Eléments de rythmanalyse et autres essais sur les temporalités
Lefebvre Henri ; Revol Claire ; Paquot Thierry
ETEROTOPIA
17,00 €
Epuisé
EAN :9791093250359
Théoricien de la critique de la vie quotidienne, Henri Lefebvre (1901-1991), s'intéresse aussi bien aux habitudes, à la routine, aux rites calendaires qu'aux rythmes individuels et sociaux, qui donnent là chacun, comme à toute société, son tempo. L'ordinaire entrelace mille et un rythmes et combine aussi bien des moments répétitifs, comme dans l'usine taylorisée, que des ruptures festives ou cultuelles. Avec l'urbanisation les temporalités se modifient, le temps vécu se distingue à la fois du temps représenté et du temps rêvé. Pas de territorialité sans ses temporalités, d'où une rythmanalyse que Bachelard avec esquissée et que Lefebvre élabore en recherche. Publiés en 1992, ces Éléments de rythmanalyse. Introduction à la connaissance des rythmes, augmentée d'« Essai de rythmanalyse des villes méditerranéennes » rédigé avec Catherine Régulier.
Nombre de pages
161
Date de parution
24/09/2019
Poids
262g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791093250359
Titre
Eléments de rythmanalyse et autres essais sur les temporalités
Auteur
Lefebvre Henri ; Revol Claire ; Paquot Thierry
Editeur
ETEROTOPIA
Largeur
150
Poids
262
Date de parution
20190924
Nombre de pages
161,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aujourd'hui dans la pensée théorique comme dans la pratique sociale et politique, la notion de différence confirme son importance dans plusieurs domaines : la philosophie, la sociologie, la linguistique, l'analyse littéraire, les études économiques, etc. Tantôt il s'agit de différence entre les modèles économiques et les vues vers une autre société ou des différences entre les peuples, les sociétés et cultures. Tantôt il s'agit en philosophie du concept logique de la différence et de son rapport avec les différences concrètes. La confrontation entre ces sens, la convergence et la synthèse ne sauraient être élucidées sans l'examen des oeuvres maîtresses qui dominent notre époque, celle de Hegel, de Marx et de Nietzsche. Le monde de la différence s'annonce comme une autre façon de penser et de connaître, d'agir et de vivre".
La Praxis est le point de départ et le point d'arrivée du matérialisme dialectique. Ce mot désigne philosophiquement ce que le sens commun appelle : "la vie réelle", cette vie qui est à la fois plus prosaïque et plus dramatique que celle de l'esprit, spéculatif. Le but du matérialisme dialectique n'est autre que l'expression lucide de la Praxis, du contenu réel de la vie - et corrélativement la transformation de la Praxis actuelle en une pratique sociale consciente, cohérente et libre. Le but théorique et le but pratique - la connaissance et l'action créatrice - sont inséparables. HENRI LEFEBVRE.
Il y a un siècle et demi, Karl Marx - peu avant la révolution de 1848, et en rapport étroit avec la fermentation révolutionnaire de l'Europe - aperçut, au départ dans l'indifférence générale, les grandes lignes de ce vaste ensemble théorique qui devait porter le nom de marxisme. Dès que l'influence et le rayonnement du marxisme commencèrent à s'imposer, les interprétations plus ou moins erronées et autres exégèses de son oeuvre se multiplièrent. En partant de l'oeuvre de l'auteur du Capital, Henri Lefebvre, dans cette introduction lue par des générations d'étudiants, expose la "conception du monde" développée par Marx, conception philosophique, morale, sociologique, historique, économique et politique qui a profondément marqué le monde contemporain.
Mumford Lewis ; Cruz-Pierre Azucena ; Paquot Marti
Les Brown Decades ont commencé après la guerre de Sécession : elles ont pris fin avec l'adoption de la frontière. La couleur de la vie en Amérique a changé par la suite. L'électricité a effectué des progrès pour notre civilisation mécanique : la période néotechnique était née. Les nouveaux appareils de libération du territoire, l'automobile, l'avion et la radio, ont été inventés : l'atome a révélé la complexité insoupçonnée et la psychologie a mis en lumière des profondeurs jusqu'alors intactes dans l'esprit. A côté de ces impulsions vives à la réflexion et à l'action sont des éléments plus sombres, aussi sombres que tout ce qui a été généré par la guerre de Sécession : la journée du pionnier industriel finie, un impérialisme agressif commençait la recherche de nouveaux marchés et par une centralisation constante du pouvoir et de la richesse, des villes monstrueuses ont commencé leur existence : l'embrigadement des hommes et de la culture de choses ont suivi. Les Brown Decades finissaient : leurs créateurs et initiateurs ont été négligés, jetés avec mépris de côté, leurs espoirs sont devenus insolvables ; leurs seuls monuments ont ironiquement défié le temps. Nous avons gagné et nous avons perdu. Qui peut pleinement montrer où, qui peut estimer combien ? Un changement définitif dans notre vie a eu lieu vers 1895 et il y a quelque chose derrière celui qui se perd dans un simple compte des choses, des forces, des machines, des institutions, des événements : quelque chose qui nous échappe encore et semble détenir un indice. C'était peut-être que seulement une couleur. Mais ce qui était valable dans l'art et dans la pensée des Brown Decades n'a pas cessé d'exister, même si cela a été temporairement oublié. Si l'on met l'accent sur les personnes négligées des Brown Decades, il n'y a pas a dénigrer les leaders reconnus ou a rabaisser tout à fait leur travail : il s'agit plutôt de placer la totalité de la somme des réalisations dans une meilleure perspective et de mettre en premier plan les noms les plus illustres. Quand les artistes s'appelaient - Olmsted, Roebling, Richardson, Ryder - les Brown Decades devenaient dans les arts ce qu'était le Guilded Age dans la littérature : l'accomplissement du passé et un point de départ pour l'avenir. Ce travail mène-t-il vers notre propre génération ? Oui, au moins, dans une certaine mesure. Vers une réalisation encore plus solide que la nôtre ? Espérons-le.