Les Editions Libertaires viennent de rééditer le livre de May Picqueray, May la réfractaire, mes 81 ans d'anarchie. En complément de cette autobiographie, il nous a semblé important de consacrer à May une Graine d'ananar mettant en perspectives et en valeur d'autres facettes, plus littéraires et politiques, du personnage. May Picqueray, en effet, ce n'était pas seulement cette petite femme (haute comme deux pommes trois quarts, dixit Bernard Thomas) qui envoya en 1921 un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti ; qui, lors du congrès de l'Internationale syndicale rouge, en 1922, à Moscou, monta sur la table pour dénoncer des congressistes en train de se goberger alors que le peuple soviétique crevait de faim ; qui refusa de serrer la main au généralissime Trotski à qui elle était pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes emprisonnés par les bolcheviques ; qui en 1924 fit le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver ; qui pendant la guerre, en mai 68, au Larzac en 1975, à Creys Malville en 1977, et jusqu'à sa mort en 1983 n'en rata pas une. Ce n'était pas seulement cette femme de toutes les révoltes, de toutes les mobilisations pour des causes justes, et de mille et une rencontres avec Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti, Louis Lecoin. C'était aussi la fondatrice du journal Le Réfractaire dans lequel elle a écrit de nombreux textes qui ne sont pas piqués des hannetons. Ce livre, avec en prime un certain nombres de témoignages inédits de camarades ayant eut l'occasion de l'approcher de près, met l'accent sur cet aspect moins connu de May écrivain, journaliste et polémiste. Et c'est peu dire que ca dégage ! Que ça décoiffe ! Et que ça défrise ! Les patrons, les flics, les curés, les militaires, et jusqu'à certains rabougris du socialisme et, même, de l'anarchisme ! Du bonheur à l'état pur !
Nombre de pages
96
Date de parution
18/04/2005
Poids
133g
Largeur
140mm
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EAN
9782914980067
Titre
May Picqueray. Une réfractaire, une libertaire, une femme libre
Comment se manifeste le pouvoir d'agir des habitants sur un territoire ? Comment les pratiques professionnelles peuvent-elles contribuer au développement de ce pouvoir d'agir ? Ces deux questions constituent le fil rouge de cet ouvrage qui s'appuie sur des processus de recherche-action engagés avec des professionnels des centres sociaux et socioculturels et d'autres structures du champ de l'intervention sociale. Guidés par l'envie de partager la richesse de ces expériences collectives dans leurs interrogations théoriques et pratiques, les textes qui composent l'ouvrage alternent reflexions conceptuelles et récits d'expériences, dans une écriture à la fois rigoureuse, vivante et impliquée.
Le lexique indispensable pour enrichir sa copie et briller à l'oral !Conforme à la réforme du lycée ● Des notions clairement définies et mises en perspectives . ● Des commentaires pour faciliter la compréhension des notions les plus complexes . ● Des conseils méthodologiques .
L'?uvre de Slimane Raïs se réalise sous le signe de l'échange et de la conversation. C'est aussi de cette façon que ce livre a été confectionné, sur le mode d'une conversation, une conversation qui s'amorce en février 2000 dans le cadre d'un séminaire de La Biennale d'art Contemporain de Lyon, plus précisément à l'occasion de l'initiative "L'art sur la Place", et qui se poursuivra sur deux années, au bon vouloir de l'un et de l'autre, en fonction des disponibilités d'emploi du temps et des contraintes de déplacement. Comme toute conversation, elle connut des lenteurs et des accélérations, ses temps de latence et ses moments plus intenses ; elle sut s'interrompre pour mieux se relancer. Ce livre est issu de ce cheminement (le fil discontinu d'une conversation) et sut profiter des entrecroisements qui jalonnent cet échange. " Pour parler ", Annemasse, 2001, Villa du Parc, centre d'art contemporain. En 1998, lors d'une exposition à l'Arteppes, espace d'art contemporain à Annecy, Slimane Raïs installe pour la première fois le dispositif interactif "Pour parler" constitué d'une ligne téléphonique directe entre le spectateur de l'exposition et l'artiste. La conversation créée entre le visiteur et l'artiste qui le surprenait à tout moment dans sa vie quotidienne se définissait comme l'?uvre elle-même dont la teneur n'était pas dévoilée. Ce livre est né d'une rencontre, la rencontre entre un artiste intrigué que l'on puisse parfois qualifier son ?uvre de sociologique et un sociologue intéressé par cette ?uvre précisément parce qu'elle était désignée ainsi. Assurément, la question n'est pas mince et la difficulté justifiait certainement qu'un artiste et un sociologue y réfléchissent en commun. Telle fut l'amorce de cette rencontre, sa motivation aussi.
Le Front populaire fut autre chose que des occupations d'usines et les congés payés. Ce fut aussi une étape révolutionnaire avortée du fait des mandarins syndicaux et des apparatchiks staliniens. Un moment où la social-démocratie va reculer devant le fascisme en refusant son aide à la révolution espagnole. Le Libertaire de cette époque énonce cela très clairement, comment un projet qui reste encore au coeur de la mémoire populaire fut vidé de sa substance. Etrange similitude avec la situation d'hier (1981 et le programme commun) et celle d'aujourd'hui qui voit le parti socialiste vendre son âme au sociallibéralisme.
9 ans déjà que Bricabracs a installé sa « tanière » dans les quartiers nord de Marseille. École, centre de loisir, sans étiquette mais tatoué libertaire de la tête aux pieds (Ils se réclament de Bonaventure), c´est une expérience d´une richesse hors norme en PÉDAGOGIE SOCIALE. Dans ce livre , deux de ses éducateurs nous racontent des tranches de vie, de boulot, de découvertes, de galères..., et c´est juste un grand rayon de soleil de rêves et d´espoirs.
Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, l'Église catholique prétend qu'elle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce qu'il en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans l'Église vient de remettre à l'heure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce qu'il en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S.Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant l'heure. Depuis toujours, en effet, l'Église, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de l'exploitation et de l'oppression du peuple. Explosif !