Le Roy Ladurie Emmanuel ; Cauchy Pascal ; Courtois
CERF
18,00 €
Epuisé
EAN :9782204090643
En 1984, Annie Kriegel publia un livre intitulé Le Système communiste mondial. Celui-ci était le fruit d'une réflexion engagée, dès la fin des années 1970, dans le contexte de l'expansion maximale du communisme soviétique. A une interprétation de l'URSS qui considère le phénomène comme spécifiquement russe, Annie Kriegel répondait en proposant son analyse systémique: s'il émanait d'une matrice située en Russie et commandée par l'URSS, le communisme était fondamentalement un système mondial. Vingt-cinq ans plus tard, des historiens se réapproprient la méthode et remettent sur l'établi la notion de système appliquée à l'histoire politique. Comment distinguer l'empire du système? La synthèse proposée est éclairante, des logiques communes apparaissent, qu'il s'agisse des Bourbons, de l'Empire napoléonien ou même de la démocratie parlementaire. De véritables projets politiques d'envergure sont mis en oeuvre afin de s'assurer une légitimité internationale fondée sur la puissance, la conquête ou les alliances. Construits soit avec patience, soit dans l'urgence du temps, ces projets constituent pourtant autant d'essais politiques infortunés. Mais, à la lecture des contributions, on distingue nettement que la structure est fragile. Selon le temps et le métabolisme politique, la source de la fragilité est soit dans la matrice soit dans la périphérie. Cette différence névralgique, c'est bien ce qui distingue "le système" de "l'empire". Ce colloque, auquel ont contribué, entre autres, Emmanuel Le Roy Ladurie, Jean-Christian Petitfils, Thierry Lentz, Jean-Jacques Becker, Stéphane Courtois, Gilles Le Béguec, aura permis d'en faire l'utile démonstration.
Nombre de pages
133
Date de parution
11/02/2010
Poids
182g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782204090643
Titre
Histoire et système
Auteur
Le Roy Ladurie Emmanuel ; Cauchy Pascal ; Courtois
Editeur
CERF
Largeur
133
Poids
182
Date de parution
20100211
Nombre de pages
133,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment connaître le climat du passé ? Quelle influence les évolutions climatiques ont-elles exercée sur les grands mouvements sociaux ? sur le paysage ? sur les récoltes ? Comment appréhender en tant qu'historien la question du réchauffement climatique ? Par ce livre fondateur, Emmanuel Le Roy Ladurie a montré le premier qu'il pouvait y avoir une histoire du climat, en réunissant la documentation nécessaire pour étudier les observations météorologiques anciennes, analyser les dates des récoltes, scruter les textes, descriptions et représentations iconographiques des glaciers... L'historiographie du climat devient ainsi une enquête minutieuse et passionnante où l'on chemine entre forêts, vendanges et mers de glace, du Moyen Age au réchauffement récent en passant par le " petit âge glaciaire ".
Montaillou: un petit village de montagnards et de bergers en haute Ariège, à 1 300 mètres d'altitude. En 1320, Jacques Fournier, évêque de Pamiers, plus tard pape d'Avignon, y déploie ses talents d'inquisiteur. Il finit par déterrer tous les secrets du village. Rien n'échappe à cet évêque fureteur, ni les vies intimes, ni les drames de l'existence quotidienne. En s'appuyant sur cet extraordinaire document de Jacques Fournier, sorte de roman vrai du petit peuple du XIVe siècle, Emmanuel Le Roy Ladurie ressuscite, en utilisant les méthodes historiques et ethnographiques les plus actuelles, la réalité occitane et cathare d'il y a six cent cinquante ans.
Pétainiste à douze ans, stalinien à vingt, PSU à trente, historien et professeur d'université à quarante ans, Emmanuel Le Roy Ladurie a voulu dans ce livre écrire l'après-guerre d'une génération née vers 1925-1930. On pardonnera à l'ouvrage sa cruauté à l'endroit de certains ; elle s'adresse d'abord à l'auteur. Porter en soi, comme un jardin secret, la Normandie catholique et royale des années 1930 ; affronter, abasourdi, en 1945 jusqu'à en être désintégré, les khâgnes rouges des lycées parisiens et banlieusards, issues de la Libération ; être piégé en 1948-1949 par le dogmatisme du Kominform ; émerger, avec le rapport Khroutchev et Budapest (1956) vers une gauche ouverte, éventuellement utopique, celle du P.S.U., plus naïve et souriante que celle qui gouverne aujourd'hui ; considérer cette émersion à la fin des fins comme un nouveau rite de passage, telle est, en l'occurrence, la trame d'une autobiographie. D'autres "chaînons" mettent en cause la persistance d'une école historique, celle des Annales à laquelle se rattache comme chercheur Emmanuel Le Roy Ladurie. Ces souvenirs personnels de l'auteur de Montaillou, village occitan offrent aussi, à leur manière, la vision nostalgique, parfois déçue, d'un certain Languedoc, et plus encore de Montpellier, cité fascinante, insaisissable, difficile, aux marges d'une géographie spirituelle.
Sorte de Maigret obsessif et compulsif, Jacques Fournier, évêque de Pamiers et bientôt pape sous le nom de Benoît XII, officie à la tête d'un tribunal poursuivant les hérétiques cathares de son diocèse. À Montaillou, village d'Ariège, vingt-cinq accusés sont interrogés : le tout est consigné par le scribe consciencieux dans les folios du registre d'Inquisition. Voilà la matière première exceptionnelle qui a nourri Montaillou, village occitan, une monographie dans laquelle Emmanuel Le Roy Ladurie raconte le quotidien d'un village au début du XIVe siècle : la vie banale des montagnards comme le gentil pâtre Pierre Maury, une sociabilité villageoise prise aux jeux de l'amour et de l'adultère autour du curé, infatigable coureur de jupons Pierre Clergue, une culture et des croyances populaires profondément ancrées et parfois déviantes. Avec cet ouvrage majeur, Le Roy Ladurie ramène le lecteur près de sept siècles en arrière, à la rencontre d'un village, de ses habitants et de ses secrets.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.