Après Construire à Lutèce et Les Grands Monuments de Lutèce, en conclusion au cycle consacré à l?histoire de Lutèce, cet ouvrage propose de mettre en lumière une période cruciale pour la capitale et pour l?Europe médiévale: l?Antiquité tardive (IIIe-Ve siècles). Il s?agit d?évoquer plus largement l?histoire de la Gaule et les conséquences des grands changements que sont les premières invasions barbares, qui touchent les villes à partir de la fin du IIIe siècle, et le déplacement des capitales. Cette période, encore peu connue, est marquée à la fois par une désaffection des institutions et des valeurs qui structurent l?Empire romain et par un nouveau souffle perceptible à travers l?urbanisme et l?architecture. Le cas de Paris, traité de manière privilégiée et comparé avec d?autres cités de la Gaule et de l?Empire, permet de comprendre la réalité géographique et urbaine de cette période complexe qu?est la fin du monde romain. Intégrant les découvertes archéologiques récentes, de nombreuses aquarelles de Jean-Claude Golvin, dont certaines spécifiquement réalisées pour l?exposition, présentent les évolutions urbaines et monumentales de Lutèce en passe de devenir Paris.
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Nombre de pages
125
Date de parution
12/03/2011
Poids
587g
Largeur
212mm
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EAN
9782759601400
Titre
Et Lutèce devint Paris... Métamorphoses d'une cité au IVe siècle. Crypte archéologique du parvis de
Les chevaux de Théodore Géricault Sous la direction de Gaëlle Rio et Bruno Chenique Peintre consacré du Radeau de la Méduse, Théodore Géricault (1791-1824) n'a cessé d'observer les chevaux. Pendant sa courte vie, il réalise des centaines de tableaux et des milliers de dessins dans lesquels il explore, de son pinceau virtuose, l'anatomie, le mouvement, l'expressivité et l'émotion de l'animal. Du champ de bataille ou de courses à l'écurie, le monde équestre témoigne, chez l'artiste, d'une véritable passion développée depuis l'enfance. Sujet de prédilection de la génération romantique, le cheval a été, pour lui, le lieu de toutes les expériences esthétiques. Au-delà du motif, l'obsession de Géricault s'inscrit dans un large contexte, géographique, économique, politique, militaire et social. Suivre, observer, scruter ses chevaux sont une formidable manière de comprendre les profondes mutations de la société napoléonienne vers la révolution industrielle. Commissaires de l'exposition " Les chevaux de Géricault ", Bruno Chenique, docteur en histoire de l'art, expert de l'artiste, et Gaëlle Rio, docteure en histoire de l'art, spécialiste du xixe siècle, directrice du musée de la Vie romantique, invitent à une lecture ambitieuse et renouvelée d'un des plus grands peintres français.
Agréé en 1755 à l'Académie royale de peinture et de sculpture, acclamé pour son art du portrait et la puissance naturaliste de ses scènes de genre, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) connaît d'abord le succès, avant de quitter l'Académie, suite à la critique acerbe de son tableau de réception, Septime Sévère (1769). Pre ? sentant désormais ses oeuvres uniquement dans son atelier, il meurt en 1805, ruine ? et isole ? . Greuze ne cessa de travailler le thème de l'enfance et aucun artiste n'a représenté autant de portraits d'enfant : les siens, ceux d'amis ou de mécènes, mais aussi nombre d'enfants inconnus, avec une virtuosité technique au service de l'émotion et de la vérité naturaliste. Car Greuze engage une réflexion plus vaste sur la place des enfants dans la société et l'enjeu crucial de leur éducation. En résonnance avec les préoccupations des philosophes des Lumières (Diderot, Rousseau ou Condorcet), le peintre invite a` réfléchir sur la place de l'enfant au sein de la famille, la responsabilite ? des parents dans son développement, l'importance de l'e ? ducation pour la construction de sa personnalite ? , le ro^le crucial de la me`re et de l'allaitement, et va jusqu'a` aborder la question délicate de la perte de l'innocence. Greuze interroge ainsi le passage à l'a^ge adulte, le sentiment amoureux, les prémices de la sexualité? ou encore le thème du consentement - d'une saisissante actualité? aujourd'hui. Un peintre dont l'oeuvre est à découvrir au prisme du thème singulier - mais essentiel - de l'enfance.
Delorme Jean-Baptiste ; Devaney Edith ; Hidalgo An
Ayant émergé dans le New York du début des années 1980 et du retour à la peinture figurative à l'instar de ses amis Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, George Condo (né en 1957) se singularise par son appropriation de styles et de techniques européennes du passé pour aborder des enjeux contemporains. Doué d'un trait rapide et précis, l'artiste produit des oeuvres d'une rare intensité au centre desquelles se trouve la figure humaine. "Art qui reflète une potentialité schizoïde" selon les mots du psychanalyste Félix Guattari, l'art de Condo scrute les paradoxes de la psyché humaine et le grotesque de la société. Il témoigne aussi de la capacité d'absorption par l'artiste de la culture visuelle qui l'entoure, mêlant sans hiérarchie culture populaire et références érudites. Réalisée en étroite collaboration avec l'artiste, cette importante monographie retrace plus de quatre décennies de carrière, a` travers les nombreux cycles d'un travail qui se déploie dans le champ de la peinture, mais aussi du dessin et de la sculpture. Outre un essai retraçant l'ensemble de sa carrière, un texte sur le rapport de Condo à la musique, l'ouvrage contient également un entretien inédit de l'artiste avec le philosophe Marcus Steinweg ainsi qu'une chronologie illustrée.
Tissage. Impression, teinture. Broderie. Dentelle. Fleurs artificielles. Roses, oeillets, marguerites, pivoines, lys, violettes, iris, volubilis, liseron, ombellifères, agapanthes, hortensias, glycine, myosotis, lilas, anémones, capucines, pavots, muguet, orchidées : la fleur se décline à l'infini dans le textile et la mode du XVllle siècle à nos jours. A travers les techniques d'ornementation telles que le tissage, la broderie, la teinture, l'impression, la dentelle ou les fleurs artificielles, Tisser, broder, sublimer révèle la somptuosité et la virtuosité de motifs floraux qui mettent en lumière ces savoir-faire emblématiques de la mode parisienne.