Le théâtre d'Harold Pinter. Stratégies de l'indicible : regard, parole, image
Lecercle Ann
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252034194
Harold Pinter (Prix Nobel de littérature 2005) est sans conteste le dramaturge anglais qui a le plus marqué le théâtre britannique de l'après-guerre. Sa dramaturgie, tout en nuances et sous-entendus, met en scène une stratégie discursive de l'esquive et de la diversion, pour ne pas dire de la déviance. Derrière cette stratégie se profile en toile de fond, désacralisé, le Nom de Dieu, imprononçable, de la tradition juive. En France, où l'on a tendance à l'associer - abusivement - à Beckett, sa dramaturgie passe mal à la scène où elle frise le vaudeville. La principale raison de ce travestissement tient à la place faite dans ses pièces au sous-entendu. A la différence du théâtre de Beckett, les pièces et scénarios de Pinter sont profondément ancrés dans la société anglaise, ses rites, ses tabous, ses non-dits. S'ils passent mal la Manche, c'est que ce sont des textes en grande partie cryptés. En explorant l'imbrication entre les diverses formes de l'écriture de Pinter (lyrique, narrative, dramatiques cinématographique), le présent ouvrage propose une analyse de sa dramaturgie et en fournit une interprétation radicalement nouvelle. Biographie de l'auteur Ann Lecercle. spécialiste de Shakespeare et de Pinter, est professeur de littérature britannique à l'université de Paris X-Nanterre.
Nombre de pages
383
Date de parution
08/02/2006
Poids
518g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034194
Titre
Le théâtre d'Harold Pinter. Stratégies de l'indicible : regard, parole, image
Auteur
Lecercle Ann
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
518
Date de parution
20060208
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383,00 €
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Comment devient-on un sujet ? D'abord en étant nommé, défini, singularisé, assigné à une place. On est, en quelque sorte, "recruté" comme sujet par une autorité. C'est ainsi que Louis Althusser définit l'interpellation dans un célèbre texte sur les "appareils idéologiques d'Etat" , où il prend l'exemple de l'agent de police hélant un individu ("Hé, vous là-bas ! ") qui se reconnaît immédiatement comme étant le sujet de l'interpellation. Etre sujet, c'est donc d'abord être l'objet d'un assujettissement idéologique qui nous fait exister dans un monde commun. Reprenant cet axe de réflexion, Jean-Jacques Lecercle en propose des prolongements originaux : là où Althusser privilégiait le discours, il insiste sur le caractère à la fois linguistique et sensoriel de l'interpellation, donc sur sa dimension fondamentalement corporelle. Il étudie en outre ses différentes formes que sont l'injure, le mot d'ordre ou encore la rumeur. Surtout, il élabore une théorie de la contre-interpellation, par où s'affirme l'autonomie du sujet, qui s'approprie la langue et détraque l'idéologie. A travers un parcours aussi rigoureux que ludique, étayé par une multitude d'exemples allant de Frankenstein à Alice au Pays des merveilles, Lecercle propose une stimulante théorie de la constitution du sujet.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.