Leibniz Gottfried Wilhelm ; Maïmonide Moïse ; Hill
CERCLE HILLIGER
18,10 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782494509009
La traduction latine du livre de Maïmonide, Moreh Nevukhim, Guide des égarés, a été l'ouvrage juif le plus influent de ces derniers millénaires (Di Segni, 2019 ; Rubio, 2006 ; Wohlman, 1988, 1995 ; Kohler, 2017). Elle marqua le début de la scolastique, fille du judaïsme élevée par des penseurs juifs, selon l'historien Heinrich Graetz (Geschichte der Juden, L. 6, Leipzig 1861, p. xii). Imprimée par la première presse mécanique de Johannes Gutenberg, son influence en Occident s'étendit jusqu'au Ve Concile du Latran (1512 - 1517) "où les savants furent encouragés à lever les difficultés qui semblaient diviser l'ensemble de la théologie et de la philosophie (Leibniz, Théodicée, 11)". L'anthologie expose les idées du Guide des égarés, contenant tous les passages sélectionnés et réécrits par Leibniz. Après avoir acquis une connaissance partielle et indirecte des idées du Guide, notamment à travers le Dictionnaire de Pierre Bayle qui traite du fameux principe de prévalence du bien dans le monde, Leibniz lut directement et complètement la traduction latine du Guide des égarés rédigée par Jean Buxtorf le Jeune, Doctor perplexorum, à Bâle en 1629 : "L'excellent livre de Maïmonide, le Guide des égarés, est plus philosophique que je ne l'avais imaginé et mérite une lecture attentive. L'auteur, distingué par son intelligence en philosophie, était versé dans les mathématiques, l'art médical, et aussi dans la connaissance de Saintes Ecritures". G. W. LEIBNIZ, 1685 (Anthologie, p. 29). "Le plus récent ouvrage paru dans cette collection qui reçoit désormais et avec valeur rétrospective le titre Veritas è terra orietur , sort du cadre défini par les précédents puisqu'il propose les notes latines que Leibniz a tirées du Guide des égarés ; cependant, il appartient au XVIIe siècle et il a à voir avec l'univers de pensée du judaïsme espagnol... Au total, M. Hilliger entend non seulement faire partager largement un patrimoine littéraire cohérent et relativement mal connu, mais encore, amener le lecteur vers la foi en conformité avec la raison (Anthologie, p. 28) et l'entreprise est estimable et louable". - J. -P. ROTHSCHILD, Revue des Etudes Juives 2023, N ° 182-3 p. 481.
Nombre de pages
157
Date de parution
09/01/2023
Poids
166g
Largeur
129mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782494509009
Titre
Anthologie du Guide de Maïmonide par Leibniz
Auteur
Leibniz Gottfried Wilhelm ; Maïmonide Moïse ; Hill
Editeur
CERCLE HILLIGER
Largeur
129
Poids
166
Date de parution
20230109
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le Discours de métaphysique (1686) est le premier état d'ensemble de la philosophie de Leibniz. Il y expose sa célèbre thèse selon laquelle Dieu a créé le meilleur des mondes possibles, thèse qui alimentera l'ironie de Voltaire et sa critique mordante développée dans le Candide... en toute mauvaise foi philosophique. Leibniz esquisse sa théorie des substances individuelles, ou «monades», celle de l'harmonie préétablie qui va de pair avec l'idée d'un progrès indéfini du savoir, et, contre la physique mécaniste de Descartes, développe la théorie d'une conservation de la force.La Monadologie (1714) est un résumé de toute sa philosophie, composé en français, qui sert de guide à la compréhension de son ?uvre dans la mesure où ce terme donne le juste point de vue auquel il faut parvenir au terme de l'interprétation. C'est en quelque sorte la solution des problèmes développés au cours de l'?uvre.
Mais enfin toutes ces tentatives de raison, où l'on n'a point besoin de se fixer entièrement sur de certaines hypothèses, ne servent qu'à faire concevoir qu'il y a mille moyens de justifier la conduite de Dieu ; et que tous les inconvénients que nous voyons, toutes les objections que nous essuyons, toutes les difficultés qu'on se peut faire, n'empêchent pas qu'on ne doive croire raisonnablement, quand on ne le saurait d'ailleurs démonstrativement, comme nous l'avons déjà montré, et comme il paraîtra davantage dans la suite, qu'il n'y a rien de si élevé que la sagesse de Dieu, rien de si juste que ses jugements, rien de si pur que sa sainteté, et rien de plus immense que sa bonté.".
J'ai lu le livre de ce célèbre Anglais, dont vous venez de parler. Je l'estime beaucoup, et j'y ai trouvé de belles choses. Mais il me semble qu'il faut aller plus avant, et qu'il faut même s'écarter de ses sentiments lorsqu'il en a pris qui nous bornent plus qu'il ne faut et ravalent un peu non seulement la condition de l'homme, mais encore celle de l'univers".
