La concordance des temps en espagnol moderne. Unités du signe, modes, subordination
Le Tallec-Lloret Gabrielle ; Roulland Daniel
PU RENNES
16,00 €
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EAN :9782753512450
Pour tout hispaniste français formé par les grammaires françaises de la langue espagnole, la règle de la "concordance des temps" est une règle d'or, et à ce titre, elle fait partie de ces "normes" traditionnelles tyranniques, solidement ancrées dans l'enseignement de la syntaxe, alors que leur pertinence au regard de l'histoire de la langue ou de la réalité linguistique de l'espagnol n'a jamais été scientifiquement établie. L'étude de la concordance des temps dans la tradition grammaticale et linguistique espagnole témoigne d'une absence de théorisation: ce que l'on nous annonce comme une théorie de la concordance des temps, est, en réalité, un certain classement des effets de discours des temps verbaux. En assimilant temps verbal et temps vécu, le temps verbal appelé "présent" qu'il soit classé dans le mode "indicatif" ou dans le mode "subjonctif" fait toujours référence au temps présent de l'expérience, et en adoptant une méthode clairement référentialiste, on laisse de côté ce qui ressortit à la tâche du linguiste: éclairer les mécanismes profonds de la langue. Au coeur de cette étude, prend place la nouvelle théorie des modes et des temps de Gilles Luquet, en particulier l'opposition entre un mode actualisant et un mode inactualisant, fondée sur l'observation du signifiant des formes verbales. Cette théorie, outre l'opportunité qu'elle offre de résoudre les difficultés qu'engendre la traditionnelle opposition entre mode "indicatif" et mode "subjonctif", permet de rendre compte des emplois du corpus, et de comprendre les mécanismes à l'oeuvre dans le choix d'une forme ou d'une autre. Au sein du mode inactualisant, la langue espagnole ne contraint à aucun respect ou non-respect de la concordance des temps, mais elle autorise l'alternance en fonction du degré d'inactualité retenu. Ce livre abrite le contenu de l'étude inédite en vue de candidater à une habilitation à diriger des recherches, soutenue à l'université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle le 5 décembre 2009, dirigée par le professeur Gilles Luquet, sous le titre général Unité et diversité en linguistique Hispanique, Morphosyntaxe de l'espagnol ancien et moderne: vers une linguistique du signifiant. Le titre original de l'étude inédite était Concordance des temps et non-concordance modale en espagnol moderne.
Nombre de pages
182
Date de parution
25/11/2010
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512450
Titre
La concordance des temps en espagnol moderne. Unités du signe, modes, subordination
Auteur
Le Tallec-Lloret Gabrielle ; Roulland Daniel
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20101125
Nombre de pages
182,00 €
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Les dix articles réunis dans ce volume couvrent dix années d'un cheminement scientifique qui s'inscrit à la fois dans la linguistique historique (du latin parlé aux langues romanes) et dans une réflexion sur la nature du signe. A partir de textes de l'ancien castillan (XIe-XIIe siècles) jusqu'à la fin du Moyen Age (fin XVe - début XVIe), l'auteure retrace l'architecture d'une langue dans son premier état puis, siècle après siècle et comparativement avec la langue française, décrit les bouleversements qui ont conduit à l'espagnol pré-classique. Les conséquences de la déflexivité avec l'apparition de l'accusatif prépositionnel, la réorganisation des pronoms relatifs, démonstratifs et adverbes déictiques ainsi que (dans le domaine verbal) l'auxiliarisation et le "non-respect" de la prétendue "concordance des temps" accompagnent un changement dans la représentation de l'espace et du temps et un recentrage sur le locuteur à l'aube de la Renaissance. Adhérant à ce qu'on appelle aujourd'hui la linguistique du signifiant, courant de pensée qui met en relation de nombreux linguistes travaillant sur la motivation du signe, l'auteure a fait connaissance de la théorie des cognèmes de Didier Bottineau. L'approche cognitiviste et la priorité accordée à l'interlocution l'ont amenée à rompre avec une conception du signe héritée du structuralisme guillaumien et de son référent extralinguistique. Du doctorat à l'habilitation, son chemin va d'une "linguistique du signe" à une "linguistique du signifiant".
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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