Né en 1957, Thierry Le Saëc développe depuis maintenant plus de 20 ans un travail de plasticien, privilégiant la peinture et le dessin. En 1989, il découvre la gravure à l'occasion de la mise en oeuvre d'un atelier de pratique artistique sur Hennebont. Paul Mahé, ancien élève de l'école des Beaux-arts de Lorient lui donnera les bases et rudiments nécessaires pour développer un travail personnel. Très rapidement, dès 1992 Thierry Le Saëc s'intéressera au livre d'artiste qui met en dialogue et en correspondance son travail de graveur et de plasticien avec des écritures diverses. Alain Jégou, Henri Droguet, Erwann Rougé, Daniel Kay, Charles Madézo mais aussi Charles Juliet, Bernard Noël, Dominique Sallenave ou Guillevic, pour n'en citer que quelques uns, l'accompagneront dans cette aventure. Aujourd'hui c'est plus de 40 livres qui ont été ainsi réalisés.Pour Thierry Le Saëc, il n'y a pas de frontière entre l'atelier du peintre et celui du graveur. Chaque technique permet le rebond, relance et nourrit le processus créateur. Il cherche et explore toutes les techniques qui permettent à l'oeuvre de se réaliser ou de se penser. Pointe sèche, eau-forte, monotype, travail sur le cuivre, le zinc ou le plexi, empreintes, rehauts... jusqu à l'exploration des nouvelles techniques liées au numérique et aux possibilités offertes par les logiciels de l'ordinateur, tout peut s'explorer. À la seule condition de rechercher l'outil le plus juste qui permette d'être au plus près d'une vérité ou d'une nécessité, avec comme seule ambition le partage et le dialogue autour de celle-ci.« Parce que l'abstraction peut être l'une des formes les plus vives de la réalité, son langage est toujours en prise avec le monde. Dès 2004, la photographie numérique et toutes les possibilités qu'offre celle-ci en matière de création, vont être explorées par Thierry Le Saëc. Il pressent que ce nouvel outil va devenir rapidement une nouvelle technique de l'estampe et, plus encore, un nouveau média qui a la capacité de saisir de nouvelles sensibilités d'être au monde, une autre traversée des apparences. « J'aime la porosité » dit-il et l'image photographique, avec toutes les ressources du numérique, va lui donner la possibilité d'une autre épopée du réel, « un seul grain de ciel, peut contenir tout le paysage, plus encore le paysage et tous ceux qui le fondent ». « La peinture sur toile n'a pas supplanté, dans le travail de Thierry Le Saëc, les autres supports. Ce n'est pas un aboutissement qui ferait table rase du reste, mais plutôt un but à atteindre, pour élargir les frontières de ses recherches. Dessins, gravures, peintures ne se réduisent pas à des techniques, explorées pour elles-mêmes, mais sont des outils conjugués au service d'une réflexion globale. A l'inverse de la plupart des artistes, la peinture semble être la part secrète de son oeuvre de graveur. Dans ce domaine, ses travaux récents intègrent les infinies et subtiles variations du numérique, images captées, appropriées et poétisées puis restituées en de multiples originaux. » précise Marie Françoise Le Saux, conservatrice des musées de Vannes. » Sylvain Girard
Résumé : Vannes est La ville médiévale bretonne par excellence Dès le Ve siècle, Vannes est le siège d'un évêché. La cité se développe autour de deux pôles : le castrum (et la cathédrale) de la colline du Méné et la colline de Boismoreau, site primitif de la ville gallo-romaine. Mais cette dernière est abandonnée au Haut Moyen Age au profit du castrum, base de la ville médiévale. Aux XIIe - XIIIe siècles, l'ouverture de chantiers témoigne du renouveau urbain : reconstruction de la cathédrale, édification de la cohue, entretien des remparts? Un réseau viaire est désormais bien structuré autour de ces édifices majeurs. À la fin du Moyen Age, Vannes devient une des principales villes de Bretagne. Le duc Jean IV (1365-1399) décide d'y faire construire le château de l'Hermine et d'agrandir l'enceinte urbaine qui passe de cinq à dix hectares. La ville s'étend vers le quartier du port alors en pleine activité. A noter, une exposition aux musées de Vannes dès le 21 juin 2016.
Le Saux Henri ; Le Saux Marie-Thérèse ; Dutruc Arm
Résumé : Henri Le Saux - Swâmî Abhishiktânanda - fut moine, sannyâsî, écrivain, poète et mystique. Après dix-huit années passées à l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan, il se rendit en 1948 en Inde du sud pour y fonder avec Jules Monchanin, prêtre originaire du diocèse de Lyon, l'âshram du Saccidânanda, avant de remonter en 1968 en direction des contreforts de l'Himâlaya pour y mener une vie d'ermite et de pèlerin. Les quatre-vingt-douze lettres qu'il adressa à sa soeur Marie-Thérèse - en religion soeur Thérèse -, moniale à l'abbaye Saint-Michel de Kergonan, retracent son itinéraire en Inde de 1952 à 1973. En abordant cette correspondance, on est saisi par la proximité d'âme entre un frère et une soeur, que ni le temps ni l'espace ne sauraient gêner. Leur séparation n'empêcha pas - et développa même - une grande intimité spirituelle qui n'est pas sans rappeler celle de saint Benoît avec sa soeur sainte Scholastique. Leurs échanges de lettres rapprochèrent leurs âmes, un peu à la manière de l'amour mystique. L'âme de soeur Thérèse devint celle de son frère et réciproquement. Pour nous aujourd'hui, l'originalité de ces lettres réside en ce qu'elles nous conduisent sur les chemins de notre espace intérieur - notre "dimension de profondeur" - pour reprendre une expression chère à Henri Le Saux. Elles sont une invitation à chercher la Lumière au fond de soi, au centre de l'espace du coeur : "La véritable Résurrection, c'est le jaillissement au plus profond du coeur de la divine Lumière" écrit le frère très aimé à sa soeur le 25 mars 1956. Cette expérience intérieure, située au-delà de toute conceptualisation, appartient à l'histoire spirituelle de l'humanité.
