Le premier roman de Sergueï Lebedev (né en 1981) se présente comme une enquête. Ayant survécu, enfant, à la morsure d'un chien grâce à une transfusion sanguine, le narrateur cherche à connaître l'identité de celui dont le sang coule désormais dans ses veines, et dont la personnalité recèle un mystère. Ayant grandi pendant la période de transition qui a suivi la perestroïka et la chute du régime, Lebedev appartient à une génération héritière d'une mémoire historique "trouée" pour laquelle la violence politique - pourtant centrale dans la conscience collective des Russes - demeure fiction ou cauchemar. La Limite de l'oubli est le premier roman d'un jeune auteur qui a su s'affranchir des contraintes imposées par l'effacement des années soviétiques. Il a mis au service de ce projet non seulement son talent littéraire, mais également son expérience de géologue qui l'avait conduit, à travers l'immensité de l'espace russe, vers les vestiges des camps et les paysages du Grand Nord, magistralement évoqués dans leur dimension à la fois mythique et politique.
Nombre de pages
315
Date de parution
09/01/2014
Poids
394g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864327493
Titre
LA LIMITE DE L'OUBLI
Auteur
Lebedev Sergueï ; Jurgenson Luba
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
394
Date de parution
20140109
Nombre de pages
315,00 €
Disponibilité
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Août 1991. Des communistes de la vieille garde opposés aux réformes de Gorbatchev tentent un coup d'Etat. Porté au pouvoir par la tourmente, Boris Eltsine reprend le contrôle du pays, qui ne tardera pas à se disloquer. A Moscou, devant le bâtiment qui abritait la police politique, la statue de Dzerjinski, symbole de soixante-dix ans de répression, est déboulonnée. Le héros, en quête de ses racines, part à la rencontre de ces fantômes et de leurs vérités dérangeantes, antagonistes et dangereuses pour les vivants. Il sillonne les contrées dévastées de l'ex-URSS, véritable voyage dans l'au-delà, mais un au-delà bien réel où les injustices anciennes ont pavé le chemin des violences futures. Bientôt, les guerres de Tchétchénie sonneront le glas de l'illusion démocratique et de la communauté des "hommes d'août" née sur les ruines du communisme. De fait, loin d'avoir disparu, Dzerjinski continue d'exercer une emprise sur le pays. Roman d'aventure ? Roman policier ? Récit fantastique ? Lebedev réaffirme son talent de conteur dans cette fresque où le collectif se mêle à l'intime. Les vestiges se transforment en prémonitions, et les espaces russes se déploient, entre histoire et hallucination
Dernières années de l'Union soviétique. La vie continue, rien ne semble devoir changer, les enfants jouent, les parents travaillent, grand-mère Tania trie les céréales, grand-mère Mara s'affaire aux fourneaux. Pourtant, la carte de l'URSS se transforme bizarrement en patchwork aux yeux du jeune narrateur, les mythes fondateurs se fissurent, laissant émerger la mémoire historique... Les adultes craignent le retour de la comète : son dernier passage avait été suivi de la Grande Guerre puis de la révolution. Nous sommes en 1986 : l'année de la catastrophe de Tchernobyl. La grande histoire ne montre jamais sa face monumentale. C'est au travers de l'intime et de l'infime ? maison, école, datcha ? que se dessinent les vecteurs qui orientent la vie quotidienne et la vie intérieure pendant les années qui précèdent et suivent l'écroulement de l'URSS. Lebedev met en lumière le vacillement identitaire de toute une génération ? la sienne ?, il cherche à comprendre les mécanismes des mutations qui ont accompagné son entrée dans la vie consciente, mais aussi les pièges politiques qui guettent alors la Russie...
Le Débutant, c'est le poison parfait : mortel, instantané, et surtout intraçable. Kalitine, le chimiste qui l'a fabriqué dans un institut secret d'Union soviétique, s'est enfui à l'Ouest au moment de l'effondrement du pays. Le roman raconte son enfance dans une ville secrète d'URSS, sa vocation précoce, son initiation auprès d'un oncle puissant et mystérieux, puis les années passées dans un laboratoire clandestin, dissimulé sur une île dans un grand fleuve... Vingt ans plus tard, le lieutenant-colonel Cherchniov reçoit l'ordre d'empoisonner le traître avec son propre produit, et il se lance à sa poursuite. Le roman de Sergueï Lebedev est une enquête haletante dans le monde des espions et des services secrets russes. Dans une prose brillante, l'auteur explore les thèmes éternels de la nature du bien et du mal, des liens entre le créateur et sa créature, et entre la science et la morale.
L'auteur nous plonge dans l'univers des espions et des services secrets russes. Le roman suit Kalitine, un chimiste soviétique ayant créé un poison parfait?mortel, instantané et intraçable?qui déserte à l'Ouest lors de l'effondrement de l'URSS. Vingt ans plus tard, le lieutenant-colonel Cherchniov est chargé d'éliminer le traître avec sa propre création, déclenchant une traque haletante. À travers une prose brillante, Lebedev explore des thèmes profonds tels que la nature du bien et du mal, les relations entre le créateur et sa créature, ainsi que les dilemmes éthiques entre science et morale. Ce roman captivant interroge les conséquences des choix individuels dans un contexte politique complexe.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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