Leeman Richard ; Buchloh Benjamin Heinz-Dieter ; L
REGARD
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EAN :9782841054022
Avec cette étude Richard Leeman, tente d'éclairer les malentendus successifs qui accompagnèrent la réception de l'?uvre de Cy Twombly aux Etats-Unis, tant auprès de la critique que du public et des institutions. Auteur de l'unique monographie existante consacré à Cy Twombly, Richard Leeman, nous livre un passionnant essai : Cy Twombly et la critique américaine. Une histoire. 1951-1995. Aussi étonnant que cela puisse paraître, après la première exposition de l'artiste en 1951, celui-ci dû attendre 1994, afin que le MoMA lui consacre sa première rétrospective. Avec cette étude Richard Leeman, tente d'éclairer les malentendus successifs qui accompagnèrent la réception de l'?uvre de Cy Twombly aux Etats-Unis, tant auprès de la critique que du public et des institutions. Richard Leeman est professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université Bordeaux Montaigne. Il a publié Cy Twombly : peindre, dessiner, écrire (Le Regard, 2004) et dirigé plusieurs ouvrages (Le Demi-siècle de Pierre Restany, Ed. des Cendres ; INHA, 2009 ; Michel Ragon, critique d'art et d'architecture [avec Hélène Jannière], Presses universitaires de Rennes, 2013). Ses recherches actuelles portent sur le discours et les représentations historiques du XXe siècle (Le Critique, l'art et l'histoire : de Michel Ragon à Jean Clair, Presses universitaires de Rennes, 2010), sur des questions théoriques relatives à l'interprétation, ainsi que sur l'art actuel. Il anime depuis 2013 le " Séminaire sur l'art d'aujourd'hui ", lieu de rencontres et de recherches sur l'art contemporain. Benjamin H.D. Buchloh nait à Dusseldorf en 1945. Historien d'art allemand, il est spécialisé dans l'art européen et américain de l'après-guerre. Il est professeur d'art moderne à l'université Columbia et à Harvard.
Nombre de pages
296
Date de parution
01/09/2022
Poids
1 100g
Largeur
175mm
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EAN
9782841054022
Titre
Cy Twombly et la critique américaine
Auteur
Leeman Richard ; Buchloh Benjamin Heinz-Dieter ; L
Editeur
REGARD
Largeur
175
Poids
1100
Date de parution
20220901
Nombre de pages
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Des visions traditionalistes issues de l'entre-deux-guerres aux stratégies avant-gardistes de la jeune critique d'après-guerre, des récits canoniques de la modernité aux reconfigurations et ruptures des années soixante, du spiritualisme et de l'existentialisme des années quarante au structuralisme et au freudo-marxisme de l'après-68, le discours critique se révèle toujours aux prises avec la question historique. Julien Alvard, Jean Cassou, Jean Clair, Raymond Cogniat, Bernard Dorival, François Mathey, François Pluchart, Nello Ponente, Michel Ragon, Pierre Restany apparaissent ainsi, entre autres, comme les premiers à avoir pris en charge l'écriture d'une histoire d'un passé proche et d'un temps présent. Cette histoire, ou plutôt ces histoires, projectives, tactiques, engagées et par définition critiques, témoignent en soi d'une époque dont elles constituent un symptôme, mais elles constituent aussi largement la base de représentations historiques durables, d'un imaginaire des années cinquante et soixante.
Richard Leeman est maître de conférences en histoire de l'art contemporain à l'université de Bordeaux et conseiller scientifique à l'Institut national d'histoire de l'art, Paris.
Bizot Chantal ; Coleno Nadine ; Louis Paul ; Alvar
La collection de bijoux de créateurs contemporains appartenant à Solange Thierry-de-Saint Rapt, compte parmi les plus importantes d'Europe, si ce n'est la plus importante par sa qualité et sa diversité. Elle accueille à travers bagues, colliers, broches, bracelets, les créations les plus exigeantes et créatives, d'un fleuron d'artistes d'aujourd'hui, faisant appel à une étonnante variété de matériaux et de formes. Nous ne citerons, ici, que quelques noms, tant la liste est longue ; autour de 180 créateurs : Alma Almorean, Jacques An Lanh, Christiane Billet, Jean Boggio, Taher Chemirik, Valérie Egée, Henri Gorgat, Sophie de Kinkeln, Claude Wesel, Hervé van der Straten... S'il existe des ouvrages sur les bijoux d'artistes plasticiens, de couturiers, de designer... Celui-ci est le premier, à s'intéresser aux créateurs de bijoux de notre temps et qui plus est avec une telle richesse et exigence.