Collin Pierre ; Bertrand Valère ; Le Saux Marie-Fr
Basculements, vues plongeantes, ombres portées, la géométrie des gravures de Pierre Collin est troublante - voire théâtrale -, et cela dès ses débuts à la Casa Velázquez à Madrid, au début des années 1980. Sur la plaque de cuivre, son regard s'est fait photographique, fulgurant, proche d'un arrêt sur image, à l'opposé de la minutie habituelle des graveurs. Son ?uvre, constituée d'allers et retours entre dessin, peinture et gravure, exprime un quotidien plutôt tranquille, sans être pittoresque: une grange, une plage ou encore la vision d'un conducteur sur une autoroute monotone. Rien d'inquiétant dans l'imaginaire de Pierre Collin - mais rien de rassurant non plus. Tout n'est qu'équilibre. Mais dans cette quiétude peut se glisser le malaise, et sous cette banalité apparente une forte jubilation. Dans les gravures de Pierre Collin, les frontières sont visibles, les diagonales imprévisibles. Instants fugitifs où l'?il se perd, rêveries où se télescopent hallucinations et souvenirs; et sans cesse cette façon subjective d'impliquer le spectateur. Pierre Collin offre une approche moderne de l'exercice de la vanité. Par association d'images ou en élargissant le champ de vision jusqu'à l'impossible, il trouve dans le "point mort" ce que l'esprit perçoit quand le regard se perd. Cette ligne psychique, il la trace avec netteté, par des jeux de reflets, des fenêtres, des diptyques. La lumière s'y effrite, laisse parfois s'installer des personnages qui nous voient autant qu'ils sont vus.
La production mondiale de données croit à un rythme exponentiel. Elle double tous les 3 ans. Cette masse d'informations est stockée dans des "data centers", d'immenses usines numériques extrêmement énergivores. A terme, cette profusion de données risque de rendre la facture énergétique de ces entrepôts de données insoutenable. Dans ce contexte, l'ADN synthétique apparaît comme une alternative prometteuse. L'ADN est extrêmement dense, se conserve très longtemps et, une fois synthétisé, ne demande plus d'apport énergétique. Bien protégés, quelques grammes d'ADN à température ambiante peuvent stocker l'équivalent de plusieurs milliers de disques durs sur des centaines d'années. Ainsi, à grande échelle, l'archivage d'information sur des molécules d'ADN synthétique est une réponse efficace à la fois pour réduire la consommation énergétique et limiter la prolifération des centres de données.
Le Boulanger Jean-Michel ; Gaudé Laurent ; Ory Pas
3e édition Nouvel avant-propos de Laurent Gaudé Nouvelle postface de Michel de Pascal Ory Tant d'oeuvres d'art détruites, d'artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d'en appeler à l'instauration d'un véritable état d'urgence pour la création artistique et les politiques culturelles ! Il faut réenchanter le monde et réenchanter l'avenir. " Rallumer tous les soleils ", disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse. Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militant associatifs, les bénévoles passionnés, oeuvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse. La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur, sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer.
Résumé : "Soyez mobiles ! ", c'est l'idéologie de notre temps mais elle est, de toute part, assaillie de contradictions. Oui, la mobilité est une conquête de la démocratie et elle ouvre encore les horizons de la découverte. Mais elle épuise les citadins comme les ruraux et rompt les liens entre ceux qui sautent d'une ville à l'autre et ceux qui sont prisonniers de leur quartier ou de leur commune. C'est à présent aux citoyens de se saisir de ces questions dans l'arène du débat politique.
Quand le pinceau épouse la plume, ou inversement, pour partager l'art des confidences de la Muse qui ne manque aucun rendez-vous dans l'aventure. En route donc sur les sentiers des clins d'oeil poétiques et par-delà quelques versants historiques où se jouent et se confondent épopées, contes et mythes. Avec joie, Xavier
Figuratif autant qu'abstrait, abstrait autant que figuratif, travaillant souvent au corps à corps avec la nature et dans la nature, Vincent Bebert, né en 1980, témoigne des ressources que la peinture offre de nouveau aux artistes pour s'exprimer. Intense, vibrante, tourmentée et cependant apprivoisée et raffinée, la peinture de Vincent Bebert étonne et fascine. Des artistes aussi reconnus que Alexandre Hollan et Sam Szafran, des critiques comme Alain Madeleine-Perdrillat, Yves Michaud et Bernard Léon se sont réunis dans cette première monographie pour introduire l'oeuvre de Vincent Bebert et dire l'estime qu'ils lui portent.