Avec des textes souvent cités, où l'auteur s'essaie à l'analyse structurale de matériaux bibliques : "La Genèse comme mythe", "La légitimité de Salomon" ; avec d'autres sur la communication non verbale, sur les "Injures et catégories d'animaux", sur la guerre, sur "Cheveux, poils, magie" où il s'attache à distinguer symboles publics et privés, où il prend aussi ses distances avec la psychanalyse ; sur "Les Vierges-mères", sur "Frazer et Malinowski" : voilà un recueil qui apporte la preuve d'une ombrageuse liberté d'esprit, et qui fait mieux connaître en France le maître de Cambridge, l'une des grandes figures de la vie intellectuelle britannique. Malgré une "adhésion nuancée" aux thèses structuralistes, l'auteur s'y montre volontiers empiriste. Il veut voir autre chose que "symbole et signification" dans la façon dont les "primitifs" conçoivent le monde ; car ce monde, ils le modifient aussi. Reste que l'anthropologie ne saurait être une "science naturelle", et que Leach repousse les explications matérialistes sommaires (sociobiologie, déficience alimentaire selon Harris, etc.). Il observe que l'homme n'a cessé de concevoir comme limitée l'unité de son espèce, d'opposer "nous" aux "autres", "nous" aux "monstres". Mais il affirme que la culture humaine est sans frontières, même si elle est diverse et contrastée. Nous l'observons comme un kaléidoscope de modèles "transformationnels" dont aucun ne peut être considéré en lui-même.
Nombre de pages
390
Date de parution
03/09/1980
Poids
420g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070214280
Titre
L'unité de l'homme et autres essais
Auteur
Leach Edmund
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
420
Date de parution
19800903
Nombre de pages
390,00 €
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Vous voulez tout connaître sur l'émergence d'un phénomène qui bouleversa le monde entier? Vous voulez savoir comment étaient les Beatles, à Liverpool, avant que Brian Epstein ne les rende plus présentables pour la conquête du monde? Alors ce livre est pour vous! Organisateur de concerts et grand amateur de rock, Sam Leach raconte la naissance des Beatles avec humour et passion. Ami fidèle et proche du groupe, Sam vous entraîne également dans le sillage des Searchers, de Gerry and The Pacemakers, de Rory Storm and The hurricanes, de Kingsize Taylor and The Dominoes. Découvrez comment Sam Leach fut à l'origine de la visite de Brian Epstein au Cavern Club, ce fameux 9 novembre 1961. Vivez avec Sam, les premières heures de gloire des Beatles. Suivez les quatre garçons dans les coulisses de leurs concerts, accompagnez-les dans leur loge, c'est-à-dire les toilettes des filles! Pénétrez dans l'intimité d'un groupe qui deviendra, et qui demeure à ce jour, le plus grand phénomène musical de tous les temps.
Le banquier était marron ; le médecin aussi ; le croque-mort de même. Et tous les trois étaient fleurs. Ils s'associèrent pour obtenir de la braise par des moyens astucieux et malhonnêtes. En braquant l'établissement du banquier. Et douze ans plus tard, quand le survivant du trio vit arriver le Destin sous la forme d'un jeune reporter fouinard, il s'avisa, trop tard, qu'il aurait mieux fait de continuer à soigner des rougeoles ou à visser des cercueils.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.