Ce qu'on en pense sur la planète BD: Cette étonnante saga en deux tomes, qui raconte la vie de trois jeunes filles, de leur naissance à leur âge adulte, ne révolutionne pas le monde du scénario de BD. Mais elle se dévore comme un roman simple et bien écrit, un récit touchant, parce qu'il nous concerne tous, d'une manière ou d'une autre (votre soeur, votre fille, votre petite amie ressemblent probablement à l'une des trois héroïnes). C'est surtout étonnamment juste dans l'évocation mesurée des sentiments. Aucun artifice de scénario, aucun retournement, bref presqu'aucune surprise (au sens non péjoratif du terme) dans cette succession d'années et d'expériences de vie, mais l'impression de partager quelque chose d'authentique, des scènes de vie en prise avec la société actuelle. Le plaisir de lecture est évidemment largement attribuable au très grand talent d'Emmanuel Lepage, qui illustre avec une virtuosité gentiment « relâchée » (il n'en fait pas trop, il ne joue pas l'esbroufe) ce récit intimiste. Aussi à l'aise pour dépeindre le petit appartement de la famille de Leïla, qu'il l'était dans la jungle luxuriante de Muchacho, Lepage nous offre de très belles images, des couleurs douces qui accompagnent les personnages sans distraire l'attention du lecteur. Une nouvelle preuve, s'il en était besoin, qu'il devient un incontournable du 9e art, un des très rares dessinateurs qui transcendent les modes, classique (admirateur de René Follet) et moderne à la fois. On est loin des dessins techniquement limites qui vont parfois de pair avec les sujets de société abordés en BD (on ne donnera pas d'exemple pour ne fâcher personne). La manière dont les visages des héroïnes évoluent subtilement avec l'âge, tout en restant reconnaissables, ne manque pas d'habileté. Le découpage de Sophie Michel et la progression de l'intrigue sont eux aussi bien maitrisés. Les dialogues sont sobres et justes, la scénariste forme avec le dessinateur un duo plein de sincérité, qui fait mouche. Un diptyque qui ne révolutionne pas le genre, mais un très bon et très beau moment de lecture.Mick Léonard --http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Oh-les-filles-!-7942.html
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
63
Date de parution
18/06/2009
Poids
515g
Largeur
220mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782754801898
Titre
Oh, les filles ! Tome 2
Auteur
Lepage Emmanuel ; Michel Sophie
Editeur
FUTUROPOLIS
Largeur
220
Poids
515
Date de parution
20090618
Nombre de pages
63,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Échange de lettres d?amour entre un radio de Super Constellation et celle qui allait devenir son épouse. Ces documents d?époque furent retrouvés dans une poubelle. Emmanuel Lepage illustre cette correspondance authentique avec des aquarelles et des crayonnés.
Au loin, au large de l'île de Sein, Ar-Men émerge des flots. Il est le phare le plus exposé et le plus difficile d'accès de Bretagne, c'est-à-dire du monde. On le surnomme "l'Enfer des enfers". Germain en est l'un des gardiens. Il y a trouvé sa place exacte, emportant avec lui sa solitude et ses blessures. La porte du phare cède sous les coups de butoir de la mer en furie, et l'eau vient griffer le crépi de l'escalier. Sous le crépi, médusé, Germain découvre des mots, des phrases, une histoire. Un trésor. Le récit de Moïzez. Fortune de mer trouvée parmi les débris d'un bateau fracassé, Moïzez grandit à l'écart des autres sur l'île de Sein. Merlin, natif de l'île, est son compagnon d'aventure, Ys la magnifique, son royaume perdu. Sur la Chaussée de Sein glisse le Bag Noz, le bateau fantôme, piloté par l'Ankou, le valet de la mort, et Moïzez est aux premières loges. Plus tard il participera à la folle entreprise de la construction d'Ar-Men, quatorze ans durant, de 1867 à 1881. Fébrilement, Germain note tout sur un carnet. Après le travail quotidien, une fois répété les gestes précis et nécessaires à l'entretien du phare et de son feu, Germain raconte encore et encore. Blottie au fond de la salle de veille, une silhouette est tout ouïe...
