Littératures classiques N° 98/2019 : La haine du théâtre - Controverses européennes sur le spectacle
Lecercle François ; Thouret Clotilde
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810706259
Ce numéro se donne pour objectif de revenir sur l'histoire des controverses sur le théâtre en Europe, pour trois raisons : elle a été très inégalement explorée ; elle l'a surtout été du point de vue de l'histoire des idées ; enfin, elle n'a presque jamais été envisagée à une échelle européenne. Or l'hostilité contre le théâtre, relancée par la professionnalisation, s'est traduite, à partir des années 1570, par toute une série de crises à travers l'Europe ; elle a été entretenue par une ample production de traités et de pamphlets qui, très vivace jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, a eu des prolongements jusqu'au milieu du XIXe siècle. Ces débats s'inscrivent dans un champ polémique plus large, dont les dynamiques et les épisodes particuliers sont essentiels du point de vue de l'histoire culturelle de la période ; ils possèdent notamment des points d'intersection avec les querelles littéraires, dont on connaît le rôle structurant dans l'espace politico-culturel. Offrant un point de vue privilégié pour observer la circulation des idées religieuses, politiques, dramaturgiques, etc., dans l'espace européen, les controverses permettent également de cerner le rôle assigné au théâtre - et au spectateur - dans la société de l'époque et de voir comment cette pratique culturelle peut être instrumentalisée dans des luttes religieuses et politiques.
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Nombre de pages
202
Date de parution
16/05/2019
Poids
344g
Largeur
160mm
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EAN
9782810706259
Titre
Littératures classiques N° 98/2019 : La haine du théâtre - Controverses européennes sur le spectacle
Auteur
Lecercle François ; Thouret Clotilde
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
344
Date de parution
20190516
Nombre de pages
202,00 €
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Ce 2e volume (vol. 1 : "Controverses et polémiques") poursuit l'objectif de revenir sur l'histoire des controverses sur le théâtre en Europe, pour 3 raisons : elle a été très inégalement explorée ; elle l'a surtout été du point de vue de l'histoire des idées ; enfin, elle n'a presque jamais été envisagée à une échelle européenne. Or l'hostilité contre le théâtre, relancée par la professionnalisation, s'est traduite à partir des années 1570 par toute une série de crises à travers l'Europe ; elle a été entretenue par une ample production de traités et de pamphlets qui, très vivace jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, a eu des prolongements jusqu'au milieu du XIXe siècle. Ces débats s'inscrivent dans un champ polémique plus large, dont les dynamiques et les épisodes particuliers sont essentiels du point de vue de l'histoire culturelle de la période ; ils possèdent des points d'intersection avec les querelles littéraires, dont on connaît le rôle structurant dans l'espace politico-culturel.
Lecercle François ; Marchand Sophie ; Schweitzer Z
Résumé : Si les anecdotes dramatiques ont très vite conquis une place considérable dans les poétiques, les histoires du théâtre et les doxographies, si elles font, à partir du XVIIIe siècle, l'objet de compilations autonomes, c'est qu'elles ne sont pas purement anecdotiques : elles sont la manifestation d'une théorie subreptice - qui excède parfois l'intentionnalité de celui qui la rapporte. Qu'elles soient isolées ou insérées dans un réseau de fragments narratifs sur la vie théâtrale ou la biographie des agents du spectacle, elles disent quelque chose sur le théâtre, autrement que ne le font les traités. Que nous enseignent-elles, précisément ? Sur quoi et selon quelles modalités ? En quoi leur forme spécifique permet-elle un renouvellement des questionnements théoriques ? Quels rapports entretiennent-elles avec les discours dogmatiques contemporains ou antérieurs ? Peuvent-elles révéler quelque chose qui, jusque-là, demeurait impensé, voire impensable ? Ce sont ces questions qui sont abordées, à partir d'un corpus d'anecdotes allant de l'Antiquité à la fin du XVIIIe siècle et emprunté à toutes les traditions européennes.
Comment devient-on un sujet ? D'abord en étant nommé, défini, singularisé, assigné à une place. On est, en quelque sorte, "recruté" comme sujet par une autorité. C'est ainsi que Louis Althusser définit l'interpellation dans un célèbre texte sur les "appareils idéologiques d'Etat" , où il prend l'exemple de l'agent de police hélant un individu ("Hé, vous là-bas ! ") qui se reconnaît immédiatement comme étant le sujet de l'interpellation. Etre sujet, c'est donc d'abord être l'objet d'un assujettissement idéologique qui nous fait exister dans un monde commun. Reprenant cet axe de réflexion, Jean-Jacques Lecercle en propose des prolongements originaux : là où Althusser privilégiait le discours, il insiste sur le caractère à la fois linguistique et sensoriel de l'interpellation, donc sur sa dimension fondamentalement corporelle. Il étudie en outre ses différentes formes que sont l'injure, le mot d'ordre ou encore la rumeur. Surtout, il élabore une théorie de la contre-interpellation, par où s'affirme l'autonomie du sujet, qui s'approprie la langue et détraque l'idéologie. A travers un parcours aussi rigoureux que ludique, étayé par une multitude d'exemples allant de Frankenstein à Alice au Pays des merveilles, Lecercle propose une stimulante théorie de la constitution du sujet.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.