We Archi N° 4 : Atelier Philippe Madec. Edition bilingue français-anglais
Lenne Frédéric
DOMINIQUE CARRE
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EAN :9782373680287
Philippe Madec est le pionnier, en France, du développement durable en urbanisme et architecture. Pour son 4e numéro, la revue We Archi retrace le parcours atypique et remarqué de cet artiste résolument engagé en faveur de l'écologie, depuis l'ouverture de son atelier à la fin des années 1980 jusqu'au lancement de l'appel Pour une frugalité heureuse en 2018. Formé à Paris au cours des années 1970, Philippe Madec poursuit sa formation à Columbia University dans le séminaire de Kenneth Frampton sur le régionalisme critique à la fin des années 1980. Formation qu'il parachève par la découverte de la dimension territoriale en enseignant la conception spatiale dans deux importantes du paysage (Versailles puis à la Graduate School of Design d'Harvard University). Il ouvre son atelier à Paris à la fin des années 1980 et commence une pratique simultanée des métiers d'architecte et d'urbaniste dans des contextes variés : première oeuvre au bord du périphérique parisien, puis de longs projets dans les bourgs, les " Plou " finistériens. Son oeuvre s'élargit à des territoires plus lointains (Antilles, Réunion, Nouvelle-Calédonie), plus larges (Val de la Durance) et aussi métropolitains (Montreuil, Montévrain, Montpellier). Au Maroc, il préfigure une nouvelle ville écologique (Bab Drâa près de Tan Tan) et conçoit à Casablanca les quartiers Sindibad, première réalisation marocaine ayant reçu la certification HQE. Il ne met jamais fin à son engagement auprès de petites communes qui justifie l'ouverture d'un atelier à Rennes début 2000. Ses engagements en faveur de l'écologie et du développement durable lui valent la Légion d'honneur au titre de son apport au développement durable. Il est membre titulaire du European Chapter du Club of Rome et il a reçu leGlobal Award for Sustainable Architecture en 2012. Il a été membre du Grenelle de l'environnement, et expert de l'Onu pour le sommet Habitat III à Quito en 2016. La nécessité de construire une culture partagée de l'action écoresponsable l'a amené à l'écriture, à l'enseignement et l'organisation de nombreuses conférences et d'échanges avec la société civile. Enseignant nomade dès la fin des années 1980 (Columbia, Montréal, Harvard, Vienne, La Réunion), il crée en 2000, à Lyon le Département Architecture et Développement durable et équitable, première expérience pédagogique et coresponsable dans la formation initiale des étudiants. Il a fondé en 2014 l'association Team Solar Bretagne / Skipailh Breizh qui associe douze institutions interdisciplinaires autour de l'émergence du bâtiment durable breton et de son territoire. L'écriture n'est jamais loin (quinze livres édités et de nombreux articles et livres collectifs). Elle alimente sa posture critique et donne à son oeuvre le recul nécessaire pour inventer de nouveaux concepts (génétique urbaine, analogon, ménagement, ville de la pantoufle, bio-îlot, pollinisation des territoires, réhabilitation urbaine comme retour en estime, etc.). Il est l'initiateur de l'appel Pour une frugalité heureuse lancé en 2018 et signé par des milliers de personnes.
Les 101 mots de la ville, c'est une balade ludique et technique. A travers des villes, Frédéric Lenne explore la Ville : des rouages politiques et culturels qui la composent, aux quotidiennetés, qui façonnent pour chacun une image presque intime du lieu. D'un mot à l'autre, l'auteur questionne cette forme complexe : à quoi ressemble-t-elle ? Entre mutations historiques et nouveaux enjeux territoriaux, quel est son devenir ? Et pour "l'usager", comment y advenir, y vivre, voire y "survivre" ? 101 mots donc, à l'usage de tous, essentiels pour mieux appréhender l'horizon urbain aujourd'hui.
Contrairement à d'autres effets du changement climatique qui ne sont pas vécus de manière tangible à grande échelle, l'élévation du niveau de la mer est un indicateur visible et implacable du réchauffement climatique, dont les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale. Quelques-uns sont encore sceptiques, mais rien ne permet de nier que l'élévation du niveau de la mer, renforcée par les tempêtes et les ondes de tempête, provoque érosion, inondations, dislocations et entraîne des dommages catastrophiques le long des côtes, et bien à l'intérieur des terres. L'élévation du niveau de la mer est aussi un facteur de déstabilisation des marchés financiers et immobiliers, en particulier à cause du renchérissement des coûts d'assurance. Le livre se présente comme une sorte d'enquête pour montrer, d'une manière frappante et concrète, les perturbations environnementales, économiques et sociales liées à la montée des mers. L'auteur a documenté la côte est américaine (du Maine à la Floride) et le Golfe du Mexique (de la Floride au Texas) à titre d'exemple de notre vulnérabilité au changement climatique. Les images illustrent les différents états des territoires survolés au cours de différentes saisons, avant et après la survenue d'événements météorologiques majeurs (tempêtes, ouragans), lorsque la géographie et le paysage changent de façon spectaculaire. Alex MacLean a établi une liste de thèmes à photographier : les espaces naturels, et leur peuplement désordonné, les moyens de défense publics ou privés, mais aussi les projets d'infrastructure côtière tels que les aéroports, les centrales nucléaires, les autoroutes et les usines de traitement des eaux usées. La liste comprend également des zones naturelles telles que les " forêts fantômes " asphyxiées par les infiltrations d'eau salée. Pour raconter cette histoire, il était aussi important d'équilibrer le récit des risques et des destructions avec une vision plus positive. Le livre fait donc également état des stratégies de résilience comme les systèmes naturels pour dissiper les ondes de tempête, ou les aménagements de parcs et de " terres de conservation " pouvant accepter les eaux de crue sans subir de dégâts durables, toutes stratégies qui ont pour nous valeur d'exemple alors que la prise de conscience du phénomène de la montée des eaux n'est pas encore est loin d'être acquise en Europe. Le livre est introduit par une brillante prise de parole de Bill McKibben, un des acteurs majeurs de l'activisme en faveur du climat.
