De la parure aux chantiers de construction des cathédrales, les métaux, vils ou précieux, sont partout dans les villes de la fin du Moyen Age. Le coeur des cités occidentales est peuplé de professionnels qui forgent, fondent, vendent, revendent ou recyclent les produits de la métallurgie. Cet ouvrage rassemble plus de vingt contributions prononcées lors d'un colloque international tenu à Paris en 2019 en hommage au Professeur Paul Benoit et à ses travaux sur la métallurgie médiévale. Faisant écho à une table ronde coorganisée par ce dernier en 1984, cette rencontre avait pour objectif de dresser un état des lieux, trente-cinq ans après, dans une perspective interdisciplinaire. Ce volume explore les liens entre la ville et le travail du métal. Quel est le rôle des acteurs urbains dans l'extraction et la circulation des ressources, métalliques ou combustibles ? Qui sont les artisans du métal et comment travaillent-ils ? Comment s'intègrent-ils aux chantiers qui animent les villes ? Se dévoilent ainsi les travailleurs du fer et du cuivre, plombiers, fabricants de menues chosettes en étain, monnayeurs, canonniers et horlogers au travers d'un large espace en France et en Europe et jusqu'à la ville de Damas. Par des approches variées, ce volume interroge la diversité des activités métallurgiques, leurs productions et leurs techniques, au moyen de données issues de l'archéologie, des textes, ou encore de l'archéologie expérimentale. Le travail des métaux dans les villes à la fin du Moyen Age.
Un tour du monde médiéval à l'âge d'or des empires. Construction politique, diplomatique, militaire et culturelle, l'empire constitue une notion particulièrement pertinente pour décrire et comprendre le monde du Moyen Age. Est empire un ensemble qui ne peut s'intégrer à aucun autre ; est empereur celui qui proclame n'avoir au-dessus de lui aucune puissance humaine, et qui le prouve. Entre le Ve et le XVe siècle, de telles entités se firent et se défirent presque partout sur la planète. Elles s'affrontèrent ou s'ignorèrent, laissèrent des traces remarquables ou disparurent presque corps et biens. Institutions, religions, héros, guerres et mythes animèrent durant la même période des sociétés qui, mises en parallèle, s'éclairent les unes les autres dans ce livre collectif ambitieux et sans équivalent, qui allie la clarté du propos à une précision sans faille. Ainsi se dessine un Moyen Age fascinant, à la fois carolingien, byzantin, serbe, bulgare, germanique, aztèque, mongol, vénitien, chinois, japonais, malais, normand, éthiopien et khazar, décrit et interprété par des spécialistes renommés. " Du travail d'orfèvres. " Le Figaro Magazine " Un bijou. " Guerres & Histoire
L'image qu'ont nos contemporains du monde médiéval a perdu toute cohérence dans la mémoire collective. La restaurer impose de restituer les faits, dans leur enchaînement logique et chronologique. Pour comprendre. Pour nous comprendre, car là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels. Aujourd'hui plus que jamais, il est en outre indispensable de remettre en lumière les relations que " notre" Moyen Age européen entretenait avec ses voisins, et en particulier l'Orient byzantin, puis musulman. Georges Minois brosse avec justesse et passion une nouvelle histoire de cette période qu'il connaît si bien, loin des poncifs et sans sacrifier les exigences de la démarche scientifique.
Le Moyen Age est très bavard sur l'animal, porteur de symboles à vocation moralisante et source de nombreux mystères, quant à sa biologie. L'auteur étudie ici tous les animaux familiers (ours, loup, cochon, chien, chat, oiseaux, abeilles, insectes...), leurs représentations allégoriques et leur rôle dans la vie de tous les jours (chasse, nourriture, peurs...), mais aussi les " habitants de l'imaginaire " (onocentaure, manticore, phénix, licorne, griffon, dragon, basilic, aspic, sirène...). Son travail nous éclaire sur les mentalités du Moyen Age mais aussi sur le quotidien d'hommes à la fois très proches et très éloignés de nous.
Rien n'est plus politique que la famille Stratégies matrimoniales, conflits intrafamiliaux, organisation des pouvoirs : au coeur des territoires des Plantagenêts, rien n'est plus politique que la famille ! Les travaux collectifs sur l'opposition entre Plantagenêts et Capétiens l'ont bien démontré. Le vaste espace dominé par Henri II Plantagenêt peut-il être qualifié d' "empire" ? Comment s'organisaient les systèmes d'alliances, les pratiques, les modes de domination et de gouvernement au XIIe siècle ? Au-delà de la légende, qui était Aliénor d'Aquitaine ? Fanny Madeline se plonge dans le récit de cette dynastie à cheval entre les royaumes de France et d'Angleterre, qui incarne une royauté de transition, au carrefour de la féodalité et de la monarchie politique. Pour comprendre cette famille, elle analyse aussi bien les enjeux politiques que les mécanismes familiaux, et affirme qu'une des clés d'interprétation des conflits réside dans les mythographies familiales.