Le sida ne fait plus peur. Ce constat peut sembler incroyable pourtant, depuis l'arrivée des multithérapies en 1996, la prise de risque dans les relations sexuelles s'est imposée jusqu'à devenir un style de vie : le bareback. Une sexualité libérée passe désormais par le sida. Le préservatif est devenu un repoussoir. Résultat : une nouvelle vague de l'épidémie touche les pays riches. La prévention en direction des homosexuels est en train d'échouer, à la faveur notamment du développement du business du sexe et de la multiplication des rencontres sur le web. Cet abandon de l'orthodoxie d'une sexualité protégée est l'un des symptômes les plus significatifs de la perte de repères qui affecte les gays. Consumérisme forcené, individualisme aliénant, futilité permanente ne sont que des échappatoires au désespoir et au repli où les homosexuels sont acculés. Au-delà des atteintes du sida, ce dépérissement touche également à l'essence de l'homosexualité. La pornographie, la house music, l'esprit communautaire, la drague, les sentiments amoureux sont pollués par un état d'esprit délétère qui valorise la dépression. Les associations de lutte contre le sida semblent désarmées face à l'apologie de la contamination. Bien qu'elles aient pris conscience avec retard des problèmes posés par le bareback, elles seules sont susceptibles de pallier la démission des pouvoirs publics sur le sujet. L'espoir est mince. La place des gays au sein de la société est donc menacée. Une fin éventuelle qui aurait des conséquences désastreuses pour une communauté déjà fragilisée par l'épidémie depuis plus de vingt ans. Jusqu'à présent, pratiquement personne n'a osé s'élever contre les dérives mortifères à l'?uvre dans l'homosexualité au nom d'une prétendue liberté d'écrire et d'agir. Ce livre est une défense des valeurs qui devraient fonder les relations entre les gays. Alors que les contaminations reprennent, un débat doit s'ouvrir au plus vite. Il en va du futur des homosexuels. Avec le bareback, l'amour, le sexe et l'épidémiologie sont à nouveau liés.
Nombre de pages
388
Date de parution
12/02/2004
Poids
374g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782207254240
Titre
The end
Auteur
Lestrade Didier
Editeur
DENOEL
Largeur
138
Poids
374
Date de parution
20040212
Nombre de pages
388,00 €
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Un cheikh est souvent un chef de tribu ou un notable vers lequel le groupe se tourne pour recueillir des conseils. Mais dans une société industrielle comme la nôtre, dans le milieu homosexuel où la crise identitaire est parvenue à son sommet, peut-il en exister encore? Oui. A sa manière, Didier Lestrade en est un. Après plus de vingt ans d'activisme, ce journaliste, homosexuel et séropositif, a quitté la capitale pour s'installer sur une colline où, depuis quatre ans, il accueille ses amis venus lui raconter la vie en train de continuer à Paris sans lui. Et observe le monde en suivant les traces du cultissime Walden d'Henry David Thoreau. Isolement, autarcie, décroissance, slow culture, ébullition de l'Internet, pornographie, silence et contemplation de la nature pourraient être les mots clefs résumant les sujets abordés dans cet ouvrage. Poésie, trahison, rejet et émerveillement, soulagement et colère aussi, tant ce "journal de campagne" offre des pistes amoureuses et morales permettant d'affronter l'évolution d'une génération qui manque singulièrement de sagesse. Ce livre n'est donc pas seulement la révélation de la face cachée de l'homosexualité moderne, c'est un récit personnel et polémique qui prend à témoin la société. C'est le message d'un cheikh d'aujourd'hui qui veut croire que son expérience peut servir. Un livre qui annonce une nouvelle vie.
Résumé : 1981. Didier Lestrade a 23 ans. Il commence un journal intime qu'il tiendra jusqu'en 1986. Commencé alors que le sida vient d'apparaître en Californie, ce journal se termine au moment où l'épidémie arrive à Paris. Ce sont les années du Palace, du 7, du Trap et de la rue Sainte-Anne. Les années Erasure, Bronski Beat ou Defunkt. Les années d'une certaine insouciance pour les homosexuels mais les débuts d'une lutte pour leur affirmation. Didier Lestrade est alors au c?ur de ce milieu. Magazine, la revue qu'il anime, donne la parole aux acteurs de la scène homosexuelle underground de l'époque. " Mag partait d'un constat politique où le misérabilisme n'avait pas la moindre place, il n'y avait jamais d'espace consacré à la dureté de la vie homosexuelle, la réalité sociale. Nous vivions dans un monde imaginaire où tout le monde était brillant, bien foutu, avec des bites énormes. Nous prenions à la lettre les dessins de Tom of Finland. " Ce livre est la chronique de ces rencontres, de ces expériences, de cette vie dans le Paris du début des années 80. Une vie qui fut celle de beaucoup. Une vie tranchée par le sida.
