La Main dans le chapeau. Pour en finir avec le mythe de l'individu
Lembeye Pierre
BUCHET CHASTEL
13,20 €
Epuisé
EAN :9782283022283
Un 17 mars, un homme jeune est foudroyé dans un accident de voiture. En une fraction de seconde, sa vie bascule. Celui à qui tout semblait promis se retrouve tétraplégique, prisonnier dans son propre corps. Pierre Lembeye prête crûment sa plume à cet homme, pour faire éprouver au lecteur, sans la moindre commisération, la violence absolue de la situation. Brutalité vertigineuse de l'accident et de ses suites, désarroi total dans l'expérience de l'impuissance radicale, perte de repères... Ce récit ne s'enferme pas dans un soliloque douloureux, mais nourrit une réflexion sur notre condition, le mauvais sort du handicap devenant une hyperbole de la dépendance dans laquelle se joue toute vie. Ne nous leurrons pas sur une hypothétique résilience qui permettrait aux bien dotés de réchapper du pire. Le narrateur, dans sa dénonciation d'une société qui se nourrit des multiples illusions de la toute-puissance et de l'individualisme - à commencer par la folie automobile - affirme que l'avenir se joue dans l'échange, le contact, le partage, l'altérité... Loin des bons sentiments, La Main dans le chapeau est le récit d'une déconstruction du mythe de l'individu.
Nombre de pages
156
Date de parution
15/02/2007
Poids
150g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782283022283
Titre
La Main dans le chapeau. Pour en finir avec le mythe de l'individu
Auteur
Lembeye Pierre
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
115
Poids
150
Date de parution
20070215
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biarritz. La plage de la côte des basques, à l'équinoxe de printemps. Un garçon de trois ans regarde son grand-père jouer à lancer des bouchons avec sa canne-épée. Le vieil homme est habile. Son petit-fils, admiratif. Sollicitée par l'exercice, la partie de la canne qui porte l'épée se détache soudain, frôlant dangereusement l'entant. Au loin, sise sur son rocher, la villa Belza, une des folies les plus célèbres de Biarritz. Ayant perçu le (langer, deux femmes font irruption et s'emportent (levant l'imprudent. Elles remémorent dans la menace présente d'autres drames anciens, familiaux, locaux, nationaux, mondiaux, qui scandent leur histoire depuis le XVIIIe siècle. La villa Belza, à l'horizon, fait mémoire des splendeurs d'une ville et de son assombrissement, du destin tragique d'un prince russe qui fréquenta la demeure au moment de son éclat. Cette réminiscence locale s'ouvre sur la mémoire d'une généalogie familiale, ascendante et descendante, et débouche sur la remémoration du monde et des mondes. Plus qu'un souvenir, ce survenir fait échapper ce texte à tout genre littéraire. Ni roman, ni essai, ni histoire, il est un style se désaltérant aux sources de la coutume, du conte, de la légende. Ainsi Belza, sur le mode d'il était une fois, s'adresse, comme dit poétiquement, l'exergue, "à ceux qui, de naissance, tiennent leur connaissance au-dessus du savoir".
Le rêve n'est pas le propre de l'homme : il le précède car déjà les animaux témoignent d'une activité onirique. Pour Pierre Lembeye, il convient de sortir des sentiers battus de la psychanalyse pour accueillir le rêve comme manifeste, transcendant, ouvrant poétiquement sur l'avenir. En ce sens, l'homme descend du songe. Ce qui fonde et gouverne, ce n'est ni l'éveil ni le rêve, mais l'épreuve de passage entre rêve et sommeil, engageant la totalité de l'être, bien avant que le réveil séparateur n'installe la préséance de la vue et de l'ouïe sur l'ensemble de la sensorialité.
Nous sommes tous " accro " à quelque chose. Est-ce un vice ? Un défaut ? Une faiblesse ? Ou bien l'expression d'un besoin profond, une exigence de transcendance, une envie de sortir de soi ? Certains se droguent au travail ; d'autres au sexe ou à l'écriture. C'est moins dangereux que l'héroïne ou la cocaïne, mais c'est une dépendance. Face à cela, la médecine mais aussi la psychanalyse semblent impuissantes. La dépendance est à penser comme primordiale. Tout ce qu'on peut proposer, c'est de substituer à une dépendance chimique une autre forme de dépendance, moins toxique et plus créatrice. La question est alors : comment ?
Parlant des psychiatres et donc de lui-même, Freud écrivait qu'ils choisissent ce métier pour se soigner, pour se convaincre qu'ils sont vraiment normaux. Et quand Thomas Mann démontrait à Freud que son concept d'inconscient était archaïque, individualiste, national romantique, le créateur de la psychanalyse acquiesçait. Freud est avant tout, c'est là qu'il reste vivant aujourd'hui, un immense écrivain de langue allemande. Issu du romantisme, il en annonce la fin. Son oeuvre est une remarquable autobiographie doublée d'une étude naturaliste de ses contemporains, essentiellement les Juifs d'Europe centrale, une société avec ses usages, ses joies, ses peines et qui est sur le point de disparaître. Remarquable reporter d'un monde pour nous à jamais englouti, il est autobiographe et sociographe de Vienne d'avant la Grande Guerre. Biographie de l'auteur Pierre Lembeye est médecin psychiatre et psychanalyste. Ayant travaillé sur les symptômes d'addiction, il est l'auteur de Nous sommes tous dépendants (Odile Jacob 2001). Il a étudié les transes naturelles que sont les rêves dans L'Homme descend du songe (Buchet-Chastel 2005). Il publie régulièrement des articles dans des revues psychanalytiques et anthropologiques.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.