Chu 'eh·Chun (Zhu Dequn) fut un artiste chinois majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Né en 1920, il suit les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fengmian, l'un des principaux hérauts d'une synthèse entre la tradition chinoise et la modernité occidentale. A la fin de ses études, il devient lui-même professeur à Nanjing, puis Taipei, où il sert de modèle à plusieurs générations d'artistes abstraits. En 1955, il embarque pour la France où il fréquente, comme tant d'autres artistes chinois, la Grande Chaumière. Toutefois, l'événement majeur pour l'évolution de son art est la découverte en 1956 de l'oeuvre de Nicolas de Staël. Il passe alors définitivement à l'abstraction. Il intègre rapidement et mêle dans ses toiles plusieurs éléments du vocabulaire plastique de l'école de Paris, des aplats de couleur de Nicolas de Staël (1914-1955) à l'expressivité gestuelle de Hans Hartung (1904-1989). Toutefois, l'inscription de son oeuvre au sein de l'école de Paris est dès le début des années 1960 enrichie de références à la tradition artistique chinoise, que ce soit dans les titres ou dans l'évocation de paysages esquissés, dont les modulations rappellent les lavis d'encre ainsi que, parfois, les compositions picturales de son pays d'origine. C'est l'élaboration de cette nouvelle synthèse qui lui vaut sa célébrité et son statut sur la scène contemporaine. Pour la première fois un ouvrage rassemble une magnifique sélection d'oeuvres sur papier de l'artiste, effectué par son fils.
Nombre de pages
80
Date de parution
14/10/2016
Poids
675g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782353402458
Titre
Chu Teh-Chun. Oeuvres sur papier
Auteur
Lefebvre Eric
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
228
Poids
675
Date de parution
20161014
Nombre de pages
80,00 €
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Les oeuvres rapportées d'Orient par Henri Cernuschi en 1873 témoignent du premier regard porté par les amateurs européens sur la peinture chinoise. Elles constituent le coeur d'une collection de peintures anciennes, qui, à la suite d'une campagne de restauration de plus de quinze ans, sont ici publiées pour la première fois.La collection du musée Cernuschi permet en effet d'évoquer de nombreux peintres de la Chine impériale, actifs dans les cercles lettrés de l'époque Ming (1368-1644) ou à la cour des empereurs Qing (1644-1911). Grâce aux liens qui unissent le musée aux artistes depuis les années 1940, la collection est surtout associée aux noms des grands créateurs qui ont écrit l'histoire de la peinture chinoise du XXe siècle. Reflets d'une Chine républicaine (1911-1949) secouée par les mutations historiques et travaillée parla modernité, ces oeuvres nous montrent également le destin des artistes tentés par l'Occident, qui ont choisi Paris comme espace de création. Cet ouvrage réunit un ensemble de cent vingt peintures présentées par Éric Lefebvre, conservateur du Patrimoine et responsable du cabinet d'Arts graphiques du musée Cernuschi.
En réaction aux pressions militaires, politiques et économiques subies par la Chine depuis les guerres de l?opium, une partie des élites intellectuelles chinoisesa pris la décision de se tourner vers l?occident pour moderniser le pays. A partir des années 1920, de plus en plus d?artistes se rendirent en Europe: Paris devait accueillir un grand nombre d?entre eux. Du séjour parisien résulta une profonde rupture avec les traditions artistiques chinoises, non seulement du point de vue technique (adoption de la peinture à l?huile ou de la sculpture en ronde-bosse), mais aussid u point de vue des sujets représentés notamment du corps et les recherches sur le nu, dont l?oeuvre de Sanyu (Chang Yu) témoigne de manière emblématique. Si des tempéraments artistiques très différents se sont affirmés parmi les étudiants chinois présents à Paris, un certain nombre d?expériences communes permettent d?envisager ces années de formation comme une aventure collective. Tout d?abord, l?influence déterminante du contexte dans lequel lespeintres firent leur apprentissage: l?enseignement académique dispensé par l?Ecole des beaux-arts marqua durablement les artistes, qui, comme Xu Beihong, y firent leurs études, tandis que les peintresinscrits dans les académies indépendantes, tel PangXunqin, semblent avoir été sensibles plus tôt à l?influencedes avant-gardes. Il faut enfin rappeler que Paris était aussi un point de départ vers l?Europe. Après leur passage par la capitale française, Xu Beihong et Lin Fengmian séjournèrent en Allemagne, Pan Yuliang étudia la sculpture à Rome et Wu Zuoren s?établit à Bruxelles. Au-delà de la formulation d?une oeuvre personnelle, l?expérience parisienne a eu des répercussions indirectes sur la formation de toute une génération d?artistes chinois. A leur retour en Chine, Xu Beihong et Lin Fengmian, tous deux anciens étudiants de l?Ecole des beaux-arts, ont joué un rôle décisif dans la fondation de l?enseignement de la peinture en Chine. Leurs recherches aboutirent à des formes contrastées de synthèse entre les deux traditions artistiques. Parallèlement, la transposition des techniques de création occidentales et du système des beaux-arts en Chine a permis de former la génération d?artistes qui sont venus à Paris après 1945: parmi lesétudiants formés par Lin Fengmian figuraient Zao Wou-ki(Zhao Wuji), Chu Teh-chun (Zhu Dequn) et Wu Guanzhong.
Mouchoirs imprégnés de larmes, veille sans sommeil. Nuit profonde, son des chants du palais de devant. Femme au teint encore rose et déjà délaissée, Penchée sur son brûle-parfum, en attendant l'aube.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.