher de l'université des Antilles.
Nombre de pages
288
Date de parution
16/11/2022
Poids
496g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782140288104
Titre
Entre exclusif et contrebande :. Les navigations commerciales aux Antilles (1600-1830)
Auteur
Lesueur Boris ; Guibert Jean-Sébastien
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
496
Date de parution
20221116
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le désavantage des colonies qui perdent la liberté de commerce est visiblement compensé par la protection de la Métropole qui les défend par ses armes ou les maintient par ses lois". Cette phrase de Montesquieu résume les liens compliqués entre une métropole et ses colonies sous l'Ancien Régime. La prospérité apportée par les colonies devait être souvent défendue avec acharnement. Des compagnies détachées aux régiments coloniaux, l'aventure des soldats au temps de la Nouvelle-France et des Iles demeure singulière et mal connue.
Libres après les abolitions ? La question peut surprendre. Les abolitions du XIXe siècle ont été toujours considérées comme une rupture majeure dans l'histoire des esclavages atlantiques. L'émergence contemporaine de revendications mémorielles, souvent impulsées par les descendants des populations autrefois esclavisées, suggère, au contraire, l'existence d'un passé "qui ne passe pas". Au-delà d'une définition juridique, l'esclavage a signifié dominations, violences extrêmes et déconsidérations multiformes. Après les abolitions, des processus ethnoculturels de racialisation comme les structures de travail ont perduré, voire se sont renforcés, et ont été complétés par d'autres facteurs d'exclusion socio-économique. Cet ouvrage tente d'explorer les barrières dressées pour empêcher la totale émancipation des nouveaux libres et de leurs descendants, ainsi que les stratégies complexes d'adaptation que ces derniers ont mises en oeuvre pour obtenir, sinon une assimilation, du moins une intégration économique et possiblement citoyenne, à égalité. La dizaine de contributions réunies s'inscrit dans une perspective comparative et porte à la fois sur les Amériques et l'Afrique, de la fin du XVIIIe au début du XXIe siècle. Elles sont issues d'une réflexion qui a été menée dans le cadre du programme européen EURESCL-FP7 (Slave Trade, Slavery Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities) coordonné par le Centre international de recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC), laboratoire du CNRS. L'ouvrage fait suite à Sortir de l'esclavage. Europe du Sud et Amériques (XIVe-XIXe siècle), précédent volume de cette collection.