En 2011, les Presses universitaires de Rennes ont publié un premier recueil d'articles de Patrick Le Roux intitulé La Toge et les armes. Ce second volume des scripta varia est plus particulièrement consacré à l'un (le ses thèmes de prédilection, l'Hispania romaine dont il est un spécialiste reconnu. La documentation ibérique, notamment celle relative à la vie des cités, est abondante. Son apport ne se limite pas à une seule région et fournit matière à des réflexions qu'il est possible d'étendre à l'ensemble du monde romain. Les trente-quatre études réunies ici, dont une inédite en français. permettent ainsi de saisir l'ampleur et la profondeur de la pensée historique (le P. Le Roux. L'articulation du volume en cinq parties rend compte de la diversité (le ses recherches d'histoire romaine provinciale. Courage s'ouvre sur des études consacrées à l'emprise romaine sur lé territoire et à la mise en place de l'administration dans les provinces des Espagnes. Le fonctionnement des institutions municipales et la notion de cité nourrissent une deuxième partie. La présence militaire dans la péninsule Ibérique est traitée dans la troisième. Le livre aborde, avec la quatrième, divers aspects de la présence romaine dans les provinces, que ce soit par le biais d'études prosopographiques dressant un bilan actualisé des élites sénatoriales hispaniques ou par l'analyse du problème complexe du droit latin ou encore par l'étude de questions religieuses et fiscales. Enfin, sont proposées quelques études de cas qui rappellent que chaque inscription est assurément unique. Ce choix d'articles est complété par la traduction française révisée de quatre documents épigraphiques majeurs découverts dans la péninsule Ibérique, la lex Irnitana, la lex coloniae Cenetivae luliae, le sénatus-consulte de Cn. Pisone patre et la lex riui Hiberiensis. Ce second volume est, comme le premier, enrichi d'addenda et d'indices qui en font un véritable outil de travail. Ensemble, les deux recueils montrent combien. P. le Roux a allié recherches de détail et considérations générales afin d'éclairer d'un jour nouveau et fécond des régions, des institutions. (les populations et des sociétés qui constituèrent, ici et ailleurs, la substance même de l'histoire de l'Empire romain.
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Nombre de pages
712
Date de parution
25/09/2014
Poids
701g
Largeur
165mm
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EAN
9782753534346
Titre
Espagnes romaines. Rome et ses provinces
Auteur
Le Roux Patrick
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
701
Date de parution
20140925
Nombre de pages
712,00 €
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Résumé : L?Empire romain naît officiellement en 27 avant J-C et s?achève, selon les points de vue, avec la prise de Rome par les Goths en 410 ou en 476, date de la chute de l?empereur d?Occident, conséquence des assauts répétés des Germains. Durant la phase classique du Haut-Empire s?est imposé un système de gouvernement unique dont nous restons, à quelque degré, les héritiers. Au-delà d?un simple récit des règnes des empereurs et des événements, l?ouvrage décrit les fondements d?une puissance dominatrice, situe le poids et le rôle de la ville de Rome, rend compte des conditions dans lesquelles vivaient les habitants des provinces, prend la mesure des difficultés et des dangers auxquels l?Empire fut exposé.
Résumé : Première synthèse en français sur le sujet, l'ouvrage découle de quarante années d'enquêtes variées relatives à la péninsule Ibérique aux époques romaines. Attentif aux progrès des recherches dans toutes les disciplines concernées et aux évolutions historiographiques, le contenu essaie de se tenir à distance des notions telles que conquête, impérialisme, unité, romanisation, régionalismes, métissage, romanité, identité provinciale, autoreprésentation. Conçue comme la lecture ouverte et indéfinie d'une durée de sept siècles, l'histoire narrée et commentée ici épouse le temps, la chronologie pour mieux dissocier les phases et les périodes, pour mieux souligner la richesse et le polycentrisme de passés péninsulaires toujours renouvelés, pour mieux rendre compte des décalages et des discontinuités. La réflexion est dominée par le souhait d'éclairer ce qu'étaient les provinces et les sociétés provinciales d'un empire qui ne se pensait pas comme un territoire " national " et gouvernait des communautés et des populations qui ne préfigurèrent pas les Etats européens modernes. Les siècles de l'Antiquité tardive, abordés dans toute leur complexité, colorent de teintes disparates les mutations qui conduisirent à la " fin des provinces " qui ne saurait être confondue avec on ne sait quelle décadence de l'Empire romain.
A toge et les armes. Deux symboles de Rome, qui forment aussi deux axes majeurs de la réflexion historique que Patrick Le Roux mène, depuis plus de quarante ans, sur les J espaces et les sociétés provinciales de l'Empire romain. Les trente-neuf études, révisées au besoin, dont quatre inédites, réunies dans ce premier volume de scripta varia, invitent le lecteur à suivre P. Le Roux dans ses enquêtes d'histoires romaines, sur les chemins de la péninsule Ibérique et sur les rivages d'un empire plus que méditerranéen. Les cinq parties de l'ouvrage dessinent les lignes directrices de la pensée de l'auteur, toujours soucieux de dégager de larges perspectives historiques. La première partie forme une réflexion méthodologique sur le métier d'historien et la pratique de la science épigraphique. Les deux suivantes sont dévolues au monde militaire, envisagé dans toute la richesse de ses rapports avec le cadre provincial. La quatrième partie place la cité et la notion complexe de "romanisation" au coeur du débat historique. Enfin, une dernière partie propose des études sur les hommes et les territoires des provinces des Gaules. Le volume comporte également des index et des addenda, qui rendent compte des évolutions de la recherche et témoignent du caractère toujours ouvert des lectures et des interprétations proposées. Ces scripta varia ont pour but de faciliter l'accès des chercheurs, et de tous les lecteurs curieux de l'histoire de Rome, à des travaux qui reflètent à la fois l'ampleur, la profondeur, la cohérence et l'actualité de la réflexion de P. Le Roux.
L'Empire romain objet historique occupe le coeur du volume dont les trente-cinq chapitres ont été classés suivant une progression thématique s'étendant du "très visible" au moins visible voire à l'invisible qu'il faut dévoiler. L'épigraphie funéraire propose des champs de recherche presque vierges quand on cesse de l'aborder sous le seul angle de la romanisation. La mise à distance du monde romain offre l'occasion de regarder la discipline et ses tendances dans le but de redonner de l'élan et de l'intérêt à la période romaine confrontée à une "cohabitation" fluctuante avec les archéologues. Les espaces provinciaux de l'occident romain sont comme naturellement privilégiés et les apports des provinces ibériques, incontestables, soulignent un profond renouvellement des perspectives en Espagne et au Portugal. Les études d'histoire militaire indiquent un intérêt continu pour ces sujets. Les recherches sous une forme synthétique consacrées au monde municipal puisent intégralement dans la documentation ibérique et les articles sur les magistrats et les décurions avaient été accueillis avec faveur. On note également que des formulaires ou des notions jugées sans surprise désormais apportent des nouveautés. L'article inédit sur la définition de l'empire reflète les évolutions épistémologiques et la nécessité de répondre au défi qu'elles lancent à une période où la construction européenne ne peut pas servir de comparaison.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.