Résumé : De 1994 à 2013, le Journal du Sida a publié 124 chroniques de Didier Lestrade. C'est le seul témoignage de la vie d'une personne séropositive sur une si longue période, presque vingt ans, un document quasi inédit puisque très peu de lecteurs ont eu accès à ces archives. A travers ces textes très intimes, on découvre la lutte communautaire contre l'épidémie des années 90 tandis que les années 2000 sont celles de la renaissance au centre du grand débat sur la prévention. Pour cette édition, chaque année comporte des références d'articles qui permettent de mieux comprendre le contexte de l'époque. Sans oublier des liens musicaux et autres archives qui enrichiront la lecture du dernier livre de l'auteur sur le thème du sida.
Mémoire, éthique, droits des minorités, I Love Porn est un livre positif sur les sexualités d'aujourd'hui. Ce livre partage une passion que l'auteur met au même niveau que celles qui ont nourri son métier et sa carrière : la musique, la nature, le militantisme. Didier Lestrade retrouve dans le porno (gay mais pas seulement) sa dimension contestataire, sa générosité humaine. Depuis les cinémas spécialisés, chers et rares, jusqu'aux sites internet, immédiatement accessibles et pour la plupart gratuits, la pornographie n'a cessé de proliférer dans notre quotidien. Didier Lestrade en retrace l'histoire depuis les années 1970. I Love Porn est aussi une autobiographie du désir et du plaisir, en résonance avec l'époque. Le livre est un témoignage, intime et collectif, de notre rapport à la représentation de notre sexualité.
Hegarty Louise ; Devaux Laetitia ; Guillot-Alissan
Les fêtes qu'organisent Abigail pour l'anniversaire de son frère le 31 décembre, se révèlent chaque année de plus en plus sophistiquées. Cette fois, ce sera une murder party (un jeu de rôle grandeur nature), dans un immense manoir du XVIIIe réservé pour l'occasion. Le champagne coule à flots, la décoration Années folles fait son effet, les invités jouent leur rôle avec sérieux mais beaucoup d'amusement, l'assassin est démasqué et tous vont se coucher avec le sentiment de devoir accompli. Le lendemain matin, un convive est retrouvé mort dans sa chambre. Un éminent détective est missionné pour mener l'enquête. Tout le monde est suspect, et rien ne semble tout à faire à sa place... Louise Hegarty révolutionne le whodunnit et se joue des codes du genre avec une grande intelligence.
Bientôt toute cette énergie et cette violence, toute sa démesure et son obsession se focalisent sur une seule personne, un adversaire à sa taille, aussi acharné qu'il est vindicatif, aussi orgueilleux qu'il est mégalomane, un rival qu'il va d'autant plus haïr qu'il a commencé par l'aimer". A la fin du XIX ? siècle, deux scientifiques américains, Charles Marsh et Edward Cope, se livrent une compétition sans merci pour exhumer des squelettes de dinosaures et régner sur la paléontologie naissante. Afin de gagner cette guerre des os, Marsh, Cope et leurs mercenaires emploieront tous les moyens : le vol, la corruption, l'espionnage et la violence. Dans leur quête de fossiles géants, ils rencontrent Buffalo Bill et le chef sioux Red Cloud, le général Custer et le président Ulysses S. Grant, au temps où les Etats-Unis sont transformés par la conquête de l'Ouest et la guerre de Sécession, la Ruée vers l'or et la première voie ferrée transcontinentale. Illustré de documents d'époque, ce récit haletant retrace la naissance de la science et de l'Amérique moderne et devient parabole de la soif de connaissances et de reconnaissance des humains.
Enquête en immersion sur la nouvelle idéologie de l'extrême. Pendant neuf mois, Pierre Gault a infiltré les principaux réseaux masculinistes en France. Sous une fausse identité, il a suivi et imité les centaines d'hommes qui épousent la cause masculiniste : formations sur Internet, stages en forêt, sessions de coaching, forums privés, séances de drague de rue. Très vite, au-delà du sexisme ordinaire surgit la partie immergée de l'iceberg : business florissant de marchands de misère, apologie du viol, complotisme, liens avec l'idéologie d'extrême droite. Sous un humour qui apporte des respirations bienvenues, Pierre Gault ne dissimule pas ses doutes, sa sidération ni même ses maladresses à mesure que son alter ego imaginaire s'enfonce dans les entrailles de la manosphère. L'exposition prolongée à une pensée extrême le pousse à confronter son ressenti intime à la vision du monde des masculinistes qu'il rencontre. Comment en sont-ils arrivés là ? Sous-estime-t-on le danger qu'ils représentent ? Une enquête passionnante et nécessaire qui interroge les dérives de la masculinité et leur impact sur la société contemporaine.