Originaires des quatre coins de l'Empire, les anarchistes - russes, juifs, ukrainiens, polonais ou géorgiens - furent en première ligne contre l'autocratie tsariste, puis contre le régime bolchevique. Théoriciens et militants, idéalistes ou pragmatiques, propagandistes, syndicalistes, pacifistes ou terroristes, ils payèrent cher, souvent de leur vie, leur quête effrénée de liberté et de justice sociale. Dans cet ouvrage incontournable, Paul Avrich, historien et professeur au Queen's College de New York, dévoile un pan méconnu de l'histoire russe, analysant le rôle joué par le mouvement anarchiste depuis son apparition dans la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'à son anéantissement au sortir de la révolution d'Octobre. Exterminés par les communistes, oubliés par l'historiographie tant marxiste que libérale, les anarchistes russes retrouvent, grâce à ce livre, la place qui leur revient dans l'histoire de la lutte des opprimés pour leur émancipation.
Nombre de pages
429
Date de parution
27/11/2020
Poids
470g
Largeur
134mm
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EAN
9791092457230
Auteur
Avrich Paul ; Mocquot Bernard ; Tsovma Mikhail
Editeur
NADA
Largeur
134
Date de parution
20201127
Nombre de pages
429,00 €
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« Tout le pouvoir aux soviets ! » Le slogan dont les bolcheviks avaient fait usage en 1917, voici que les matelots de Cronstadt ? leurs anciens frères d'armes ? le retournent contre le gouvernement soviétique en 1921. C'est sur les ruines de Cronstadt, dernier sursaut d'un socialisme libertaire et décentralisé, que s'édifie le socialisme autoritaire et bureaucratique d'URSS. La révolte de Cronstadt est réprimée dans le sang à la veille du cinquantième anniversaire de la Commune de Paris. Le régime de Staline pointe à l'horizon.
Par anarchisme, j'entends un nouvel ordre social où aucun groupe d'individus ne sera gouverné par un autre. La liberté individuelle s'imposera au plein sens du terme. La propriété privée sera abolie. Nous n'aurons plus à lutter pour notre existence quotidienne. Personne ne vivra du travail d'autrui. Chacun produira selon ses moyens et recevra selon ses besoins". Condamnée par la démocratie américaine, emprisonnée par la dictature soviétique, inquiétée par le nazisme et pourchassée par le régime de Vichy, Mollie Steimer (1897-1980), militante anarchiste internationaliste juive russe, puis apatride, mena, tout au long de sa vie, une lutte incessante, sans concession, contre tous les systèmes autoritaires. Textes inédits en français.
C'est à Albert Thierry (1881-1915), instituteur, syndicaliste et anarchiste, que l'on doit le concept du « refus de parvenir ». Radicalement hostile à toute récompense, distinction, honneur ou promotion, qu'il considérait comme autant de trahison à sa classe et à ses combats, il fut le promoteur d'une pédagogie d'action directe des plus stimulantes. Ces écrits, réunis ici, témoignent d'une exigence militante et éthique qui a nourri le syndicalisme révolutionnaire. Aujourd'hui, son refus de parvenir résonne avec les aspirations d'une nouvelle génération, qui, à son tour, tourne résolument le dos aux sirènes capitalistes de la réussite individuelle.
Après Femme rebelle, l'histoire de Margaret Sanger, Peter Bagge, signe avec FIRE!! une nouvelle biographie documentée et décapante d'une femme engagée, esprit libre, autrice novatrice, provocatrice et controversée.
Dans cette nouvelle BD, David Snug s'inspire de son parcours professionnel pour nous livrer une critique du travail décalée et documentée. Héritier de Bob Black et Paul Lafargue, il dénonce avec humour l'absurdité du salariat et les travers du capitalisme tout en cultivant ce goût pour la liberté et l'autonomie qui lui sont chers. De ses études d'art appliqué à l'usine en passant par la case chômage, l'intérim et son lot de boulots précaires, il aborde la question du déterminisme social, la pénibilité du travail à la chaîne, la vacuité des formations dites professionnalisantes, pour pointer les dysfonctionnements du système et prôner une vie en marge, mais pas oisive, et envisager des pistes alternatives d'activités.
Une économie libertaire ? Ces deux termes semblent antithétiques. Et pourtant, comment ordonner la production et les échanges, essentiels à l'organisation de toute société humaine, sans repenser fondamentalement les rapports économiques qui régissent notre quotidien ? Quelles formes pourrait prendre une économie fondée sur l'égalité, la liberté, la responsabilité, l'entraide et la justice sociale ? Cet opuscule, sans prétendre constituer un programme définitif et dogmatique, offre à la réflexion des pistes sur les moyens d'atteindre un autre modèle de société dont l'objectif ne serait plus le profit en faveur d'une minorité, mais l'épanouissement de chacun au sein de la collectivité.