De tous les genres poétiques, celui sur lequel je m'étais le plus attardé était la fable. Cette lisière commune à la poésie et à la morale a toujours fait mes délices. J'avais lu à peu près tous les fabulistes anciens et modernes, et relu les meilleurs plus d'une fois. J'avais réfléchi à la théorie de la fable." Lessing livre dans les Traités sur la fable publiés en 1759 les résultats de sa réflexion selon un triple mouvement polémique, théorique et pratique. Tout en n'ayant de cesse de dénoncer le modèle français de la fable (La Fontaine, La Motte, Batteux) et ses imitateurs (Bodmer et Breitinger), il propose une théorie du genre empruntant ses concepts à la métaphysique wolffienne et fondée sur l'examen minutieux des fables des Anciens (Esope et Phèdre). Herder a pu écrire à son sujet qu'il s'agissait, "sans conteste, de la théorie la plus rigoureuse et certainement la plus philosophique jamais consacrée à un genre poétique depuis le temps d'Aristote." ?uvre méconnue en France, ce texte manifeste aussi le souci que peut avoir un écrivain de perfectionner sa propre pratique par la réflexion théorique, sans pour autant l'y soumettre complètement. Lessing avait accompagné ses Traités de Fables et ne voulait pas qu'on les juge séparément. Cet ouvrage regroupe les deux aspects de son ?uvre, pour la première fois en français depuis 1764.
Date de parution
31/05/2008
Poids
345g
Largeur
210mm
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EAN
9782711618781
Titre
TRAITE SUR LA FABLE
ISBN
2711618781
Auteur
LESSING
Editeur
VRIN
Largeur
210
Poids
345
Date de parution
20080531
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Avec Filles impertinentes, Doris Lessing nous livre le récit poignant de sa genèse et de sa jeunesse. Elle s'y dévoile sous un jour nouveau et met toute sa puissance de conteuse au service d'un sujet universel : les relations mère-fille. Mordant, plein d'esprit et porté tout au long par une franchise hors du commun, Filles impertinentes est également l'autoportrait saisissant d'un des écrivains les plus libres de son époque.
Le prix Nobel de littérature 2007 a consacré Doris Lessing comme l'un des plus grands écrivains du xxe siècle. Parmi tous ses romans, remarquables d'intelligence, de passion et d'originalité, Le Carnet d'or demeure loeuvre phare.Une jeune romancière, Anna Wulf, hantée par le syndrome de la page blanche a le sentiment que sa vie s'effondre. Par peur de devenir folle, elle note ses expériences dans quatre carnets de couleur. Mais c'est un cinquième, couleur d?or, qui sera la clé de sa guérison, de sa renaissance.Le Carnet d'or est le portrait puissant d'une femme en quête de sa propre identité, personnelle et politique.
Résumé : Une enfance anglaise sous les bombardements, une militante ouvrière bouleversée par la mort de Staline, une s?ur et un frère qui s'aiment trop, une mère trop parfaite oppressée par la solitude, ces dix-sept nouvelles, écrites entre 1947 et 1970, ébauchent les thèmes quotidiens et tragiques qui inspireront à l'auteur ses grands romans.
Doris Lessing est née en Perse en 1919. Célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse, elle a reçu le prix Médicis pour son Carnet d'or et le prix Nobel pour l'ensemble de son oeuvre en 2007.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.