DES FEUX DANS L'OMBRE. LA REPRESENTATION DE LA MORT SUR LA SCENE ROMANTIQUE (1827-1835)
LEDDA SYLVAIN
CHAMPION
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EAN :9782745318084
La scène romantique est jonchée de cadavres. Les suicides, les crimes, les forfaits les plus terribles ont fait le succès des grands soirs du théâtre des années 1830. Hernani, Antony, Lucrèce Borgia, Chatterton s'achèvent par des morts spectaculaires. Cette esthétique du clou, magnifiée par des morts sidérantes, constitue l'un des éléments phares de la modernité romantique. La dramaturgie de 1830, en puisant aux sources shakespeariennes et mélodramatiques, renouvelle en effet les codes de la représentation de la mort. Inscrite dans le texte et sur les planches, elle constitue à la fois le thème privilégié de toute une époque de création, mais aussi un moyen efficace pour susciter la polémique. Échafauds et bourreaux, criminels et femmes fatales, fournissent aux dramaturges romantiques des situations extrêmes. Beauté de la mort et hideur de l'agonie suscitent la fascination d'un public qui adore et rejette tout ensemble les éclats de sang et les râles des mourants. À l'image d'une des dernières répliques d'Hernani - "vois-tu des feux dans l'ombre? " - la présence de la mort dans le spectacle des années 1830 invite le lecteur d'aujourd'hui à reconsidérer la modernité du théâtre romantique à la lumière de la représentation de la mort.
Date de parution
25/03/2009
Poids
1 120g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782745318084
Titre
DES FEUX DANS L'OMBRE. LA REPRESENTATION DE LA MORT SUR LA SCENE ROMANTIQUE (1827-1835)
Auteur
LEDDA SYLVAIN
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
1120
Date de parution
20090325
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Je refuse d'être l'esclave d'un appétit quel qu'il soit." Titan des lettres, infatigable travailleur et voyageur dans l'âme, hédoniste constamment nourri par la passion, qu'elle soit artistique ou amoureuse, Alexandre Dumas (1802-1870) a une existence extraordinaire. Le suivre dans ses triomphes et ses péripéties romanesques, c'est entrer dans le tourbillon d'une vie constamment mobile. Si ses aspirations sont parfois contradictoires, il conserve sa vie durant l'idéalisme de la jeunesse de 1830 et, comme son ami Hugo, croit en la puissance collective du théâtre. Inventeur tour à tour du "drame en habits noirs" avec Antony et du roman historique moderne - du cycle des Mousquetaires au Comte de Monte-Cristo, en passant par La Reine Margot -, il reste à jamais celui qui, selon le mot de George Sand, possédait le "génie de la vie".
Mon objectif est donc la perfection technique. Je puis y tendre sans cesse, puisque je suis assuré de ne jamais l'atteindre. L'important est d'en approcher toujours davantage. L'art, sans doute, a d'autres effets, mais l'artiste, à mon gré, ne doit pas avoir d'autre but". Toute sa vie, Maurice Ravel (1875-1937) s'est présenté comme un artiste libre. Tantôt à l'avant-garde de la modernité, tantôt garant d'une certaine tradition française, il a consacré son existence à essayer des formes musicales nouvelles, offrant des chefs-d'oeuvre à la postérité, au premier rang desquels le célèbre Boléro. Réservé voire secret sur sa manière de créer comme sur sa vie personnelle, attentif à la création de son temps, il fut un fervent défenseur de la musique de Debussy et de Stravinsky. Acteur privilégié d'une période riche en changements, il incarne mieux que nul autre les ruptures de son époque. Dandy mystérieux, les pages de sa vie nous conduisent de Paris à New York, du Pays basque au Belvédère, une maison conçue à son image : élégante et raffinée.
Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux" Tel est le célèbre vers que le jeune Alfred de Musset lance à son siècle! Original, indépendant parmi les romantiques, Musset s'impose comme l'un des poètes les plus doués de sa génération. Ami de Vigny, de Delacroix, de Gautier, de Mérimée ou de Nodier, il fréquente très tôt le Cénacle de Victor Hugo, observe avec humour et lucidité son époque. En 1833, sa liaison passionnée avec George Sand le bouleverse. Il souffre, nourrit son lyrisme, écrit Les Nuits et La Confession d'un enfant du siècle, puis renoue avec sa vie de dandy parisien. Avant Rimbaud, Musset est un alchimiste du verbe, qui verse dans son oeuvre la poésie ininterrompue de sa vie. Aujourd'hui son théâtre - Les Caprices de Marianne, Fantasio, Lorenzaccio, On ne badine pas avec l'amour - tient toujours le haut de l'affiche. Sylvain Ledda dévoile au lecteur les différents visages de l'enfant du siècle et toute la fantaisie de ce funambule du romantisme.
Musset est parisien jusqu'au bout de la cravate ! Né et mort à Paris, il n'a jamais quitté la capitale, passant de la très aristocratique rive gauche à l'effervescence romantique de la rive droite. Aussi part-il sans cesse à la découverte de Paris, avec « le mois de mai sur les joues et le mois de janvier dans le coeur », explorateur animé par la fureur de vivre et de brûler sa vie. Le Paris de Musset, c'est l'histoire d'une passion.