Le chef-d"uvre qui a propulsé Siegfried Lenz au rang des plus grands écrivains allemands contemporains.Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu copie blanche à une rédaction sur « les joies du devoir ». Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire, bien au contraire... mais il doit tirer le passé de son sommeil. Une fois l'effort accompli, il se met à écrire sans relâche et il lui faudra un an pour mettre en ordre le flot de ses souvenirs d'enfance, et se remémorer la manière dont son père, policier, accomplissait avec soin son devoir.Siggi revient à ce jour de 1943 lorsque son père, alors officier de police de Rugbüll à la frontière danoise, dut apporter à son ancien ami le peintre Max Ludwig Nansen considéré comme dégénéré par le régime une lettre lui stipulant l interdiction formelle de peindre. Au fil de sa rédaction-confession, le jeune garçon va tenter de comprendre pourquoi son père s'est ainsi acharné pendant et après la guerre sur son vieil ami, et comment lui, à sa manière, a résisté à l'autorité paternelle en prenant le parti du peintre.L'écrivain et le peintre se confondent dans cette toile vivante où le vent du Nord fait se courber les hommes. La Leçon d'allemand, évocation de la manière dont le nazisme pénétra les esprits, a fait de Siegfried Lenz l un des auteurs les plus lus de la littérature allemande. Il est aujourd hui réédité dans la collection « Pavillons poche » à l occasion de la parution de son nouveau roman, Une minute de silence."
Nombre de pages
459
Date de parution
22/03/2001
Poids
449g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782221094600
Titre
La leçon d'allemand
Auteur
Lenz Siegfried
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
135
Poids
449
Date de parution
20010322
Nombre de pages
459,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ils m'ont chargé d'empaqueter les affaires d'Arne. Ils ont attendu qu'un mois entier se soit écoulé - un mois de perplexité et de faux espoirs - avant de me demander, un soir, si le moment n'était pas venu de les trier et de les ranger. Dans la bouche de mes parents, cette question équivalait à un ordre. Je n'ai rien promis ; j'ai fini de dîner en silence, j'ai fumé une cigarette en buvant un dernier verre de bière, puis je suis monté dans ma chambre que j'avais si longtemps partagée avec Arne. Arne, douze ans, a perdu ses parents et ses s'urs. Recueilli par un proche de son père, responsable d'un chantier de démolition navale dans le port de Hambourg, il devient rapidement l'ami de Hans, le fils aîné de la famille. A l'école ses dons exceptionnels le font remarquer de tous mais il reste un être en marge. Son plus cher désir est de se faire accepter de cette petite communauté... Siegfried Lenz - dont l'?uvre entière est consacrée à la faute collective, au cas de conscience, à la fragilité de l'individu traite ici de ce qu'il considère comme l'un des vingt grands thèmes de la littérature mondiale : l'exclusion. Avec sensibilité et retenue, il raconte les êtres, mais aussi la mer, le vent, la brume, et nous incite à une véritable méditation.
Perdue dans la mélancolique mer du Nord, une prison située sur une île au large de Hambourg accueille de jeunes délinquants. Siggi Jepsen y est enfermé pour avoir rendu copie blanche lors d'une épreuve de rédaction. Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire sur le sujet "Les joies du devoir", au contraire. Dans l'isolement de sa cellule, il se remémore ce qui a fait basculer sa vie. En 1943, son père, officier de police, est contraint de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l'encontre de l'un de ses amis d'enfance, le peintre Max Nansen. Siggi remet alors en cause l'autorité paternelle et va tout faire pour sauver son ami et son oeuvre. Avec ce roman d'une grande puissance, qui fit grand bruit lors de sa publication en 1968, Siegfried Lenz a rejoint d'emblée les plus grands écrivains allemands qui ont assuré le "redressement" intellectuel de leur pays, comme Heinrich Böll et Günter Grass.
Une histoire de France du XXe siècle à nos jours, originale et subjective, par le prisme de ses étrangers célèbres. " Je suis né le 4 avril 1945 à Montauban de parents allemands, lesquels ont attendu plus de six mois pour déclarer ma venue au monde - trop tard ! Cela a fait de moi un apatride, qui a grandi dans le 15e arrondissement de Paris avec les derniers hussards noirs de la République, a été un supporter inconditionnel de l'équipe de France de Raymond Kopa en 1958, avant d'arriver à Francfort et de prendre la nationalité allemande... pour éviter le service militaire. Revenu en France pour mes études, j'en suis expulsé en mai 1968 - une interdiction de séjour levée dix ans plus tard. Depuis, ma vie est une sorte de pont entre l'Allemagne et l'Hexagone, et, en 2015, j'ai obtenu le droit de devenir aussi français. Pouvoir désormais jouer avec les deux maillots correspond au fond assez bien à mon état d'esprit : la France doit beaucoup à ses étrangers, sans qui son histoire aurait été tout autre. Ainsi, c'est également la Grande Histoire qui se dessine à travers eux : car tous sont arrivés au gré des mouvements politiques, économiques, scientifiques, culturels... et même sportifs. " C'est ce cheminement que retrace ce livre à quatre mains, faisant halte ici auprès d'un Emile Zola s'éteignant à l'aube de la Belle Epoque, là au couronnement à Cannes des Indigènes de Rachid Bouchareb ; et, toujours, au côté de ces hommes et femmes qui, venus d'ailleurs, ont depuis cent cinquante ans mis la main à l'ouvrage, glorieux et laborieux, d'un pays qui s'écrit.
Dix ans après la parution d' Anticancer , le livre-référence de David Servan-Schreiber qui a changé notre rapport à la maladie, Vivre anticancer vient prolonger son enseignement. Une méthode simple, active et scientifiquement prouvée pour prévenir, retarder ou vaincre la maladie. ~~ " C'est un cancer ! " Pour qui a pu l'entendre prononcée de la bouche d'un médecin, cette phrase est toujours terrifiante ? pour le patient comme pour son entourage. Qui plus est, c'est la douloureuse expérience que vient de faire Lorenzo Cohen, auteur de ce livre, et qui donne à son propos une nouvelle portée, un sens du combat. Mais si le cancer n'avait aujourd'hui plus rien d'irrémédiable ? Fort des nombreuses études qu'il a consacrées à la médecine intégrative dans les soins de la maladie, le docteur Lorenzo Cohen, avec sa femme Alison Jefferies, ont voulu avant tout écrire un livre utile. Au centre de leurs préoccupations, des conseils vitaux pour mieux s'entourer, mieux réduire notre stress, mieux s'alimenter, mieux se dépenser, mieux se reposer, mieux interagir avec les autres ... autant de solides piliers pour affronter les épreuves du temps. Le guide indispensable pour devenir acteur de sa santé.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde
Boulgakov Mikhaïl ; Ermolinski Sergueï ; Gourg Mar
Monument de la littérature russe, "Le maître et Marguerite" est assurément un de mes romans préférés. Difficile à décrire en quelques mots, il est drôle et sombre à la fois, entrelaçant le fil tendu entre le Maître et Marguerite, avec les allégories chrétiennes et le prosaïsme soviétique.