
Eloge du bricolage. Souci des choses, soin des vivants et liberté d'agir
A travers de très courts chapitres qui sont autant de briques emboîtées les unes dans les autres, l'auteure embarque les lecteurs dans une réflexion ponctuée de questions qui donnent à son essai des allures d'enquête. Après avoir indiqué l'impasse écologique, politique et existentielle dans laquelle la "logique d'ingénieur" (calculante, instrumentaliste et planificatrice) semble nous conduire collectivement, elle explore la richesse d'une voie alternative : celle du "bricolage" . Faisant dialoguer les grands philosophes de la modernité - Spinoza, Kant - avec les penseurs de l'après-guerre - Hannah Arendt, Walter Benjamin, Claude Lévi-Strauss, Michel de Certeau, André Gorz - aussi bien que ceux de notre temps - Byung Chul Han, Timothy Morton -, elle dévoile peu à peu les facettes d'un mode de penser et d'agir qui promeut aussi bien la pratique de la collection ou du recyclage que des tactiques subversives permettant de détourner les ordres et les appareils dominants. Replongeant le "monde" dans la "nature" et faisant l'hypothèse d'une continuité entre le souci pour les choses et le soin des vivants, elle invite chacun, par la préoccupation pratique qu'il pourrait témoigner aux autres, à "être pris" autant qu'à "prendre en charge" ce qui l'entoure.
| Nombre de pages | 174 |
|---|---|
| Date de parution | 13/09/2023 |
| Poids | 180g |
| Largeur | 126mm |
| EAN | 9782130854821 |
|---|---|
| Titre | Eloge du bricolage. Souci des choses, soin des vivants et liberté d'agir |
| Auteur | Lederlin Fanny |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 126 |
| Poids | 180 |
| Date de parution | 20230913 |
| Nombre de pages | 174,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Critique en crise. Comment prétendre changer le monde d'aujourd'hui ?
Lederlin FannySi la critique est une disposition de la philosophie qui remonte à l'Antiquité, c'est avec la Modernité qu'elle en est devenue le programme. Un programme dont Kant a posé la méthode avant que Marx n'en fixe le dessein : rien de moins que changer le monde. Mais, après les terribles XIXe et XXe siècles, la critique, qui prétend articuler moralement et politiquement la théorie et la pratique, n'est-elle pas décrédibilisée par son incapacité à substituer à l'ordre du monde (" ce qui est ") un ordre plus juste et plus viable (" ce qui devrait être ") ? La question est d'autant plus pressante que l'ordre capitaliste mondial qui a pris depuis cinquante ans une forme néolibérale ne se contente pas de se maintenir : il se dégrade politiquement, socialement et écologiquement. Défiée par la complexité des problèmes actuels, la critique est en crise. Une crise qui pourrait cependant devenir l'occasion de son renouveau, à condition d'oser demander : de quoi la critique est-elle responsable ? Que peut-elle encore pour nous ?EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Agir, réagir, surréagir ?
Lederlin Fanny. Gaillard Raphael. Lecointre FrançoComment agir dans une époque obscure et incertaine ? " demande Hannah Arendt. Une question qui trouve toute son actualité aujourd'hui : comment continuer à agir, bien réagir, ne pas surréagir quand l'incertitude prend autant de place ? Autour du thème de l'action, la philosophe Fanny Lederlin rédige l'essai introductif. Elle y trace des pistes intellectuelles inattendues pour agir et penser librement, quelles que soient les circonstances. Suit un dialogue fécond entre deux personnalités que rien ne destinait à se rencontrer - Raphaël Gaillard, psychiatre et académicien français, et le général François Lecointre, ancien chef d'état-major des armées. Les expériences humaines extrêmes qu'impliquent leurs professions révèlent avec un relief singulier la nature de l'action sous contrainte d'incertitude.EN STOCKCOMMANDER9,50 € -

La force de l'immatériel. Pour transformer l'économie
Habib Laurent ; Lederlin FannyComment sortir de la crise et renouer avec la croissance?En rupture avec les réponses classiques que les acteurs politiques et économiques vont chercher dans leurs boîtes à outils idéologiques, Laurent Habib propose de changer le regard que nous portons sur notre économie en prenant en compte le caractère profondément structurel de sa mutation et les nouvelles opportunités de développement qu'elle ouvre.A travers le décryptage des mécanismes de « l'économie de l'immatériel », il souligne l'importance déterminante qu'occupent désormais les « actifs immatériels » - les idées, les marques, les savoirs, les brevets, les systèmes d'organisation, la culture, les talents... - dans les entreprises.Au cours d'un texte vif, pédagogique et optimiste, il indique enfin les chemins à suivre par les entreprises et les pouvoirs publics pour y puiser de nouvelles sources d'inspiration et de richesses.EN STOCKCOMMANDER6,00 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Face à l'obscurantisme woke
Vermeren Pierre ; Salvador Xavier-Laurent ; HéninEn Amérique du Nord et en Europe, nous assistons à un assaut inédit contre le statut de la vérité et de la science. Des mouvements politiques se réclament des sciences sociales pour asseoir leur idéologie. Or en démocratie, nul n'est plus éclairé ni plus intelligent que les autres pour voter : un homme, un vote. Et la science ne cesse d'être combattue au nom du " ressenti ", cette vague notion idéologisée. Dans les deux cas, l'objectif est la conquête culturelle de lieux de pouvoir : mairies, places de députés, universités, médias. Les sciences, au premier rang desquelles la biologie, sont exposées à une contestation idéologique sur leurs fondements par des militants aveuglés par leur toute-puissance. Elle leur offre l'illusion de croire qu'ils peuvent être ce qu'ils veulent : homme ou femme, plante ou animal, magicien, initié ou simple bacille...Cette position sape les bases de la rationalité au profit d'idéologies religieuses, politiques et marchandes. L'ouvrage présente une vingtaine de contributions centrées autour des grands enjeux de la pénétration des idéologies décoloniales, des théories de la race et du genre dans les milieux actuels de la recherche en lettres et sciences humaines, en droit et même dans les sciences dures. Ce phénomène de déconstruction de la science et du rapport à la vérité s'accompagne d'un militantisme grandissant de l'islamisme, dont certains acteurs profitent pour imposer leur prosélytisme et leur obscurantisme.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 €
De la même catégorie
-

Le trognon, le vieux croûton, le fond de bouteille et le blanc d'oeuf sont dans une marmite
Thérond Aurélie ; Curt Claire ; Bonnefoy EdouardEN STOCKCOMMANDER35,00 €

