Aldrin Philippe ; Hubé Nicolas ; Ollivier-Yaniv Ca
PU STRASBOURG
30,00 €
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EAN :9782868209016
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique ? ? L'analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la "?mauvaise ?" politique de communication de ses institutions. A rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d'examiner l'enracinement de l'idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l'Union européenne et les Européens. Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du "?problème ?" de l'opinion, ainsi que les différentes catégories d'acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l'historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l'opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d'intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l'appréhender en tant que pièce d'un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.
Nombre de pages
371
Date de parution
27/09/2014
Poids
680g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782868209016
Auteur
Aldrin Philippe ; Hubé Nicolas ; Ollivier-Yaniv Ca
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Date de parution
20140927
Nombre de pages
371,00 €
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Résumé : Au temps du tout communication, la présence persistante des rumeurs témoigne de l'existence de circuits clandestins incontrôlés d'information. Cet ouvrage considère la question des rumeurs sous un angle encore inédit, celui de la politique. Prenant le parti de faire une sociologie résolument compréhensive des rumeurs politiques, il se fonde sur des analyses de situations rumorales, des entretiens , des sources publiées. L'auteur analyse les interactions institutionnalisées ou fortuites où les acteurs sociaux échangent des informations politiques dont la véracité est encore douteuse. Dans chacune des situations observées, dire la rumeur, c'est au fond faire usage d'un répertoire d'énonciation particulièrement opératoires pour contourner les ordres, les contraintes qui pèsent sur la prise de parole en public.
Dans la conquête comme dans l'exercice du pouvoir, la communication occupe aujourd'hui une place cruciale. Chaînes d'information continue, réseaux sociaux, cotes de popularité, emballements médiatiques et stratégies d'influence des groupes de pression sont le nouvel horizon de l'activité politique. Si l'éloquence et le maniement ritualisé des symboles y sont toujours de mise, "bien communiquer" est devenu un impératif absolu dans les sociétés de l'information... voire de la sur-information. Ce manuel expose tout d'abord le mouvement historique au terme duquel l'espace public, les médias de masse et la mesure de l'opinion sont devenus un enjeu central du jeu politique. En s'attachant à les remettre en contexte, il présente ensuite les évolutions d'une science de la communication politique née au croisement de la recherche universitaire, de la publicité des affaires politiques et de l'économie des médias. Enfin, il propose de suivre l'invention puis la consécration de nouveaux "métiers" – des spin doctors aux community managers – dans la division du travail politique. Ponctué de définitions claires et d'exemples nombreux, cet ouvrage à l'approche inédite donne toutes les clés pour comprendre les formes historiques et immédiatement contemporaines de la communication politique.
Aldrin Philippe ; Bargel Lucie ; Bué Nicolas ; Pin
L'alternance au pouvoir est devenue un phénomène politique courant, au point que son traitement médiatique comme académique s'est lui-même banalisé au gré des épisodes électoraux. Par contraste avec les analyses centrées sur l'explication du verdict électoral, ce livre collectif tente de réveiller la curiosité des observateurs et des chercheurs en interrogeant la pluralité des contextes politiques et des situations de concurrence, les reliquats d'incertitude et les calculs prospectifs qui traversent les sociétés quand le pouvoir est sur le point de changer de main. Les contributions réunies dans cet ouvrage replacent l'alternance dans une temporalité longue pour interroger les divers anticipations et investissements qui accompagnent les processus de changement de pouvoir, en amont comme en aval. En privilégiant une démarche empirique sur l'alternance, elles traitent de cas nationaux et locaux, démocratiques ou non, et revisitent notamment le paradigmatique "Mai-81" français. Ensemble, elles permettent de comprendre comment la notion d'alternance est devenue une catégorie usuelle de l'entendement du changement politique.