Linguistique du signifiant. Diachronie et synchronie de l'espagnol
Le Tallec-Lloret Gabrielle ; Bottineau Didier
LAMBERT-LUCAS
24,00 €
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EAN :9782359352023
Les dix articles réunis dans ce volume couvrent dix années d'un cheminement scientifique qui s'inscrit à la fois dans la linguistique historique (du latin parlé aux langues romanes) et dans une réflexion sur la nature du signe. A partir de textes de l'ancien castillan (XIe-XIIe siècles) jusqu'à la fin du Moyen Age (fin XVe - début XVIe), l'auteure retrace l'architecture d'une langue dans son premier état puis, siècle après siècle et comparativement avec la langue française, décrit les bouleversements qui ont conduit à l'espagnol pré-classique. Les conséquences de la déflexivité avec l'apparition de l'accusatif prépositionnel, la réorganisation des pronoms relatifs, démonstratifs et adverbes déictiques ainsi que (dans le domaine verbal) l'auxiliarisation et le "non-respect" de la prétendue "concordance des temps" accompagnent un changement dans la représentation de l'espace et du temps et un recentrage sur le locuteur à l'aube de la Renaissance. Adhérant à ce qu'on appelle aujourd'hui la linguistique du signifiant, courant de pensée qui met en relation de nombreux linguistes travaillant sur la motivation du signe, l'auteure a fait connaissance de la théorie des cognèmes de Didier Bottineau. L'approche cognitiviste et la priorité accordée à l'interlocution l'ont amenée à rompre avec une conception du signe héritée du structuralisme guillaumien et de son référent extralinguistique. Du doctorat à l'habilitation, son chemin va d'une "linguistique du signe" à une "linguistique du signifiant".
Nombre de pages
210
Date de parution
28/03/2017
Poids
350g
Plus d'informations
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EAN
9782359352023
Titre
Linguistique du signifiant. Diachronie et synchronie de l'espagnol
Auteur
Le Tallec-Lloret Gabrielle ; Bottineau Didier
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
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Poids
350
Date de parution
20170328
Nombre de pages
210,00 €
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Pour tout hispaniste français formé par les grammaires françaises de la langue espagnole, la règle de la "concordance des temps" est une règle d'or, et à ce titre, elle fait partie de ces "normes" traditionnelles tyranniques, solidement ancrées dans l'enseignement de la syntaxe, alors que leur pertinence au regard de l'histoire de la langue ou de la réalité linguistique de l'espagnol n'a jamais été scientifiquement établie. L'étude de la concordance des temps dans la tradition grammaticale et linguistique espagnole témoigne d'une absence de théorisation: ce que l'on nous annonce comme une théorie de la concordance des temps, est, en réalité, un certain classement des effets de discours des temps verbaux. En assimilant temps verbal et temps vécu, le temps verbal appelé "présent" qu'il soit classé dans le mode "indicatif" ou dans le mode "subjonctif" fait toujours référence au temps présent de l'expérience, et en adoptant une méthode clairement référentialiste, on laisse de côté ce qui ressortit à la tâche du linguiste: éclairer les mécanismes profonds de la langue. Au coeur de cette étude, prend place la nouvelle théorie des modes et des temps de Gilles Luquet, en particulier l'opposition entre un mode actualisant et un mode inactualisant, fondée sur l'observation du signifiant des formes verbales. Cette théorie, outre l'opportunité qu'elle offre de résoudre les difficultés qu'engendre la traditionnelle opposition entre mode "indicatif" et mode "subjonctif", permet de rendre compte des emplois du corpus, et de comprendre les mécanismes à l'oeuvre dans le choix d'une forme ou d'une autre. Au sein du mode inactualisant, la langue espagnole ne contraint à aucun respect ou non-respect de la concordance des temps, mais elle autorise l'alternance en fonction du degré d'inactualité retenu. Ce livre abrite le contenu de l'étude inédite en vue de candidater à une habilitation à diriger des recherches, soutenue à l'université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle le 5 décembre 2009, dirigée par le professeur Gilles Luquet, sous le titre général Unité et diversité en linguistique Hispanique, Morphosyntaxe de l'espagnol ancien et moderne: vers une linguistique du signifiant. Le titre original de l'étude inédite était Concordance des temps et non-concordance modale en espagnol moderne.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.