
La naissance de la monnaie. Pratiques monétaires de l'Orient ancien
C'est en Asie Mineure occidentale, vers le début du VIe siècle avant J.-C., que, pour la première fois, un type élaboré apparut sur un disque de métal destiné aux échanges. Ce type permettait d'identifier l'autorité émettrice qui garantissait la valeur de la pièce. La monnaie était née, proche déjà de celle que nous connaissons aujourd'hui. Auparavant, pendant plus de deux millénaires, des sociétés évoluées s'étaient accommodées, dans leurs transactions, de morceaux de métal dénués de tout signe de reconnaissance. L'une de ces sociétés était celle des Mésopotamiens : elle a été prise ici comme exemple. La question majeure est la suivante : pourquoi l'Asie Mineure du Vle siècle éprouva-t-elle le besoin de renoncer au métal brut anonyme et de créer une monnaie signée ? La recherche d'une réponse à cette interrogation est au centre du débat. Peu après 550, le roi de Perse réunit sous son sceptre l'Asie Mineure et la Mésopotamie. Les Mésopotamiens conservèrent leurs habitudes en matière d'échanges, tandis que l'Asie Mineure poursuivait sa monétarisation. Cette situation, riche de conséquences, éclaire la politique du Grand Roi et l'histoire des monnayages de son empire. La monnaie s'imposa rapidement dans le monde méditerranéen. Son pouvoir, mis en lumière dans ce livre, ne cessa de grandir à l'époque classique et hellénistique.
| Nombre de pages | 286 |
|---|---|
| Date de parution | 03/04/2001 |
| Poids | 415g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782130514671 |
|---|---|
| Titre | La naissance de la monnaie. Pratiques monétaires de l'Orient ancien |
| Auteur | Le Rider Georges |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 150 |
| Poids | 415 |
| Date de parution | 20010403 |
| Nombre de pages | 286,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Alexandre le Grand. Monnaie, finances et politique
Le Rider Georges ; Chaunu PierreAlexandre Le Grand a conquis en treize ans de règne (336-323 av. notre ère) un immense empire. Dans les terres qu'il avait soumises circulaient des numéraires extrêmement variés, produits en Asie Mineure et en Orient. Le Conquérant a-t-il eu le dessein de créer, pour les remplacer, une monnaie " impériale " à son nom et à ses types ...Ce projet lui a été prêté dès l'Antiquité : nous le trouvons exposé dans un traité de Plutarque (c. 50-120 apr. J.-C.). Un grand nombre d'auteurs modernes considèrent eux aussi que telle fut l'intention d'Alexandre, quitte à supposer que cette intention ne parvint pas à se traduire complètement dans les faits. Un examen attentif de la documentation existante amène à remettre ces vues en question. Elles ne peuvent en effet s'appliquer qu'à une partie restreinte des territoires conquis. Le monnayage alexandrin qualifié d'" impérial " naquit à Tarse (Cilicie) en 333/332 et fut frappé sans retard en Phénicie, en Syrie et en Macédoine. Il fut émis également en Asie Mineure, à Babylone et peut-être à Alexandrie d'Égypte, mais seulement tout à la fin du règne. Quant aux vastes régions situées à l'Est de l'Euphrate, elles restèrent sans atelier monétaire. Il semble qu'en bien des endroits on continua de produire des monnaies locales ou que, comme en Babylonie, on inaugura la frappe de monnayages inattendus. Alexandre lui-même, selon toute probabilité, utilisa couramment les espèces des rois perses, en particulier leur darique d'or. Alexandre n'a pas cherché à faire de sa propre monnaie le numéraire unique de son empire. Il s'est comporté dans ce domaine - comme dans tant d'autres - avec beaucoup de pragmatisme, ne se refusant pas à certaines facilités financières, évitant de heurter les susceptibilités locales, obéissant à des raisons de haute politique.EpuiséVOIR PRODUIT32,50 € -

Les Séleucides et les Ptolémées. L'héritage monétaire et financier d'Alexandre le Grand
Le Rider Georges ; Callataÿ François deAprès Alexandre le Grand, deux grandes dynasties se partagèrent les territoires récemment conquis: celle des Séleucides, qui régna en Orient, et celle des Ptolémées, centrée sur l'Egypte. Les nouveaux souverains eurent à consolider leur puissance et, pour cela, durent amasser une fortune telle que leur gloire resplendît et que les dépenses nécessaires à la protection de leurs royaumes fussent possibles à tout moment. Dans le dispositif qui fut élaboré pour drainer les revenus et enrichir le trésor royal, le rôle de la monnaie numéraire ne fut pas sans importance. Les deux auteurs ont montré que chacune des deux dynasties a suivi un modèle monétaire différent, qu'elle a perfectionné et qui apparemment s'est révélé efficace. Les répercussions de ces choix n'ont pas été sans effets sur l'ensemble du commerce et de la vie économique du monde méditerranéen. Il ne faudrait pas croire cependant que les Séleucides et les Ptolémées ont monétarisé très profondément leurs royaumes. Le voulaient-ils? Le pouvaient-ils? D'autres moyens d'échange existaient et les rois avaient probablement intérêt à ne pas les abolir. Il fallait compter avec les habitudes d'une époque qui n'avait pas encore conçu l'idée exposée plus tard par Adam Smith que le développement de la monétarisation était source de progrès et donc de bonheur.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,25 € -

