Ce matériau est présent dans notre quotidien mais on le réserve aux usages les plus prosaïques; abandonné dans la rue, il est même devenir symbole des sans abri. Ses qualités mécaniques, son faible coût économique et écologique en fait pourtant une matière première pertinente aux yeux de certains designers, architectes contemporains. Olivier Leblois, créateur d'une collection de meubles en carton ondulé, dépose en 1993 le brevet de son fauteuil qui sera diffusé à 150 000 exemplaires. L'intérêt qu'il porte alors aux designers ayant approché le matériau carton sera le point de départ de ce livre. L'histoire du design de meubles en carton est précédée d'un large panorama sur les origines, la fabrication et les applications parfois insolites de la pâte à papier sous toutes ses formes et particulièrement sous celle du carton ondulé. Le véritable roman du créateur qui fait le récit de la conception à la commercialisation de ses meubles, permet de mettre en lumière les rapports entre l'architecture, le design et la mode, entre le designer, le hasard et la volonté, entre le brevet, l'éditeur et le fabricant. Oui, assurément on peut construire avec du carton et ce livre le démontre en présentant aussi, sous forme de fiches monographiques, de multiples réalisations notamment des architectes Frank O. Gehry, Shigeru Ban, Enzo Mari, Peter Raacke, Guy Rottier, Richard Buckminster Fuller et en abordant les problèmes techniques et les systèmes constructifs adaptés à ce matériau injustement méprisé. Mais s'asseoir dans un fauteuil en carton relève avant tout d'un état d'esprit, d'une posture, une forme d'engagement en quelque sorte
Date de parution
22/05/2008
Poids
858g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782863641866
Titre
CARTON. MOBILIER, ECO-DESIGN, ARCHITECTURE
Auteur
LEBLOIS OLIVIER
Editeur
PARENTHESES
Largeur
240
Poids
858
Date de parution
20080522
Disponibilité
Epuisé
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Art traditionnel japonais, le kirigami a ceci de différent de son vénérable cousin l'origami qu'il s'autorise les ciseaux et même, à l'occasion, un point de colle. Plus indiscipliné, plus original, plus libre que son proche parent, il se pourrait qu'il chiffonne un peu les puristes, les doctrinaires de l'art du pli. Mais il est en revanche certain qu'il séduira, par ses courbes insolites, ses lignes pleines de tendresse, ses clins d'oeil et ses traits d'humour, les poètes un brin fantasques, les mathématiciens rêveurs et tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant. Ce drôle de bestiaire, qui comporte cent cinquante patrons à décalquer et découper, de la marmotte au caméléon et du coq à l'âne, rend compte du travail d'un maître du genre. Un obsessionnel du pliage expressif dont l'atelier est jonché de créatures amusantes et colorées, parfois touchantes, toujours singulières. Un infatigable fantaisiste qui ne peut avoir un bout de papier entre les mains sans se demander ce qu'il va bien pouvoir en faire... Plus ou moins faciles à confectionner, les animaux familiers, exotiques ou mythologiques décrits dans ce livre sont une porte d'entrée vers un univers créatif sans bornes : un monde à part où la géométrie donne le sourire et où le charme se cache dans les plis.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Hildenbrand Sophie ; Leblois-Happe Jocelyne ; Satz
La prescription met un terme à la possibilité de poursuivre pénalement l'auteur d'une infraction après l'écoulement d'un certain délai. Ne conduit-elle pas ainsi à une forme d'impunité précoce injustifiée ? D'aucuns souhaiteraient aujourd'hui que les poursuites puissent être éternelles. La prescription constitue pourtant un outil nécessaire de politique criminelle. Elle est un acquis de la Révolution Française et a été pleinement consacrée en Allemagne à la fin du XIXe siècle. La prescription a toutefois été dévoyée au fil du temps : d'un outil de clémence, elle sert désormais une répression sans concession. Cet ouvrage invite à repenser le cadre théorique de la prescription en se basant sur des travaux de la doctrine allemande. Il montre que la prescription revêt une double nature, à la fois matérielle et procédurale, qui justifie son existence et permet d'assurer sa pérennité grâce à une mesure adéquate de son quantum. L'ouvrage propose une réforme d'ampleur du droit français de la prescription. Son régime est remanié se fondant sur le droit à un procès équitable et sur la théorie innovante de la baisse d'intensité de l'illicéité de l'infraction.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?