Le principal défi de notre système scolaire réside dans sa difficulté à reconnaître et à accepter que les élèves sont tous différents. Quoi de plus compliqué en effet, en tant qu'enseignante ou qu'enseignant, que d'exercer son métier devant une classe d'élèves hétérogènes. Certes, plusieurs solutions sont régulièrement mises en oeuvre, mais aucune n'est sans risque : proposer des tâches simplifiées peut conduire à négliger les objectifs de l'école ; constituer des groupes de niveau risque de stigmatiser les élèves les plus fragiles ; orienter les élèves en difficulté vers des dispositifs de soutien peut creuser l'écart avec leurs camarades ; individualiser les apprentissages peut, quant à elle, épuiser les enseignants face à l'ampleur du travail... Pour sortir de cette impasse, la recherche en éducation converge sur un point essentiel : la nécessité d'une véritable formation pédagogique. C'est précisément ce que cet ouvrage explore. Comment former les enseignants à prendre en compte la diversité des élèves ? Comment les accompagner pour permettre à chacun de progresser ? Ce livre est le fruit d'un collectif remarquable. Des chercheurs venus de Belgique, du Canada, de France et de Suisse ont partagé leurs travaux, confronté leurs points de vue et enrichi leurs réflexions. Leurs contributions croisées, issues de contextes différents mais animées par une même ambition, sont ici réunies pour nourrir la réflexion de tous ceux qui oeuvrent en faveur d'une école plus équitable et plus inclusive.
Terre promise pour une poignée de dissidents religieux blancs fuyant l'Europe, l'Amérique du Nord a été arrachée à ses indigènes pour être exploitée par des esclaves importés d'Afrique. A travers les portraits de membres de trois communautés fondatrices - Amérindiens, Africains-Américains et Mennonites -, la photographe Marion Gronier cherche à faire resurgir les fantômes qui hantent l'histoire du pays et à attester de la persistance de la violence sociétale héritée de la hiérarchisation des races. Questionnant avec exigence sa position d'artiste européenne, elle utilise les codes de la photographie anthropométriques en usage dans le système colonial à la fin du XIXe siècle - sujet immobile, regard frontal et neutre, centralité du cadrage - en les altérant pour mieux les déconstruire.
L'objet de ce colloque qui s'est tenu à la Faculté de droit et de sciences politique de l'Université de Nantes les 5 et 6 février 2015 fut d'évaluer, principalement en France mais aussi dans d'autres pays européens, la nature et l'étendue des effets de la crise économique et financière sur le patrimoine monumental, a priori négatifs du fait de la réduction des moyens, mais qui peuvent aussi être envisagés sous un angle positif en analysant les réactions - essentiellement des pouvoirs publics - visant à pallier les impacts de la crise (rationalisation, valorisation, intégration du développement durable), les réflexions menées face à des enjeux émergents, ainsi que la potentielle contribution du patrimoine monumental au redressement productif. Ce colloque a été l'occasion de rencontres et échanges fructueux entre universitaires, chercheurs et professionnels d'horizons divers, qui à cette occasion ont dressé les pistes pour que le corpus juridique et financier national, européen et international assurant protection et valorisation de notre patrimoine culturel soit mieux adapté aux crises futures, si elles devaient survenir de nouveau. Ont contribué à cet ouvrage : Frédéric Allaire, Jean-Christophe Barbato, Laure Barthet, Clémentine Bories, Anne-Elisabeth Courrier, Anne-Claire Dufour, Xavier Greffe, Julien Lacaze, Pierre-Yannick Legal, Mylène Le Roux, Blanche Lormeteau, Alberto Lucarelli, Jacqueline Morand-Deviller, Jean-Marie Pontier, Dominique Soulier, Sophie Vigneron.
La reconversion du Grand Hôtel-Dieu de Lyon est présentée comme "la plus importante opération de réhabilitation privée d'un monument historique en France" (Jean-Jacques Duchamp, directeur adjoint du Crédit Agricole Assurance). Elle permet de vérifier l'affirmation de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, selon lequel "le meilleur moyen de conserver un monument historique, c'est de lui trouver un usage" ou, peut-on ajouter, un nouvel usage. Ce travail collectif évalue les garanties juridiques qui entourent les opérations de reconversion du patrimoine public monumental, lesquelles se multiplient ces dernières années sur notre territoire et pour lesquelles les acteurs privés sont, par des voies juridiques variées, fréquemment sollicités.
La question de l'égalité femmes-hommes est un enjeu prégnant des politiques publiques. Cette question a fait l'objet d'études dans le cadre des travaux académiques sur le genre ou de la question de l'accès aux mandats électifs. Pour autant, la place des femmes dans les collectivités territoriales commence dans des domaines nouveaux comme celui de la commande publique, des budgets locaux ou encore de la gestion de l'espace public. Cette question est donc posée de façon globale afin de montrer comment les acteurs locaux s'en emparent. La finalité de l'ouvrage est de montrer qu'il existe une spécificité de la question de la place des femmes dans les collectivités territoriales. Si la France a une vision holistique du principe d'égalité et se rattache à une conception universaliste des droits, la réalité pratique montre que la question de l'inégalité et de la spécificité de la condition féminine se pose. L'ouvrage propose une propose une approche globale de la question de la place des femmes dans les collectivités territoriales et non dans une approche sectorielle comme cela peut être le cas d'autres ouvrages.
Une vue aérienne des rues de La Chaux-de-Fonds ; un paysage nocturne et enneigé ; le détail d'une peinture murale... La ville se révèle par strates successives, comme un cadrage qui se resserre progressivement. Des panoramas saisis en hauteur, la focale s'arrête un instant sur les images du confinement, fait la netteté sur les cages d'escalier, avant de s'attarder sur l'Art nouveau, puis d'explorer des lieux plus insolites. A travers cet ouvrage, Aline Henchoz nous révèle sa rencontre et son attachement pour cette ville si particulière.
Il est le seul diplomate suisse à avoir été capturé sur ordre de Staline, le seul diplomate suisse aussi à avoir reçu la médaille des Justes parmi les nations pour avoir sauvé des Juifs durant l'Holocauste. Et pourtant Harald Feller (1913-2003) reste un quasi inconnu. Ce Bernois a travaillé 10 ans dans la diplomatie avant de devenir procureurdans le Mittelland et de mettre en scène des pièces de théâtre pour les détenus du pénitencier de Thorberg. Une vie, ou plutôt de multiples vies, qui, pour la première fois, font l'objet d'une étude historique d'ensemble. L'ouvrage reconstruit les événements de l'époque sur la base des perceptions et connaissances d'alors et non d'aujourd'hui. Il évite aussi de porter un jugement moral sur les acteurs. Fondé sur des sources et des témoignages en partie inédits, le livre est rédigé dans un style accessible et vivant, qui le destine à un large public.