Que signifie se tenir debout devant Dieu? C'est tenter de se hisser de la sphère de l'humain vers la sphère du divin, c'est tisser un rapport avec Dieu. Comment? En accomplissant son devoir religieux, autrement dit en appliquant la Loi et les commandements. Se tenir debout devant Dieu signifie donc Le servir, ce service n'ayant d'autre signification que le service lui-même - et rien d'autre. La tâche est elle-même le but, et l'on ne trouve dans le noyau que ce que l'on a déjà découvert dans l'écorce. La tâche à accomplir est donc infinie. Car l'être humain ne pourra jamais savoir si sa propre action atteint son objectif, s'il parvient au but. Seule le regarde la tâche qui lui incombe, le "résultat" et le "succès" de son action échappent à son savoir tout comme lui échappent aussi l'essence de Dieu et Son nom. Leibovitz illustre ce "sans fin", ce "sans répit" de la relation à Dieu par le service interminable de Yom Kippour Biographie de l'auteur Yechayahou Leibovitz était considéré comme "l'enfant terrible" de la société israélienne tant par ses détracteurs que par ses admirateurs. Il ne laissait personne indifférent, que ce soit lors de ses prises de position politiques ou dans ses ouvrages de philosophie traitant des questions religieuses en rapport avec la société, l'État ou la modernité
Nombre de pages
114
Date de parution
04/03/2004
Poids
144g
Largeur
136mm
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EAN
9782204072090
Titre
Devant Dieu. Cinq livres de foi
Auteur
Leibovitz Yechayahou ; Banon David
Editeur
CERF
Largeur
136
Poids
144
Date de parution
20040304
Nombre de pages
114,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les interrogations qui sont au c'ur de ce livre tournent autour de la connaissance de Dieu et de son service, du sens de la foi monothéiste, de la place de l'homme dans le monde, de la liberté humaine et de la providence divine, pour déboucher sur les commandements de la Torah. Elles constituent la trame de cet essai. Sur cette trame qui couvre seize chapitres denses et succincts mais rigoureux et clairs grâce au génie didactique de Y. Leibovitz viennent se dessiner des motifs qui sont autant d'idées-forces articulées à une hypothèse parcourant l'ouvrage. Hypothèse qui prend à rebours, sans la nommer, l'interprétation straussienne du Guide tout en conservant son cadre formel. Alors que, pour Leo Strauss, Maïmonide a cherché à dissimuler une vérité philosophique impossible à saisir pour la multitude n'ayant aucune formation théorique, Leibovitz prône, au contraire, que c'est une vérité religieuse qui y est celée et soustraite à la multitude qui n'a pas la force morale de se mesurer à elle.
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