Rien ne bouge ou tout se transforme. Les analyses de la société française oscillent souvent entre ces deux positions extrêmes. Bien peu d'entre elles, pourtant, se livrent à l'examen des évolutions en cours en prenant le soin de fonder le diagnostic sur des indicateurs fiables. C'est à cet exercice que s'emploie cet ouvrage en rassemblant, de manière organisée et systématique, les analyses sociologiques des mutations de la société française. La stratification sociale, la dynamique familiale, la sociabilité, les métamorphoses des systèmes éducatif et productif, le rôle de l'Etat-providence, les transformations idéologiques, les mouvements et les conflits sociaux, les déviances : dans chacun des domaines étudiés, les auteurs présentent un bilan des évolutions et de la situation actuelle, le plus souvent possible assorti de données d'enquêtes et d'une synthèse des interprétations sociologiques. Au terme de ce vaste tour d'horizon, il apparaît que la balance du changement et des permanences est relativement équilibrée et se partage en deux domaines distincts : le changement l'emporte nettement dans les moeurs gagnées par la montée irrépressible de l'individualisme, c'est-à-dire du souci de plus en plus affirmé des personnes d'être totalement libres de leurs choix ; mais les institutions qui encadrent les Français ont vu finalement leur organisation assez faiblement modifiée au regard de la profonde transformation des attitudes individuelles. Peut-être faut-il voir dans cette contradiction entre la demande croissante d'autonomie et la permanence de structures assez rigides une des causes du malaise français. Destiné à tous ceux qui souhaitent disposer d'une vision synthétique des changements du pays, cet ouvrage, écrit par quelques-uns des meilleurs spécialistes français, devrait aussi aider aux réflexions sur la démarche sociologique elle-même en offrant un panorama de ses applications sur un cas concret, celui de la société française.
Date de parution
30/10/1998
Poids
540g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782200019297
Titre
LA NOUVELLE SOCIETE FRANCAISE
ISBN
2200019297
Auteur
LEMEL/GALLAND
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
160
Poids
540
Date de parution
19981030
Disponibilité
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Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui souhaitent disposer d'une vision synthétique des changements de la société française. Il offre un bilan des interprétations sociologiques les plus récentes appuyées sur les dernières données disponibles. L'ouvrage, écrit par quelques-uns des meilleurs spécialistes français, devrait aussi aider aux réflexions sur la démarche sociologique elle-même en offrant un panorama de ses applications sur un cas concret, celui de la société française. Les analyses du changement des sociétés oscillent souvent entre deux positions extrêmes, des interprétations de portée très générale ou le simple enregistrement des évolutions de multiples indicateurs. Cet ouvrage prend le parti intermédiaire d'une analyse organisée et systématique des changements domaine par domaine. Sont ainsi examinés successivement la stratification sociale, la dynamique familiale, la sociabilité, les métamorphoses des systèmes éducatif et productif, le rôle de l'Etat-providence, les transformations idéologiques, les mouvements et les conflits sociaux, les déviances. Au terme de ce vaste tour d'horizon, le changement semble avoir largement gagné les mœurs sous la montée irrépressible de l'individualisme, c'est-à-dire du souci de plus en plus affirmé des personnes d'être libres de leurs choix. En regard de cette transformation profonde des attitudes individuelles, les institutions ont vu leur organisation plus faiblement modifiée. Ces dernières années, se dessine toutefois une remise en cause inédite de la permanence de certaines structures et des rôles sociaux qui les sous-tendent.
La question des inégalités (de classe, de statut économique, de genre, ethno raciales...), définies comme une différence d’accès à des biens sociaux jugée injustifiée, est au cœur de la sociologie.Ce manuel a pour ambition de proposer le bilan le plus complet possible des travaux et connaissances sociologiques sur le sujet, et d’ouvrir des pistes de réflexion sur le domaine : quelle est la genèse de la notion d’inégalité ? Pourquoi les inégalités se transmettent-elles et se reproduisent-elles ? Quels sont les rôles respectifs de la famille, du système éducatif, des pouvoirs publics ? Comment et dans quelle mesure l’État parvient-il à corriger les inégalités de départ entre les groupes sociaux ...L'ouvrage est illustré par de nombreux exemples internationaux et des figures originales.Des compléments sont disponibles dans la rubrique "ressources numériques". Ils permettent d’approfondir certains concepts présentés dans l’ouvrage et proposent plus de 500 références en grande partie internationales.
La question des inégalités (de classe, de statut économique, de genre, ethno raciales...), définies comme une différence d’accès à des biens sociaux jugée injustifiée, est au cœur de la sociologie.Ce manuel a pour ambition de proposer le bilan le plus complet possible des travaux et connaissances sociologiques sur le sujet, et d’ouvrir des pistes de réflexion sur le domaine : quelle est la genèse de la notion d’inégalité ? Pourquoi les inégalités se transmettent-elles et se reproduisent-elles ? Quels sont les rôles respectifs de la famille, du système éducatif, des pouvoirs publics ? Comment et dans quelle mesure l’État parvient-il à corriger les inégalités de départ entre les groupes sociaux ...L'ouvrage est illustré par de nombreux exemples internationaux et des figures originales.Des compléments sont disponibles dans la rubrique "ressources numériques". Ils permettent d’approfondir certains concepts présentés dans l’ouvrage et proposent plus de 500 références en grande partie internationales.
L'Europe se construit mais, jusqu'à présent, ses fondations culturelles ont été peu explorées. Ce livre tente de combler cette lacune en proposant une synthèse des connaissances anthropologiques et sociologiques sur les fondements culturels et la diversité des systèmes de valeurs des Européens. La religion tient une grande place dans la culture européenne et dessine aujourd'hui encore une carte bigarrée de l'Europe, même si le mouvement de sécularisation introduit de nouveaux clivages. Ce livre passe aussi en revue les valeurs de la vie quotidienne (rapports familiaux, attitudes dans le travail, interactions sociales) comme les institutions et systèmes de valeurs collectifs (politiques, associatifs et publics) qui structurent les rapports des citoyens avec leur société nationale. Il s'interroge enfin sur l'unité géographique pertinente pour analyser la diversité des valeurs européennes (nation, aire culturelle) et sur les déterminants individuels des orientations de valeur. . . Olivier Galland, sociologue, est directeur de recherches au CNRS. Ses travaux portent sur l'entrée dans la vie adulte et la place des jeunes dans les sociétés européennes. Il travaille également sur les systèmes de valeurs en Europe. Yannick Lemel est inspecteur général de l'Insee. Ses travaux portent sur la stratification sociale et les structures inégalitaires. Il s'intéresse aussi à la modélisation sociologique des comportements individuels.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.