Interpréter pour traduire, c'est comprendre au-delà des mots puis exprimer un sens déverbalisé. Le principe fondamental dont s'inspirent les articles réunis ici est que le processus de la traduction est le même, quelles que soient les langues et quels que soient les genres de texte. Le passage d'un texte à une pensée non verbale, de celle-ci à un autre texte est indépendant des langues ; il n'est différent de celui de l'énonciation ou de la compréhension d'une parole dans une communication unilingue ; toutefois son observation est plus facile à travers la réexpression du vouloir dire dans une autre langue qu'il ne l'est dans une même langue au reçu de l'évanescente chaîne sonore ou des mots figés durablement dans l'écrit.
Nombre de pages
311
Date de parution
12/12/2001
Poids
500g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782864606413
Titre
Interpréter pour traduire. 4ème édition
Auteur
Lederer Marianne ; Seleskovitch Danica
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
155
Poids
500
Date de parution
20011212
Nombre de pages
311,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce n'est pas trop dire que d'affirmer qu'Interpréter pour traduire fait aujourd'hui partie du petit nombre des classiques de la traductologie d'expression française. Quatre fois réédité de 1984 à 2001, toujours actuel, il était devenu difficile d'accès. La collection "Traductologiques" le remet aujourd'hui à la disposition des étudiants, des enseignants, des traducteurs et des chercheurs. Ce livre fait la synthèse des études et réflexions menées par Danica Seleskovitch, conjointement avec Marianne Lederer, sur la traduction comme pratique professionnelle. Ce sont ces pages qui ont posé les bases de la théorie connue aujourd'hui dans le monde entier sous le nom de "Théorie interprétative de la traduction" (TIT). L'un des éléments centraux en est le concept de déverbalisation, qui a souvent été critiqué, mais que plusieurs théoriciens importants ont aussi pu reprendre à leur compte. Interprète de conférences renommée, Danica Seleskovitch fut amenée à formuler cette théorie avec le souci de comprendre sa propre pratique et de l'enseigner efficacement. Ce faisant, elle rompait des lances avec la linguistique d'il y a quelques décennies. L'enjeu était notamment d'obtenir une reconnaissance institutionnelle pour l'enseignement et la recherche en traduction, et de faire ainsi une place spécifique, dans l'université, à ce qu'on appelle aujourd'hui la "traductologie".
Cette étude fait ressortir que s'il existe des correspondances entre les langues à tous les niveaux (marques morphologiques, syntagmes, alignements syntaxiques, motivations lexicales, sémantisme), la mise en ?uvre de ces correspondances ne constitue pas pour autant une méthode d'enseignement. L'interprétation n'est pas une traduction au sens d'un passage direct d'une langue à une autre, de sorte que son enseignement ne se confond pas avec l'enseignement des langues. Il s'agit bien au contraire d'accéder aux sens des discours et d'exprimer ces sens en créant des équivalences inédites en langue d'arrivée. C'est affaire de méthode. L'étudiant doit acquérir cette méthode, l'enseignant la lui donner.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.