Dans cet ouvrage, l'éditeur Peter Kühnst passe en revue l'histoire du nu athlétique dans la photographie, qu'il articule en les unifiantautour de trois aspects principaux: l'histoire de la photographie, celle de la culture physique et des sports ainsi que celle de la morale et de l'éthique. Les sports et les jeux, toutes les formes de culturephysique en fait, ont toujours été pratiqués dans un état de semi-nudité. Pourtant, jamais les aspects sensuels et érotiques du sport n'avaient été célébrés avec autant d'enthousiasme qu'aujourd'hui. Peter Kühnst retrace l'histoire du nu athlétique dans laphotographie selon une périodisation en trois étapes: le milieu du XIXe siècle, avec les débuts de la photographie, la chronophotographie d'Eadweard Muybridge, le naturalisme européen et laphotographie picturale du pictoralisme; dans la deuxième partie, qui couvre la première moitié du XXe siècle, Kühnst s'attache au naturisme en Europe et aux images du nu dans les sports réalisées par des photographes représentatifs de la Nouvelle Objectivité. L'arrivée du national-socialisme s'accompagna dans la photographie d'une héroïsation du nu, influencée par le futurisme italien. L'oeuvre de Leni Riefenstahl offre un bel exemple des contradictions artistiques, historiques et idéologiques de ce courant; dans la troisième partie, Kühnst nous présente le post-modernisme et le maniérisme contemporain. Il examine un certain nombre de styles photographiques de notre époque caractérisés par la nostalgie de la tradition, la rébellion protestataire ou le coup d'oeil complice, et procède à une analyse esthétique de l'oeuvre de photographes américains tels Robert Mapplethorpe, Herb Ritts, Brute Weber et Annie Leibovitz. Biographie de l'auteur Peter Kühnst est né en 1946 à Heiligenstadt (Allemagne de l'Est). Gymnaste de stature internationale, il s'est installé à Cologne en 1974 après sa détention comme prisonnier politique en RDA. Il a étudié l'histoire et la philosophie à l'Université et au Sporthochshule de Cologne. Il a terminé en 1995 ses études post-doctorales à l'université de Bochum, où il enseigne maintenant la science des sports. Sa thèse de post-doctorat, intitulée Sports. Histoire culturelle dans le miroir de l'art, a reçu un accueil élogieux de la part de la critique.
On reconnaît immédiatement une photographie d'Helmut Newton. Comme s'il avait inventé un monde, le sien, à nul autre pareil, et une écriture photographique singulière, totalement maîtrisée, apollinienne, presque froide. Et, de Newton, l'imaginaire collectif a retenu une iconographie triomphante, solaire, faite de femmes en gloire, athlétiques, puissantes et désirantes, d'un érotisme glacé, de piscines californiennes à la David Hockney, de palaces fastueux, de fourrures et de bijoux. Bref, le monde des riches. Mais on sait moins le versant obscur, dionysiaque de l'oeuvre : la satire des riches et des puissants, l'élaboration d'un érotisme des ténèbres, où se jouent rituels SM, minerves, prothèses, enserrements du corps, et qui ouvre l'apollinisme apparent des images à la blessure dionysiaque. Jusqu'à la mise en scène des " doubles " à l'inquiétante étrangeté freudienne, des " écorchés ", des vrais-faux cadavres, des meurtres. Jusqu'à la cruelle lucidité, enfin, de son regard sur le vieillissement des corps - y compris le sien, qui fut confronté à la maladie. Surtout, et d'autant plus qu'il en a très peu parlé et s'est toujours refusé à en faire son fonds de commerce, on ignore que le jeune Helmut est d'abord un Juif berlinois rescapé de l'extermination nazie, dont la vie a sans cesse rejoué la figure mythique du Juif errant et qui trouva dans Paris, sa ville d'élection, le lieu où s'enraciner enfin, après Singapour, l'Australie, Londres et Los Angeles. Et c'est précisément à l'aune de cette judéité, jamais revendiquée comme telle mais douloureuse, que l'auteur a voulu réexaminer le corpus newtonien : en témoignent ces corps de femmes puissantes qui s'avèrent la réplique du corps aryen glorifié par le nazisme, le fétichisme des uniformes, du cuir et des casques, la présence obsédante des chiens, ou encore les portraits de Léni Riefensthal, l'égérie du Troisième Reich. Mais, de ce désastre " germanique ", Newton n'aura jamais fait la plainte amère ou rageuse : il a choisi, tout au contraire, de le magnifier. Premier essai consacré à l'oeuvre du photographe Helmut Newton.