Préface d'Eric Plaisance Que cherche-t-on à faire des enfants dans l'école maternelle d'aujourd'hui ? Quelles sont les caractéristiques actuelles de cette instance de socialisation ? En posant ces questions, Ghislain Leroy fait le choix original de reprendre le questionnement des sociologues pionniers de l'école maternelle (Dannepond, Plaisance, Chamboredon et Prévot) pour l'appliquer à l'époque contemporaine. Après avoir visé les connaissances, l'effort et l'application (années 1950), puis l'expressivité enfantine (années 1960-1970), l'école maternelle serait aujourd'hui régie par une recherche de performance. Les nouvelles politiques publiques (new public management) ont entraîné un profond remaniement des programmes et de la professionnalité des professeur(e)s des écoles. Ces nouvelles exigences de rentabilité scolaire ont modifié les pratiques et choix pédagogiques ordinaires. Elles ont donné naissance à de nouvelles exigences disciplinaires, cognitives, émotionnelles et de maîtrise corporelle. Elles sont autant de déclinaisons d'un nouvel idéal : l'enfant performant car hautement autonome et responsable de lui-même. Articulant les sociologies de l'enfance et des enfants à la sociologie des inégalités socio-scolaires, l'auteur montre aussi combien ces nouvelles attentes s'avèrent défavorables aux enfants de milieu populaire. Elles présupposent des comportements qu'ils n'ont pas appris dans leur milieu d'origine. Ils sont les outsiders de cette temporalité de l'urgence. L'étude se clôt par une analyse du succès récent de la pédagogie Montessori en maternelle, qui ne paraît pas remettre en cause ces définitions de l'enfance actuellement dominantes, bien au contraire.
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Nombre de pages
162
Date de parution
01/10/2020
Poids
224g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807613515
Titre
L'école maternelle de la performance enfantine
Auteur
Leroy Ghislain ; Plaisance Eric
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
148
Poids
224
Date de parution
20201001
Nombre de pages
162,00 €
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Les analyses sociologiques des pédagogies alternatives sont rares. Or le paysage pédagogique contemporain est celui de l'émergence ou de la résurgence d'alternatives : pédagogies néo-Montessori, écoles démocratiques, Steiner, instruction en famille, etc. Quel est l'état des savoirs sur ces nouvelles pratiques ? Comment les penser dans un monde où les valeurs néolibérales gagnent du terrain ? Quelles pédagogies paraissent aujourd'hui " rationnelles ", c'est-à-dire capables de réduire les inégalités sociales en expansion ? Quelle place les pédagogies critiques peuvent-elles tenir dans ce paysage, si leur but est de subvertir les dominations de classe, de genre, de race ou de sensibiliser aux enjeux environnementaux ? L'objectif de cet ouvrage est de replacer les pédagogies nouvelles, ou alternatives, dans la réalité des mondes sociaux actuels et passés. Il présente leur histoire, leurs acteurs, leurs méthodes et s'interroge sur leur capacité à faire réussir les moins bien dotés par leur milieu d'origine.
+ de 500 questions/réponses pour couvrir tout le programme du CP et bien aborder l'entrée en CE1. Toutes les matières au programme: Français, Maths, Anglais, Découverte du monde, Histoire des arts. De nombreux mémos pour retenir l'essentiel. Des questions de divertissement pour jouer en famille.
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Des activités ludiques en lien avec le programme de grande section: graphisme et écriture, premiers pas vers les mathématiques, découverte du monde, lecture. Les thèmes préférés des filles: l'école, les sirènes, le cirque, les princesses, les poneys, les fées...
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.