Le Système de l'Harmonie préétablie est un système de communication.L'harmonie est une métaphore, que Leibniz reconnaît avoir empruntée à l'art ; la communication est un concept, qui, réglant les rapports perçus entre les éléments, produit et fait fonctionner le système comme tel.La notion de communication s'analyse en termes de correspondance, connexion, liaison, commerce, concomitance, accord, entr'expression (ou, figure négative, entr'empêchement). Lancée dans la controverse avec les cartésiens, elle s'applique à la relation de l'âme au corps ; mais encore des corps aux corps, des substances aux substances, des âmes aux âmes, des esprits aux esprits ; mais aussi à ce qui réunit ou sépare les religions, les églises, les savoirs, les cultures.La communication traverse le système du monde comme celui des textes : elle est de physique, de métaphysique, de morale, de théologie, d'épistémologie.
Trente Problèmes sur la Création est la première traduction de l'édition latine publiée en 1635 sous le titre de De Creatione Problemata XXX, il y a près de 400 ans. Cette oeuvre introduite par le traducteur primé de Lévi ben Gershon (Gersonide/Ralbag) et philosophe, Prof. Seymour Feldman, nous présente l'un des problèmes les plus discutés et disputés de la philosophie ancienne, médiévale et moderne : savoir si l'univers est créé ou s'il est infini. Manassé Ben Israël relève le défi, avec le recours non seulement aux textes juifs, mais aussi aux sages des Nations et "s'applique alors à réfuter les arguments avancés pour prouver la thèse de l'éternité et à défendre la création, en utilisant des arguments philosophiques et scientifiques". (Feldman, Trente Problèmes, Introduction, I, p. 1)
L'oeuvre majeure du Rabbin Moïse Almosnino (1515-1580), Conduite de Vie , demeure à ce jour une référence incontournable de la littérature classique judéo-espagnole, enfin disponible en français dans une première traduction. D'abord publiée en ladino en 1564 sous le titre de "Sefer Hanhagat ha-ayyim" et en 1729 sous "Regimiento de la vida" , cette édition en trois tomes fait partie de la prestigieuse collection Veritas è terra orietur. L'introduction de Jean-Pierre Rothschild, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EPHE, spécialisé en philosophie médiévale, éclaire le lecteur sur les fondements et les enjeux de l'oeuvre. Le premier tome vise à donner des conseils pratiques pour mener une bonne vie dès le plus jeune âge. Il accentue la distinction entre les biens spirituels, physiques et externes (I, ch. 1-3), incluant des propositions sur les habitudes alimentaires, le sommeil et le réveil, le coucher et le lever, la marche et la position assise, la parole et le silence (I, ch. 4-10), les 4 types de discours (I, ch. 11), pourquoi les justes meurent jeunes (I, ch. 11). Enfin, il aborde des questions sur l'eschatologie, la philosophie classique et la théodicée (I, ch. 12-14). Conduite de Vie s'inspire largement de l'Ethique à Nicomaque, mais dépasse cette source en s'inscrivant à l'intersection universelle de plusieurs traditions : la philosophie gréco-arabe, la scolastique judéo-chrétienne, le judaïsme classique séfarade et la pensée juive médiévale. Ainsi, cet ouvrage contribue à la paix et à la compréhension interculturelle des peuples.
L'oeuvre majeure du Rabbin Moïse Almosnino (1515-1580), Conduite de Vie, demeure à ce jour une référence incontournable de la littérature classique judéo-espagnole, enfin disponible en français dans une première traduction. D'abord publiée en ladino en 1564 sous le titre de "Sefer Hanhagat ha-ayyim" et en 1729 sous "Regimiento de la vida" , cette édition en trois volumes fait partie de la prestigieuse collection Veritas è terra orietur. L'oeuvre a pour vocation de vulgariser les enseignements intemporels de l'éthique, selon les mots de l'auteur : "Dans tout ce qui a été dit, mon intention était seulement de te faire comprendre que celui qui suit le chemin de la vertu et les coutumes, qui s'instruit des bonnes et des pures connaissances depuis l'enfance, celui-là vit une vie heureuse et satisfaisante. (I, ch. 2)" Ce deuxième tome aborde la confusion de l'indéterminisme avec le libre arbitre (II, ch. 1) et comment les vertus naissent du libre arbitre pour surpasser la force du destin (II, ch. 2), leurs conditions (II, ch. 3) ; les trois types de force ou courage, qui est la première vertu (II, ch. 4), ses 5 propriétés et 11 conditions (II, ch. 5) ; ainsi que les dix vertus éthiques, la tempérance (II, ch. 6), les seize propriétés de la libéralité (II, ch. 7-8), la magnificence (II, 9), la magnanimité et ses 50 propriétés (II, 10-12), la modestie (II, 13), la mansuétude (II, 14-16), l'affabilité (II, 17), la honneteté ou vérité (II, 18-19), et la courtoisie (II, 20), en reprenant l'ordre et la numérotation de l'Ethique à Nicomaque d'Aristote (II, ch. 1-20). Conduite de Vie s'inspire largement de l'Ethique à Nicomaque, mais dépasse cette source en s'inscrivant à l'intersection universelle de plusieurs traditions : la philosophie gréco-arabe, la scolastique judéo-chrétienne, le judaïsme classique séfarade et la pensée juive médiévale. Ainsi, cet ouvrage offre une unique contribution à la connaissance et à la compréhension de la pensée classique et de l'éthique, tout en favorisant un dialogue interculturel plus large et la paix entre les peuples.