26 avril 1986. À Tchernobyl, le coeur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache? et ne s?en protège. C?est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision.22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l?association les Dessin?acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l?ancienne centrale, une question taraude son esprit: que suis-je venir faire ici?
Tout à la fois récit de voyage et reportage dessiné, la bande dessinée d'Emmanuel Lepage donne vie à la beauté hostile des terres de l'Antarctique, ce monde du bout du monde.Pour la mer afin de la comprendre et de savoir la dessiner, pour les Terres australes qui sont comme la promesse d'un temps qui n'est plus, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d'empire, égarés dans l'immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d'humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d'habitation et de travail. Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n'avait jamais pris la mer. Il a été servi! Cap au Sud!
A l'approche de la trentaine, Claudia est en passe de se faire un nom, ou plutôt un prénom, sur la scène gastronomique londonienne. Son restaurant, l'Alley, reçoit les honneurs de la presse et elle a décidé de participer au prochain concours du " Chef pro de l'année". Tout cela, alors qu'elle tente de se débarrasser de l'ombre de son célèbre père cuisinier. Après Breakwater, Katriona Chapman donne de nouveau vie à une galerie de personnages bien campés, dont la chef Claudia, sa meilleure amie et associée Lisa, et Ben, un jeune barman, et restitue b merveille l'atmosphère trépidante et sous tension d'un restaurant Livre choral, Arrière-cuisine offre une tranche de vie sensible et touchante.
En septembre 1740, une escadre anglaise quitte Portsmouth à destination des mers du Sud. Son chef, le Commodore Anson, a pour mission d'attaquer et piller les prospères colonies espagnoles du Chili et du Pérou. Après une longue et pénible traversée de l'océan Atlantique, les vaisseaux atteignent le cap Horn à la mauvaise saison et subissent une succession de tempêtes qui les dispersent durablement. Après avoir raconté l'histoire de l'escadre du Commodore Anson, les auteurs se penchent sur le destin tragique d'un des navires, le Wager, d'après les souvenirs de John Byron, aspirant à bord du bateau et l'un des rares survivants. Un grand récit historique au souffle épique.
Résumé : Doit-on courber l'échine pour continuer à exercer son art ? En 1936, le général Ioánnis Metaxás prend le pouvoir, instaure la dictature et met en place la censure. Sont interdites toutes les chansons qui emploient des gammes orientales, les rebetikas, jugées subversives. La police saccage les cafés, détruit les instruments, casse les doigts des musiciens qui continuent de jouer cette musique. Katina est tenancière d'un café qui accueille des musiciens de Rébétiko et leurs deux chanteuses, Bèba et Marika. La question qu'elle leur pose est simple en apparence : soit ils acceptent de changer de registre, d'abandonner leurs instruments traditionnels pour continuer à jouer ensemble et gagner leur vie, soit ils refusent et ils se retrouvent tous au chômage ou condamnés à prendre un autre travail. Comme le dit l'un d'entre eux : "Nous avons le malheur de n'être que ce que nous sommes, dans un monde qui ne veut plus de ce que nous sommes". Rébétissa est la suite de Rébétiko, l'ouvrage qui a fait connaître David Prudhomme. Encensé par la presse et les libraires, multiprimé à Angoulême et ailleurs, Rébétiko a marqué l'histoire de la bande dessinée dès sa sortie en 2009. Avec Rébétissa, David Prudhomme signe une oeuvre majeure sur le besoin de continuer à vivre sa passion quand on vous l'interdit.
Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Etienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : "Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles". L'idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l'intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n'en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Etienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu'il n'aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu'un d'autre. Ce livre sera aussi, d'une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Etienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l'importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population.