Napoléon a-t-il lancé la médecine moderne (examen clinique du malade, mutation de l'hospice-abri en hôpital de soins, implantation de la médecine rurale, vaccinations et autres mesures de santé publique) ou a-t-il été seulement le témoin de sa mise sur orbite? Pour qui considère son scepticisme en matière médicale, cette seconde hypothèse paraît la bonne. Et pourtant non! Sans lui, les fulgurances de Fourcroy, de Cabanis ou de Chaptal, Corvisart un peu en retrait, auraient fait long feu et, dans l'épanouissement de la clinique, la France n'aurait jamais rattrapé, puis rapidement supplanté ses voisins européens. Sans l'empereur, l'"Ecole de Paris", qui sera le phare du monde médical durant près d'un siècle, n'aurait jamais vu le jour. Une impulsion à mettre d'autant plus au crédit de Napoléon que, paradoxalement malgré toutes les batailles qui ponctueront son règne, le service de santé de ses armées, qu'il s'agisse du ramassage des blessés ou de leur évacuation, demeurera jusqu'au bout dramatiquement et délibérément inadapté. Dix ans après un premier essai devenu un classique, Napoléon et la médecine, Jean-François Lemaire a refondu dans cette nouvelle synthèse ses recherches les plus récentes Biographie de l'auteur Jean-François Lemaire, docteur en médecine (Paris), docteur en histoire (Paris IV-Sorbonne) a enseigné "La condition médicale au XIXe siècle" de 1989 à 2001 à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne, chaire du Premier Empire). Lauréat de l'Académie française, plusieurs fois lauréat de l'Académie des Sciences Morales et Politiques et de l'Académie nationale de Médecine, il a reçu en 1999 le Grand Prix de la Fondation Napoléon
Nombre de pages
367
Date de parution
10/12/2003
Poids
450g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847360172
Titre
La médecine napoléonienne
Auteur
Lemaire Jean-François
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
450
Date de parution
20031210
Nombre de pages
367,00 €
Disponibilité
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Cet ouvrage est l'occasion d'un portrait croisé des deux chefs d'Etat placés face à divers problèmes de leur époque auxquels chacun tenta d'apporter sa solution, qu'il s'agisse de l'esclavage, de la santé publique, de leur goût pour les arts ou de leur sens de la communication.
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A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
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