Les contributions réunies dans cet ouvrage visent à interroger le rapport d'implication des chercheur.e.s à leur(s) terrain(s), dont la perspective se veut résolument critique. Critiques, les chercheur.e.s, parce qu'illes ne se satisfont pas des catégories dominantes de la pensée et de l'ordre social existant, assument leur non-neutralité et leur positionnement dans l'institution et la société et tentent de participer à des degrés divers à la transformation de la réalité sociale. Critiques, les terrains, parce qu'il s'agit de lieux et de moments où se déroulent des résistances, des luttes ou des processus de transformation sociale, mais aussi des lieux et des moments instables ou de basculement voire de mise en danger des protagonistes, y compris du chercheur ou de la chercheure.
Nombre de pages
185
Date de parution
03/07/2020
Poids
306g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782356877192
Titre
Chercheur.e.s critiques en terrains critiques
Auteur
Le Roulley Simon ; Uhel Mathieu
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
164
Poids
306
Date de parution
20200703
Nombre de pages
185,00 €
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Henri Lefebvre, maître ès dialectique, fut philosophe, sociologue, géographe, poète. Sa pensée est soutenue par une méthodologie précise, celle du matérialisme dialectique.
Dans le débat politico-médiatique contemporain, la figure du technocrate est régulièrement mobilisée. Si le bruit médiatique se focalise sur la figure du technocrate politique, que ce soit à l'échelle nationale ou européenne, cet écho a le mérite de constituer un point d'appui pour celles et ceux qui se penchent sur l'appropriation des savoirs dans la production et la reproduction de nos sociétés capitalistes contemporaines. C'est ce chantier que le Groupe Universitaire de Recherche sur les Valeurs et l'Idéologie Technocratiques, Classe Hégémonique (GURVITCH) a (ré)ouvert avec la parution d'un premier ouvrage et que nous prolongeons avec celui-ci, conscients que cette trop grande chose - la technocratie - nécessite davantage que du bruit, a fortiori médiatique. Au centre du débat proposé par cet ouvrage, la question suivante : vivons-nous encore dans un régime caractérisé par les rapports sociaux capitalistes, ou sommes-nous passés vers un mode de production technocratique ? Mêlant enquêtes thématiques sur différents champs (enseignement supérieur, industrie pharmaceutique, urbanisme, filière nucléaire), focus sur des secteurs clés (métropoles, Caisse des Dépôts et Consignations, CAC40, EDF, SNCF et Association Française des Entreprises Privées) et débats théoriques sur le mode de production, les contributions réunies ici tentent d'apporter des ouvertures sur une question sociale et politique au coeur de notre époque.
Delorme Pierre-Alexandre ; Le Roulley Simon ; Pout
Jean Duvignaud (1921-2007) est quelque peu oublié de la sociologie et de l'anthropologie contemporaine. Il s'agissait pour les contributeurs de ce volume de faire revivre un de ceux qui représentent le mieux la jonction entre les deux disciplines. A la croisée des chemins, Jean Duvignaud a eu à coeur de ne pas rentrer dans des carcans, des doxas, tachant d'opposer à une sociologie parfois trop close une anthropologie ouverte.
Henri Lefebvre : actualités défend l'actualisation de la pensée de Lefebvre à travers des contributions d'auteurs d'Amérique latine et d'Europe. Ce recueil met en lumière ses concepts clés ? production de l'espace, droit à la ville, urbanisation, quotidienneté ? et leur pertinence pour l'analyse des dynamiques urbaines et sociales contemporaines. En croisant des perspectives épistémologiques, sociologique, géographique et historique, l'ouvrage illustre la vitalité de son Å?uvre face à la prédation capitaliste et une urbanisation qui défie les limites planétaires, affirmant ainsi son influence toujours vivante tant pour les sciences humaines que pour les mouvements sociaux.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...