
Pourquoi le mal frappe les gens bien ? La littérature face au scandale du mal
Ce qui ne devrait jamais se produire arrive parfois pourtant. Lorsque la vie bascule, et que l'injustice du sort sidère, c'est tout notre univers de sens qui chavire. Nous avons beau savoir que l'innocence ne protège pas et que le mal frappe à l'aveugle, le vertige nous gagne. Comment vivre dans un monde où des choses affreuses arrivent à des gens bien ?La philosophie et la théologie ont proposé des solutions pour relever le défi. Mais elles peinent à soulager le sentiment de scandale, quand elles ne le renforcent pas encore en prétendant passer outre. Sans Providence à qui adresser sa plainte, auprès de quelle instance faire appel ?Cette cour d'appel existe. C'est la littérature. Elle n'a certes pas le pouvoir d'effacer les dommages. Mais elle offre au moins la reconnaissance sans laquelle le désarroi ronge, en affrontant le scandale du mal sans chercher à le nier. Depuis l'immémoriale histoire de Job, l'homme heureux et juste à qui tout a été retiré pour voir ce que cela lui ferait, les expériences sur l'injustice du sort ne constituent-elles pas l'un des motifs préférés de la fiction ?Du Roi Lear de Shakespeare à Némesis de Philippe Roth, en passant par Dostoïevski, Charlotte Brontë, Kafka ou Camus, les grandes fictions explorent la signification que la rencontre du mal peut avoir dans nos vies. En nous libérant des mauvaises interprétations des "épreuves", celles qui culpabilisent, emprisonnent dans la sidération et empêchent d'avancer, elles nous ouvrent un chemin en littérature pour surmonter la perte de sens. Et guérir.Notes Biographiques : Frédérique Leichter-Flack enseigne les humanités politiques et la littérature à Sciences Po Paris. Professeure des universités au Centre d'Histoire de Sciences Po, elle est notamment l'auteure du Laboratoire des cas de conscience (Alma 2012, Champs Flammarion 2023) et de Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde (Albin Michel, 2015)
| Nombre de pages | 243 |
|---|---|
| Date de parution | 18/01/2023 |
| Poids | 266g |
| Largeur | 137mm |
| EAN | 9782080245885 |
|---|---|
| Titre | Pourquoi le mal frappe les gens bien ? La littérature face au scandale du mal |
| Auteur | Leichter-Flack Frédérique |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 137 |
| Poids | 266 |
| Date de parution | 20230118 |
| Nombre de pages | 243,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Qui vivra qui mourra
Leichter-Flack FrédériqueRésumé : Prenez une situation verrouillée et un univers clos, où il n'y a pas assez de ressources pour tous ceux qui veulent vivre : nourriture, eau, air, soins, etc. Tout le monde ne pourra pas survivre ; vous le savez, ils le savent aussi. Qui vivra ? Qui mourra ? Ou plutôt : qui sauver et qui laisser mourir ? La fiction contemporaine se délecte de ces choix tragiques. Du Choix de Sophie au thriller Saw, en passant par la trilogie des Hunger Games, la littérature pour la jeunesse et les fictions post-apocalyptiques, décider qui doit vivre quand tout le monde ne le peut pas est désormais le thème récurrent des productions culturelles à succès. Alors que l'égalité de valeur des vies s'est imposée comme un principe fondamental de nos sociétés, la question du tri entre les vies nourrit un tabou très protégé. Pourtant, elle n'est pas toujours provoquée par des choix sadiques, pas plus qu'elle ne surgit exclusivement de situations exceptionnelles. On la repère aussi dans des contextes plus ordinaires, comme l'action sociale ou la santé publique. Du triage des blessés les plus graves sur un champ de bataille à l'évacuation de naufragés perdus en mer, de l'exfiltration de quelques-uns au cours d'un génocide à l'ordre de vaccination en cas de pandémie, des situations extrêmes aux dilemmes quotidiens de l'éthique médicale se reconnaît le scénario d'une époque travaillée par ces questions dans son quotidien et sa mémoire blessée. Doiton, et comment, réfléchir publiquement à ces choix de l'ombre ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,95 € -

Fables Livres VII à XII. Jean de La Fontaine, 2e édition
Leichter-Flack FrédériqueUne synthèse accessible pour comprendre l'oeuvre, sa genèse, son auteur ; les clefs pour savoir étudier l'oeuvre, analyser ses thèmes majeurs et faire des passerelles avec d'autres textes. Cet ouvrage propose une étude approfondie du texte, les repères essentiels sur l'oeuvre et son auteur, des analyses thématiques, des prolongements vers d'autres textes et, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension des Fables (Livres VII à XII) de Jean de La Fontaine.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER6,90 € -

Le laboratoire des cas de conscience
Leichter-Flack FrédériqueRésumé : A-t-on le droit de sacrifier une vie pour en sauver plusieurs autres ? Jusqu'où doit-on se montrer solidaire envers quelqu'un qui ne nous est rien ? Comment rendre justice quand il y a mort d'homme, mais ni responsables, ni coupables assignables ? Est-il juste de mourir pour ses idées ? Des questions de justice sociale jusqu'aux nouveaux enjeux de la bioéthique ou du droit international, le débat moral s'invite sur tous les terrains. Mais la théorie de la justice ne peut pas tout : un scrupule, un souvenir, un doute, peuvent submerger ou brouiller la réflexion. Parce qu'elle prend en charge cette part des émotions et de l'imagination, la littérature offre de brillantes et nouvelles ressources pour nous aider à répondre à la question récurrente : qu'est-il juste de faire ? Forte de son expérience auprès d'étudiants et de futurs décideurs, Frédérique Leichter-Flack nous propose de réfléchir, avec Kafka ou Gogol, Camus ou Melville, Dostoïevski ou Hugo, aux questions primordiales d'aujourd'hui. La littérature est le laboratoire des cas de conscience.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Le laboratoire des cas de conscience. Edition revue et augmentée
Leichter-Flack FrédériqueRésumé : A-t-on le droit de sacrifier une vie pour en sauver plusieurs ? Comment rendre justice quand il y a mort d'homme, mais ni responsables, ni coupables assignables ? Vaut-il mieux mourir pour ses idées que se compromettre ? Des questions de justice sociale aux nouveaux enjeux de la bioéthique ou du droit international, le débat moral s'invite sur tous les terrains. Mais la théorie de la justice ne peut pas tout : un scrupule, un souvenir, un doute peuvent survenir qui brouillent la réflexion. Parce qu'elle prend en charge la part des émotions et de l'imagination, la littérature offre ses propres ressources pour nous aider à répondre à la question récurrente : qu'est-il juste de faire ? Convoquant aussi bien des oeuvres classiques que des références populaires, de Victor Hugo au soldat Ryan de Spielberg en passant par Kafka, Melville ou Camus, cet essai nous plonge dans les grands dilemmes pour mettre au jour, sans jugement tranché ni solution de facilité, les ressorts de nos luttes intérieures. La littérature est le laboratoire des cas de conscience.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Le tour de la Grande Bourgogne. Sur les traces des Téméraires
Van Loo BartEN STOCKCOMMANDER35,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €





