Gilbert Delmas s'est fait un domaine, presque un royaume, autour d'une scierie. On dirait que, depuis toujours, il est le seigneur de l'usine, du village. Mais tout est faux. Il a fabriqué ce passé de toutes pièces, en trente ans. Il a peuplé le village d'hommes et de femmes qui sont presque ses esclaves. Il a accroché de faux portraits d'ancêtres dans sa grande maison délabrée. Autour de lui, sa femme paralysée ; sa fille Hélène, chlorotique ; son neveu Jonathan, violoniste qui peuple cette solitude de sa musique ; Sarah Köln, beauté vieillissante, vêtue de mauve, obsédée par la mort. Enfin, un couple de vieux domestiques dont le fils, l'Idiot, occupe chaque journée à faire minutieusement le tour du domaine, pour vérifier que la clôture est intacte. La passion de Gilbert Delmas est de tout savoir, de tout comprendre. Il a ses indicateurs et note tout sur des registres. Au village, on ne trouve guère que deux personnes pour se révolter contre cet ordre : Rafaël le comptable, d'ailleurs amoureux d'Hélène, et sa soeur Quentin, une actrice. Mais voici un intrus. Une villageoise, la vieille Louise, meurt en léguant sa maison à Michaël B. qui exerce l'étrange métier de biographe. L'installation de Michaël va faire bouger ce monde si ordonné. Delmas n'aura de cesse d'obtenir son départ. Mais le vieil homme comprend alors qu'il ne saura jamais ce qui se passe dans la conscience des autres. Et si tout cela n'était qu'un rêve de la vieille Louise ?
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Nombre de pages
192
Date de parution
13/09/1983
Poids
275g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070267392
Titre
Tour du domaine
Auteur
Lépront Catherine
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
275
Date de parution
19830913
Nombre de pages
192,00 €
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Résumé : Jean-Pierre Suzini vient d'ouvrir une boutique de prêt-à-porter jugée agressivement moderne. On murmure qu'il s'y livre à des activités douteuses, et la rumeur commence à naître. Mais cette rumeur est moins le sujet du livre que le fond sonore aux passions des personnages : Suzini hanté par le souvenir de son fils mort et qui n'aime que les chevaux ; Millie, sa femme, métisse, placide et sensuelle, et qui cède au musicien Victor Malthusse ; la petite Nine Suzini liée par un impossible amour à Vincent Samski. Homme solitaire et singulier, figure centrale du roman, Vincent Samski appartient tout à la fois au profond silence et au monde de la musique. Pourtant c'est lui qui sera à l'origine de l'odieuse rumeur, ni musique ni silence, mais bruit, bruit basé sur rien, du vent, et qui suivra dans la ville le cours du vent.
Résumé : A la Martinique, dans un petit monde de noirs et de mulâtres. Celle que l'on appelle d'abord la métisse, puis la petite Lucas, puis la mère Lucas, enfin la veuve Lucas, est femme de ménage chez un marchand de boissons. Dans l'entrepôt, elle croise un jeune noir. C'est le coup de foudre. La mulâtresse en tombe malade. Elle finit par aller débusquer ce garçon jusque dans le bar-dancing qu'il tient avec son père. Elle n'en reviendra pas. Désormais, elle et Lucas ne font qu'un. Cent quatorze kilos à eux deux, dit Lucas. Autour des protagonistes de ce roman d'amour vit toute une humanité, avec ses drames et ses comédies. Le grand-père Pa'Victor, qui a eu neuf filles et dont la maison grouille de petits-enfants dont on ignore la filiation exacte. Tante Mie, absente au monde et qui n'existe que par la sensualité qui la lie à son mari. Zacharie, simple d'esprit à la gentillesse inépuisable, et tous les copains de Lucas, en particulier Balthazar, qui est amoureux de la mulâtresse, et donc profondément malheureux. On trouve aussi une peste, la cousine Emeline, frigide, ambitieuse, grotesque, et qui finit par empoisonner l'amour entre Lucas et la métisse. Il y a beaucoup d'art dans ce roman, mais avant tout on est pris à la gorge par un portrait de femme, absolue et irréductible dans l'amour qui occupe en entier chaque instant de sa vie.
Résumé : Trois femmes - les trois gardiennes -, chacune détentrice d'un secret, composent cette sonate à la tonalité mystérieuse. Un lien étrange unit Molly Mollibrown, prisonnière d'un souvenir atroce datant de la guerre de Sécession, engoncée dans son personnage rigide et décadent du Mississippi ; Lemtoûna, la femme d'Essendilène, qui mène une existence ténue, têtue, opiniâtre et rude aux confins du Sahara, en plein Tassili n'Ajjer, protégeant contre toute prudence et toute règle la frêle et indécise croissance d'un oranger ; et la gardienne d'un musée hollandais, veillant, telle une sentinelle, la boutique du drapier Huÿs dont l'énigme inquiète l'espace alentour. Comme dans toute sonate, plusieurs thèmes s'entremêlent, que chaque récit colore différemment et approfondit : les liens subtils de l'espace visuel et du temps, le trouble de la sensualité tantôt brutale, tantôt animale, ou plus érotiquement raffinée, le thème plus continu enfin du regard, sur lequel Catherine Lépront compose toutes les variations qui vont, jusqu'au vertige, donner l'illusion que l'art a enfin pénétré la vie.
Un dimanche caniculaire de juillet, Josée Bethléem arrive sur la place du marché, amputée de sa natte rouille et noir. Une première voix rapporte le destin de cette femme singulière, sculpteur, décoratrice : celle de Jean-Baptiste, vieil architecte animé d'une colère truculente et flanqué d'une gouvernante au langage haut en couleur. Puis une deuxième : il s'agit du choeur des habitants de N. , où Josée, l'étrangère, aura vécu dix ans. Sage ou grotesque, haineuse ou tendre, toujours intriguée, la communauté raconte ici, en attendant la pluie, une "vie à part", qui n'aura rien délivré, finalement, de son mystère. Car Josée Bethléem s'est tue. Dans son silence, pourtant, s'engouffre une troisième voix : narratrice du second récit, la femme à l'aquarium est une autre Josée, son histoire une variante de la sienne. Plantée devant un aquarium et pénétrée du caractère comique de la situation, la jeune femme, médecin légiste, se remémore les trois phases de sa vie avec un professeur d'esthétique américain, spécialiste du Quattrocento, depuis leur rencontre jusqu'au retour à une vie de solitude. Un meurtre a eu lieu. Dans l'aquarium ?
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.