Résumé : L'agence DGLA est connue des professionnels de l'architecture et de l'urbanisme pour ses travaux de grande ampleur dans le domaine des centres commerciaux et de l'architecture événementielle (dont les gares et les quartiers de gare). Son travail se trouve au centre de préoccupations urbaines, âprement débattues dès lors que l'on touche aux sites de grande échelle. C'est donc sans occulter l'âpreté des arguments invoqués par les " penseurs urbains " que les fondateurs de l'agence ont lancé ce projet de livre, en voulant inscrire une réflexion autour des thématiques particulières auxquelles ils se confrontent (architecture objet, architecture spectacle, design). Dans cette réflexion viennent s'inscrire nombre de problématiques dont la ville contemporaine est le théâtre : devenir de l'hyper centre, dégénérescence des entrées de ville, prolifération des "boîtes" commerciales ; viennent s'inscrire également toutes les questions de connexion et de déplacement, vues à l'échelle macroscopique de l'interconnexion des équipements ou à l'échelle microscopique des flux piétonniers. Dans le milieu de l'urbanisme, on a tendance à considérer que, en matière d'architecture commerciale, la rédemption sera médiatique ou ne sera pas (au travers des vertus supposées des grosses agences ou des stars de la profession). Pour DGLA, c'est un faux-semblant contre lequel il faut s'élever en interrogeant les enjeux de cette architecture autour de quelques problématiques telles que : la pérennité (obsolescence, éternité), la mise en scène (décor, spectacle, destination), la mode (universalité, frénétisme, diffusion), la temporalité (vitesse, propagation), l'attraction (popularité, relégation, primauté). L'organisation du livre n'est pas pensée en termes programmatiques (DGLA construit aussi des logements ou des bureaux), mais plutôt comme un continuum d'idées sur lequel la cinquantaine de différents projets (réalisés ou pas) viennent se greffer comme supports-acteurs de la réflexion.
Résumé : Le dialogue entre professionnels et étudiants est une donnée pédagogique essentielle dans de nombreux pays, mais il reste exceptionnel dans l'enseignement supérieur français. D'où le grand intérêt porté à la démarche des " Ateliers de création urbaine " initiés par la région Île-de-France depuis 2008. Il s'agissait de réunir des étudiants en fin de cycle et de les confronter aux enjeux urbains régionaux, tout en leur laissant une entière liberté d'expression et de jugement. Il en est sorti un éventail très large de contributions, parfois optimistes, parfois sombres, voire catastrophistes. La richesse des propositions repose sur l'hétérogénéité des équipes, aux profils de cursus très différents (universités, écoles d'architecture et de paysage, mais aussi écoles de design, de commerce et de sciences politiques). Le livre Panorama offre une sorte de digest de toutes ces propositions réunies autour des thématiques récurrentes au cours des 6 sessions : les territoires interstitiels et délaissés, les nouvelles formes de commerce possible liées à l'eau ou aux circuits courts, les nouvelles formes d'agriculture urbaine, les gares réaménagées comme de véritables quartiers de ville, etc. Dans un des textes du livre, l'architecte Yves Lion se remémore l'extraordinaire convivialité ? la dimension théâtrale, même ? et la spontanéité qui ont présidé à tout ce travail et mené à un panel de propositions quelquefois des plus iconoclastes, comme la construction de tours de 1000 mètres de haut pour densifier les villes, la montée des eaux vue comme une opportunité à saisir, les robots appelés à gérer les supermarchés en zone sensible, entre autres. L'effervescence était réelle, les contingences oubliées, d'où l'extrême dynamisme intellectuel et graphique dont ce livre rend compte.
Résumé : We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. Installé à Paris, très actif sur la scène française, François Leclercq s'est construit une stature d'urbaniste qui masque une oeuvre architecturale pourtant solide. D'Euralille à Marseille, de Nantes à Bordeaux et Lyon, il pose un regard aiguisé quelle que soit l'échelle de ses interventions, osant s'immerger dans le réel le plus prestigieux comme le plus décalé, à la recherche de solutions viables pour tous.
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.