Platon engage très tôt le dialogue avec les hédonistes, dès le Protagoras, où il donne l'impression sans doute trompeuse de les rejoindre, en anticipant l'utilitarisme moderne de Bentham et de Mill. De façon générale, la réprobation de l'hédonisme est chez lui inconditionnelle, tempérée toutefois, à partir de la République, par la condamnation en vis-à-vis des esprits subtils qui identifient souverain bien et pensée. A l'endroit du plaisir, la position riche et nuancée de Platon connaît une évolution : si le Gorgias et le Phédon le dénigrent à peu près sans réserve, l'introduction de la notion de plaisirs vrais, distingués des plaisirs en trompe-l'oeil, ou l'affirmation de l'existence de rapports étroits entre plaisir et vertu, conduisent à lui réserver une meilleure place dans la vie bonne, ainsi qu'en témoignent le Philèbe et les Lois. . . René Lefebvre, né en 1954, est professeur à l'université de Rennes 1, où il enseigne l'histoire de la philosophie antique. Il est l'auteur de quelques dizaines d'articles consacrés à cette discipline. Il vient de publier avec Laurence Villard, Le plaisir. Réflexions antiques, approches modernes, aux Publications des Universités de Rouen et du Havre.
Nombre de pages
332
Date de parution
10/07/2007
Poids
550g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296036963
Titre
Platon, philosophe du plaisir
Auteur
Lefebvre René
Editeur
L'HARMATTAN
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155
Poids
550
Date de parution
20070710
Nombre de pages
332,00 €
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Le droit, le correct, le légitime, l'égal, le légal, l'impartial, l'équitable, le justifié, l'ajusté, le jugé, comme encore l'utile ou le bon, ces notions sont liées à celle de justice. Comment précisément définir le juste, appelé à s'exercer dans des sphères multiples très différentes les unes des autres? Nous nous proposons d'examiner la façon dont l'idéal de justice s'est historiquement compris lui-même. Dans l'antiquité gréco-romaine tout d'abord, d'Hésiode et Anaximandre au cosmopolitisme stoïcien. Dans le milieu de la pensée anglo-saxonne moderne ensuite, qui fait état de sentiments moraux et laisse une place importante au calcul utilitariste. Les discussions américaines récentes, où s'opposent utilitaristes et libéraux, libéraux entre eux, libéraux et communautariens, trouveront également ici un écho. Sur la collection Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.Si la collection "Philo-notions" (anciennement Philobac) s'adresse d'abord aux élèves des classes terminales, elle vise surtout à permettre à chacun ? élève ou étudiant ? un approfondissement du travail philosophique: c'est la raison pour laquelle l'accent à été mis, délibérément, sur les problèmes de méthode. Mais ce souci méthodologique n'est jamais dissociable, pour nous, de l'exigence proprement conceptuelle. Cette vingtaine de notions philosophiques, dont la collection "Philo-notions" offre l'étude, est, en un sens, toute la philosophie. C'est pourquoi elle s'adresse, au fond, à tous ceux qui sont curieux de penser.
Introduisant à la psychologie d'Aristote, mais aussi à l'histoire de la pensée philosophique sur l'imagination, que découvre Aristote, cet ouvrage entend montrer le caractère à cet égard fondateur du traité De l'âme. L'auteur a publié plusieurs articles sur les sources grecques de l'imagination dans des revues françaises et étrangères. Il est également l'auteur, chez Ellipses, d'une introduction à la Politique d'Aristote, et d'un commentaire de Métaphysique (lambda 7). Sur la collection Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.'Philo-textes"présente, pour les élèves des classes Terminales comme pour les étudiants, un texte bref (opuscule ou extrait d'une oeuvre majeure) qui est commenté de manière à la fois précise, rigoureuse et accessible à un lecteur non spécialiste. La vocation de"Philo-textes"est donc de s'adresser à un large public qui a le souci de lire les textes fondamentaux du corpus philosophique."
Entre la République de Platon et les grandes oeuvres de la philosophie politique moderne, on oublie parfois la Politique d'Aristote, qui paraît dater : Aristote est favorable à l'esclavage, sexiste, méprise le travail manuel, et ne reconnaît comme État que la cité grecque. De plus, il ne se laisse pas aisément récupérer par la pensée contemporaine, n'étant ni démocrate, ni libéral, ni égalitariste. Pourtant, quand il s'agit de distinguer entre les régimes, de comprendre la nature de chacun et les conditions de leur stabilité à tous, d'indiquer la voie du compromis entre les groupes sociaux, ou encore, dans ses rapports avec l'économie ou avec la morale, de définir et louer la politique en termes de justice, d'amitié, d'intérêt commun ou d'épanouissement humain, on ne peut se passer d'Aristote. La difficulté même qu'on éprouve à résumer sa position, faite de tensions et de nuances, est signe de la richesse du propos, à la fois plus réaliste que le propos platonicien, et cependant comme lui soucieux d'identifier le régime le meilleur.