Gangsters. Criminels, flics, victimes, témoins, USA 1930-1960. Photographies de presse
Leflot Christophe - Marchal Olivier
HEREDIUM
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EAN :9782810422166
L'histoire des Etats-Unis, dans la première moitié du XXe siècle, regorge de figures de gangsters hautes en couleur, comme celles d'Al Capone, John Dillinger, Bonnie et Clyde, qui illustrèrent l'âge d'or mythique du grand banditisme. A eux les grosses manchettes des journaux nationaux et de l'étranger, les biographies, les films relatant leurs méfaits. Pourtant, vous ne les trouverez pas dans ce livre, qui ne leur est pas consacré. Car il est d'autres malfrats, obscurs inconnus, sans gloire ni panache, des John T. Honeycutt, Marion Barhart, Charles Jefferson et Irene Kelly, et tant d'autres, qui sillonnèrent le pays à la même époque, semant la terreur sur leur passage, perçant des coffres-forts, arnaquant, assassinant. Tout comme leurs illustres collègues, mais ceux-là n'eurent droit qu'à quelques articles dans les chroniques locales. Puis ils sombrèrent dans un oubli mérité. Gangsters propose près de 200 portraits photographiques d'époque, qui sont autant de documents rares, la plupart inédits, concernant ces voyous du quotidien. Cet ouvrage rassemble des photographies d'agences de presse, prises sur le vif dans les commissariats, à l'arrivée des suspects, lors de la garde à vue ou de la présentation au juge d'instruction. Des documents de première main, empreints de réalisme et d'humanité. Par-delà l'évocation de ces petites frappes sans envergure, c'est le visage des Etats-Unis, fracturés par la Grande Dépression, qui se révèle. Une Amérique inconnue, celle des bas-fonds, à la réalité sordide, se dévoilant au travers de ces images de gens désespérément communs, pris dans la tourmente d'une époque implacable. Un témoignage saisissant, une fenêtre sur l'Histoire.
Mosaïque d'ocres rougeoyantes, de landes celtiques, de jungles luxuriantes, de sommets himalayens, cet ouvrage vous invite au plus grand voyage qui soit, un tour du monde à travers les plus prodigieux décors naturels de l'Hexagone. C'est toute la puissance d'une nature magique qu'exaltent les photographies de Fabrice Milochau, sublimées par six dépliants panoramiques. Sous la plume de Frédérique Roger se dessine l'étonnante histoire de ces sites naturels d'exception qui, à travers des soubresauts géologiques et climatiques incroyables, ont transformé ta France en une véritable planète...
Des plans d'architecte raffinés et élégants, des dessins d'époque et des schémas d'élévation évocateurs, des photographies soulignant l'innovation et la technologie qui se cachent derrière 50 phares historiques construits dans le monde entier entre le XVIIIe et le XXe siècle. Des textes passionnants retraçant les exploits techniques ainsi que la vie quotidienne des gardiens de phare et les sauvetages héroïques que nombre d'entre eux ont accomplis.
Cet ouvrage présente les plus grands photographes des XXe et XXIe siècles et nous raconte l'histoire de leurs clichés les plus emblématiques, devenus images iconiques du siècle dernier : Migrant Mother, de Dorothea Lange, Mort d'un soldat républicain, de Robert Capa, Le Baiser de l'Hôtel de ville, de Robert Doisneau... Richement illustrée, cette magnifique fresque visuelle nous raconte aussi et surtout l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui, armés de leur seul appareil photo, se sont engagés pleinement dans leur art, ont parcouru le monde et ont souvent risqué leur vie pour saisir avec génie l'essence de leur époque et nous transmettre leurs émotions, leurs indignations et leurs espoirs.
Une histoire mondiale des tueurs en série. Qui sont-ils ? Depuis quand plongent-ils leurs griffes dans le corps de leurs victimes ? Est-ce un phénomène criminel mondial ? Quand le terme de " tueur en série " apparaît-il ? Comment la presse accompagne-t-elle leur évolution ? Comment les forces de police s'adaptent-elles pour contrer la menace qu'ils font peser ? Du XIXe siècle à nos jours, Fabrice d'Almeida et Marjorie Philibert remontent le fil des enquêtes les plus célèbres tout en suivant l'évolution de la presse et des techniques de police. Car les tueurs en série n'ont rien d'exceptionnel ; ils expriment seulement la face cachée de nos sociétés et incarnent un fantasme collectif.
Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.