Les mutations sociales et économiques des sociétés françaises et belges, les processus de décentralisation de l'Etat français conduisent de nombreux décideurs, politiques, responsables associatifs à solliciter des diplômés de sociologie pour les aider à mieux comprendre les transformations en cours, et à intervenir sur les entreprises, les institutions, les populations et sur des problèmes sociaux tels que la pauvreté, l'exclusion, la santé, l'emploi, etc. Cet ouvrage propose, à partir d'enquêtes menées auprès de sociologues praticiens et de leurs employeurs, en Belgique et en France, une réflexion sur les conditions de l'intervention sociologique et de l'expertise du sociologue. Le livre invite le lecteur à une analyse nouvelle et inédite des modes de compréhension et de résolution des problématiques auxquelles nous sommes tous confrontés. Il ne s'agit pas d'étudier les demandes de sociologie ni de décrire les métiers de sociologue, mais davantage d'analyser les interarctions entre les Etats sociaux, les systèmes demandeurs d'expertise et les sociologues experts. Plus concrètement, cet ouvrage tente de répondre à plusieurs questions que pose l'expertise du sociologue, et en particulier Comment le sociologue construit son identité professionnelle à par tir de sa position d'expert ? Comment le sociologue praticien mobilise ses compétences de sociologie dans l'action et s'engage dans des espaces organisateurs ? Comment le sociologue allie l'engagement et la distance critique ? Comment des employeurs définissent l'expertise attendue du sociologue ...
La rose des vents est un outil d'orientation qui indique les points cardinaux. C'était une figure à quatre, huit et jusqu'à trente-deux directions dont les marins grecs de l'Antiquité usaient déjà pour s'orienter lorsqu'ils naviguaient loin des côtes. Elle était très présente au Sénégal, terre la plus à l'ouest du continent africain, où par le passé de si nombreux navires ont accosté, et qui fut aussi, de façon plus glorieuse, la première terre d'atterrissage des pionniers de l'aviation comme Mermoz...Dans ce récit, cette figure d'orientation tient une place symbolique que l'on approche inexorablement sans le savoir, à l'image d'une narration qui prend la forme de la recherche d'un itinéraire perdu.Le lecteur est entraîné dans une expérience inouïe qui consiste, après plus d'un demi-siècle d'oubli, à tenter de retrouver un passé perdu dont les seuls témoins sont des mots conservés dans la mémoire d'une enfant de dix ans qui avait fini par les oublier et qui reviennent peu à peu à la conscience. Il devient le témoin d'une expérience de vie et d'écriture encore jamais tentée.Le monde qui en surgit est celui de la dernière décennie d'un passé colonial qui prit fin avec l'indépendance de ce pays le 4 avril 1960. L'auteure pose un regard sans tabou sur le passé de cette fin de colonie vécue par une enfant de dix ans.Monique Legrand est née à Dakar, sa terre d'Afrique où elle trouva et puisa l'eau précieuse de son africanité. La France fut une terre d'accueil où elle trouva sa résilience dans l'étude des langues et cultures de l'Antiquité. Agrégée de lettres classiques et auteure d'articles et d'ouvrages sur l'Antiquité, elle s'est attachée à mener une réflexion et une action de terrain pour concilier la mémoire des cultures dans toute la richesse de leur expression.
Encore jeunes, en bonne santé, bénéficiant des ressources culturelles et économiques de bon niveau, les nouveau retraités ne peuvent plus et ne veulent plus être assimilés aux retraités oisifs et dépendants des générations antérieures. Les modèles de retraite mort sociale ou de retraite-loisir ne correspondent plus à leurs aspirations. Ils souhaitent mener une vie post-professionnelle organisée autour de plusieurs pôles non exclusifs : la vie familiale, la culture et les loisirs, mais aussi l'engagement dans des activités d'utilité sociale.
La Symphonie discordante de l'Europe sociale analyse les multiples aspects sous lesquels se présente aujourd'hui l'ambition de réaliser une " Europe sociale ". De nombreux chercheurs - juristes, sociologues, politologues -, français et étrangers, livrent ici leurs observations et conclusions sur cette aspiration et sa mise en oeuvre. Le rôle, la place et la mobilisation de la " société civile ", l'effectivité de la démocratie participative ou d'un dialogue social élargi, l'action des associations et ONG, celle des pouvoirs publics, etc., sont évalués à l'aune des attentes, des stratégies, des présupposés des différents partenaires censés faire l'Europe sociale. Un livre fort sur ce que l'on dit être la construction d'une " Europe sociale ", sur ses atouts, ses faiblesses, et qui tend à montrer aussi combien celle-ci ne saurait s'abstraire du reste du monde.