L'extraterrestre face au féminin/masculin
Pillegand-Le Rider GeorgesL'objet extraterrestre fait partie intégrante du folklore américain. On peut lui donner l'allure anthropomorphe du fameux petit homme vert, mais il peut être aussi parfois quelque chose de beaucoup plus abstrait et dérangeant. Puisque l'extraterrestre, ce "troisième type", est censé nous être purement extérieur, il permet le questionnement de nombreux axiomes moraux et sociaux, et notamment celui de la binarité féminin/masculin, si présente dans la vie et la culture humaines. Que nous apprend la représentation extraterrestre de la nécessité de nos schémas ? Nous est-il possible de figurer une civilisation vraiment différente de la nôtre ? La représentation extraterrestre, censée nous affranchir des codes humains, ne souligne-t-elle pas au contraire nos propres biais, et notamment sur les questions de genre ? A travers des oeuvres américaines, La Main gauche de la nuit, Mars Attacks ! , L'Homme qui venait d'ailleurs et la drag queen Sasha Velour, cette étude analyse les possibilités et les limites de la déconstruction des codes de genre qu'offre le contact extraterrestre en fiction. Quels sont ses apports philosophiques et esthétiques sur cette question contemporaine cruciale ...Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER19,00 € -

Le Cas Otto Weininger. Racines de l'antiféminisme et de l'antisémitisme
LE RIDER JACQUESSur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,25 €
Du même éditeur
-

Droit des aides publiques aux entreprises
Cartier-Bresson Anémone ; Labrusse-Riou CatherineApproche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entrepriseSur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 € -

Les crises du logement
Driant Jean-Claude ; Madec PierreLe marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,50 € -

L'engagement rationaliste
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem GePour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Actuel Marx N° 68, deuxième semestre 2020 : Nation(s)
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-

Atlas des civilisations disparues. 35 cartes et 34 dossiers
Doumenge Mathieu ; Leroy Claire ; Marie Mélanie ;De nombreuses civilisations depuis longtemps disparues ont peuplé la Terre. Depuis, historiens, archéologues et scientifiques tentent de lever le voile sur ces peuples illustres. Retrouvez leurs traces à travers 34 dossiers clairs et précis accompagnés de cartes détaillées.EpuiséVOIR PRODUIT17,90 € -

De l'Antiquité au Moyen Age. L'Occident de 313 à 800
Durliat JeanDe même que le Moyen Âge n'a pas sombré dans le néant avant la Renaissance, on sait aujourd'hui que l'Antiquité ne fut pas anéantie par l'installation de peuples germaniques à l'intérieur de l'Empire romain. Cette longue transition entre la mutation de l'Empire romain due à la reconnaissance du christianisme par l'empereur Constantin en 313 et l'affirmation d'une identité occidentale symbolisée par le couronnement de Charlemagne en 800 fait l'objet de ce petit ouvrage. Il décrit les aspects politiques, religieux, économiques ou sociaux de la lente acculturation entre les « barbares » admirateurs de Rome et les Romains. Charlemagne rassembla les peuples d'Occident et leurs expériences, affirmant, par son sacre, que cette nouvelle société méritait la gloire et la considération dont se prévalait l'empereur de Constantinople.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER10,00 € -
![Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'Histoire. Quand on inventa l'agriculture, la guerre [...]](https://www.moliere.com/media/catalog/product/cache/f01b137ccd0b2a3a5fc4c28d01367f40/9/7/9782818505823.jpg)
Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'Histoire. Quand on inventa l'agriculture, la guerre [...]
Demoule Jean-PaulPendant 99 % de l'histoire de l'humanité, l'homme a été un nomade chasseur, pêcheur et cueilleur. Comment est-on passé aux sociétés inégalitaires et sédentaires qu'on connaît aujourd'hui ? Que s'est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l'agriculture - et de l'élevage. Grâce à elle, la population humaine va s'accroître rapidement, prendre le contrôle de la planète ce qui débouchera sur la création des premières villes, des premiers Etats et, finalement, de l'écriture et de l'histoire... Jean-Paul Demoule explore les pratiques de cette " révolution néolithique " (la guerre, le travail ou encore la religion) avec la hauteur de vue de l'archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu'il est, ou tel qu'il pourrait être. Jean-Paul Demoule est archéologue et professeur émérite. Spécialiste du néolithique et de l'âge du Fer, il a publié une vingtaine d'ouvrages et a codirigé Une histoire des civilisations. Comment l'archéologie bouleverse nos connaissances (La Découverte, 2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,85 € -

Les routes de la navigation antique. Itinéraires en Méditerranée et Mer Noire
Arnaud PascalLa Méditerranée a été le trait d'union de la civilisation antique. Par elle ont transité les produits, les hommes, les idées, les modèles économiques, sociaux et politiques. Mais la mer n'est pas un milieu simple. Elle change avec les saisons, avec les aléas climatiques, et avec les savoirs des hommes, qui la rendent alternativement repoussante ou attirante, en font une auxiliaire ou une ennemie, une porte ouverte ou une barrière. Les routes, qui n'y sont ni tracées, ni balisées, sont le produit d'une alchimie complexe où se mêlent conditions naturelles, technologie, savoirs empiriques et règles commerciales.Déterminer les itinéraires précis qu'empruntaient les navigateurs, leurs variations saisonnières, et les temps nécessaires à leurs parcours, sont le fruit de la géographie historique. Ces rythmes du commerce, qui ont constitué la trame de l'économie méditerranéenne antique, ont fondé la représentation du monde des Anciens. Un voyage à travers l'espace-temps de la navigation antique donne les mesures de la mer transmises aux géographes anciens par l'expérience des marins.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER32,00 €
