Quel regard une historienne porte-t-elle sur un passé qui lui est proche, si proche qu'il est le sien ou celui des siens ? De quelle manière la mémoire familiale et la profession historique peuvent-elles se nouer l'une à l'autre, sans se confondre ?Entre archives publiques et privées, entretiens et travaux scientifiques récents, Camille Lefebvre reconstitue les trajectoires de ses quatre grands-parents, hommes et femmes ordinaires trébuchant sur des événements extraordinaires. Se dessinent des parcours de chair et d'os, qui relient Oran aux confins de la Bessarabie, les campagnes de la Seine-Inférieure aux prisons franquistes.Le récit de ces vies marquées, parfois brisées, par les pogroms, la colonisation, les guerres, la Shoah, l'engagement communiste et la Résistance, illustre ce que peut nous faire l'histoire, mais aussi ce que nous pouvons faire d'elle.4e de couverture : Quel regard une historienne porte-t-elle sur un passé qui lui est proche, si proche qu'il est le sien ou celui des siens ? De quelle manière la mémoire familiale et la profession historique peuvent-elles se nouer l'une à l'autre, sans se confondre ?Entre archives publiques et privées, entretiens et travaux scientifiques récents, Camille Lefebvre reconstitue les trajectoires de ses quatre grands-parents, hommes et femmes ordinaires trébuchant sur des événements extraordinaires. Se dessinent des parcours de chair et d'os, qui relient Oran aux confins de la Bessarabie, les campagnes de la Seine-Inférieure aux prisons franquistes.Le récit de ces vies marquées, parfois brisées, par les pogroms, la colonisation, les guerres, la Shoah, l'engagement communiste et la Résistance, illustre ce que peut nous faire l'histoire, mais aussi ce que nous pouvons faire d'elle.
Nombre de pages
197
Date de parution
20/01/2022
Poids
214g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782713228902
Titre
A l’ombre de l’histoire des autres
Auteur
Lefebvre Camille
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
214
Date de parution
20220120
Nombre de pages
197,00 €
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Résumé : Au début du xxe siècle, quatre-vingts militaires français accompagnés de six cents tirailleurs envahissent deux puissantes villes du Sahara et du Sahel. La France, comme plusieurs autres pays européens, considère alors les territoires africains comme des espaces à s'approprier. Elle se substitue par la force aux gouvernements existants, au nom d'une supériorité civilisationnelle fondée sur le racisme. Depuis le coeur de ces deux villes, grâce à une documentation exceptionnelle, Camille Lefebvre examine comment s'est imposée la domination coloniale. Militaires français, tirailleurs, mais aussi les sultans et leur cour, les lettrés et les savants de la région, sans oublier l'immense masse de la population, de statut servile ou libre, hommes et femmes : tous reprennent vie, dans l'épaisseur et la complexité de leurs relations. Leur histoire révèle la profondeur des mondes sociaux en présence ; elle retisse les fils épars et fragmentés des mondes enchevêtrés par la colonisation. Les sociétés dans lesquelles nous vivons, en France comme au Niger, sont en partie issues des rapports de domination qui se sont alors noués ; s'intéresser à la complexité de ce moment nous donne des outils pour penser notre présent.
Après L'Ile des morts, Cinabre invite Nicolas Lefebvre et Camille Zisswiller à laisser libre cours à leur imagination à partir de l'oeuvre de leur choix. Les deux artistes ont élu Saint Christophe de Konrad Witz (vers 1435, Kunstmuseum Basel) comme point de départ de leur processus créatif. Confrontant l'écriture de fiction à l'exploration visuelle, l'oeuvre publiée dans Depuis ces épaules interroge les rapports possibles entre un motif pictural ancien et une compétition sportive d'aujourd'hui. --- Ce que contient le livre La nouvelle nous plonge dans les pensées de son narrateur, en pleine course de trail. La description de son monde intérieur est prolongée par des illustrations colorées, constituant des visions rêvées du paysage de montagne que le narrateur traverse - mais n'y a-t-il vraiment qu'un seul narrateur ? Le tout est réalisé à quatre mains et produit sous forme d'un livre à collectionner. --- Ce à quoi ressemble le livre 17 x 22,8 cm à la française, intérieur imprimé à 4 couleurs sur 96 pages de papier Muncken Lynx de 150 grammes, couverture imprimée à 4 couleurs et 1 fer à chaud holographique sur du papier Wibalin Natural Amethyst de 130 grammes contrecollé sur du carton de 2 mm, cahiers cousus et brochés. --- Lefebvre Zisswiller Par le biais de la vidéo, de la photographie et de l'écriture, Camille Zisswiller et Nicolas Lefebvre construisent un travail commun et interrogent le mythe à travers des modes de récits oscillant entre réalité et fiction. Formés à l'histoire de l'art, aux techniques et aux modes de diffusion de l'image, leur recherche questionne le rapport texte-image dans un large spectre, à travers des réalisations allant de l'objet livre à l'installation d'art contemporain. Ces dispositifs tentent d'approcher le réel " par surprise " dans un intervalle entre l'écriture et ce qui est formulé au-delà du langage. --- Une publication initiée par les éditions Cinabre, diffusée et distribuée grâce à Archibooks.
Roussel Camille ; Deschamps Thomas ; Lefebvre Mari
De 1863 à 1872, Constance Descarpentries a entretenu une correspondance entre Lille et Valenciennes avec son amie Cornélie Frache. Au fil des lettres, Constance évoque ses études, son métier d'institutrice, ses amitiés, ses doutes et ses soucis. Parfois naïve et conformiste, elle se révèle aussi intéressée par la politique et soucieuse de la condition féminine. Pendant cinq ans, elle partage, rue Princesse à Lille, la vie de la famille Maillot. Elle est la gouvernante de trois des filles : Marie, Jeanne et Noémie. On entre ainsi dans l'intimité de la famille d'un industriel lillois. Quelques années plus tard, Jeanne Maillot devient la mère du général de Gaulle. En 1870, Constance se marie. Elle perd deux enfants en bas âge : Robert en 1871 et Albert en 1872. Elle décède la même année 1872 probablement des suites de son accouchement à l'âge de 27 ans. Ce destin tragique rend particulièrement émouvant les cinquante lettres qu'elle a adressées à son amie. Son écriture révèle à la fois sa fragilité, sa sensibilité et son intelligence.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.