Durant la Deuxième Guerre mondiale furent enfantées certaines des pires abominations de l'Histoire. La plus noire des obscurités recouvrit le monde le laissant aux mains d'impitoyables bourreaux. Beaucoup acceptèrent la soumission ou s'associèrent totalement à l'horreur. Héritier de la pharmacie fa- miliale dans ce qui allait devenir le ghet- to de Cracovie, Tadeusz Pankiewicz fait partie de ceux qui la refusèrent. Aidé de ses collaboratrices, il est de ces hommes et de ces femmes qui ont rejeté la réa- lité d'un monde dessiné par les nazis. La preuve que la lumière peut naître jusqu'au plus profond des ténèbres et qu'aucun espoir n'est inutile. Avec ce roman poignant, inspiré de faits réels, Pierre-Joseph Ferrali nous rappelle avec force qu'il faut nous souvenir pour ne pas, de nouveau, que la bête surgisse.
Nombre de pages
480
Date de parution
24/05/2025
Poids
520g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782493501110
Auteur
Ferrali Pierre-Joseph
Editeur
OMARA EDITIONS
Largeur
125
Date de parution
20250524
Nombre de pages
480,00 €
Disponibilité
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Ferrani Vanina ; Lobbestaël Nicolas ; Nalis Sidoni
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La Vertu des paysans est un roman crépusculaire, tant par le style que par la thématique abordée. Il y est question d'un narrateur qui, à cheval entre plusieurs périodes (des années 70 à un aujourd'hui fictif) assiste à ce qui lui semble être la déchéance du monde. Ce narrateur ? non nommé ? ne quitte que rarement son statut de pur témoin, voire de chroniqueur à la Sebald lorsque ses pas le mènent en Corse au moment des guerres entre nationalistes. Mais l'essentiel de l'histoire ? des histoires ? se déroule en Italie, et se situe entre les années de plombs ? où l'on retrouve la sombre épopée criminelle du groupe Ludwig ? et la décrépitude urbaine des années 2000, marquées aussi par la violence des faits divers. Le héros, sorte de dandy désabusé et fataliste, assiste impuissant au déchainement de mort et d'anéantissement qui semble s'abattre sur tous les personnages qu'il croise, notamment le très classique Paolo Rossi, incarnation d'une bourgeoisie décadente, sa fille Fiora au destin tragique, ou encore la fragile Joanna Almiranti, dont les stigmates paraissent annonciateurs des plaies sociétales de son temps. Au-dessus de ces tragédies, les ombres de fantômes bien étranges planent à la manière d'un Ariel shakespearien. Les véritables ordonnateurs du chaos ...
Da Parighji sin?à tè raconte l'histoire d'un amour dévastateur entre deux jeunes femmes. La première est la narratrice, qui s'exprime tout au long du texte et s'adresse tantôt au lecteur, tantôt à sa bien-aimée qu'elle nomme Lilina. Par instants, le roman devient épistolaire, et la narration prend la forme de lettres ou de poèmes que le personnage principal adresse à sa désespérante amoureuse. La trame se déroule entre Ajaccio, où réside la narratrice, et Paris, où vit Lilina, mais l'histoire personnelle prend aussi les accents d'une confrontation identitaire qui ne dit pas son nom. L'incompréhension n'est pas seulement ici celle des sentiments, elle est aussi subtilement celle des codes et des modes de vie. Mais au-delà du cas singulier de Lilina et de son interlocutrice désenchantée, le récit est surtout une évocation pertinente de l'amour, dont les aspects furieux et passionnels, voire les mystères de l'attirance, restent à jamais insondables. Le texte, truffé d'érudition, marqué par un style oscillant entre la sophistication et un langage cru de situation, est d'une originalité remarquable dans le contexte littéraire insulaire.
Utah est un recueil de 10 nouvelles dans le plus pur style de la littérature américaine liée au réalisme moderne ou à ce que l'on qualifie « d'école du Montana ». Mais avec cette singularité que l'ouvrage est rédigé par un jeune auteur corse passionné de littérature et de grands espaces, et nourri par un imaginaire cinématographique ou romanesque dont l'influence anglo-saxonne est incontestable. Ainsi suit-on, de l'Irlande de la grande famine au Nouveau-Mexique de la première période post-hispanique, les pérégrinations le plus souvent tragiques de protagonistes happés froidement par une cruelle fatalité. Ce sera le cas des indiens massacrés de la nouvelle Le Massacre de Sand Creek, ou encore de la célèbre Paula Angel, qui fut pendue à Las Vegas en 1861. Nicolas Rey nous entraine aussi dans l'Amérique de la ségrégation, avec Abigail, ou à la suite d'un vaquero rattrapé par un destin inéluctable au coeur des Grandes Plaines. Par endroit rôde également un tueur psychopathe, comme dans l'ambiance glaciale de la première nouvelle, qui donne son titre au recueil, et où les mythes libertaires des années 60 sont taillés en pièces. Un premier recueil étincelant, entre Cormac McCarthy et les frères Coen.
Il s'appelle Gabriel Ansaldi, et la parole qui est la sienne est plutôt celle d'un archange déchu. Car le flot qui l'a emporté n'est pas celui des torrents de montagne qui nourrissaient l'imaginaire de sa première innocence, mais celui d'une mémoire tue qui surgira avec la force radicale d'une dévastation. Ainsi Gabriel a-t-il grandi, au coeur de la vieille société villageoise, nourrissant son militantisme adolescent de la noblesse des mythes. Et vénérant des icônes dont, peut-être, il n'a pas su déchiffrer le message. Il y a en tout premier lieu sa grand-mère, qui le voudrait homme de savoir. Il y a aussi son grand-oncle, le berger que l'on nomme Second, et dont il espère prendre la suite. Mais ces modèles, austères et bienveillants, ont-ils eu eux-mêmes le choix de leur destinée ? Interrogeant le passé des siens, souffrant leurs vies, le narrateur affronte alors des démons à la trivialité sordide, et qui semblent tout autant incarner l'histoire non écrite du sol natal que son inéluctable déclin.