Ces pages devraient non pas expliciter, mais ajourer mes poèmes, mais vivifier mes romans. Voici le récit de mes livres et plus encore celui du livre que je suis. Encore que n'ayant personne à ménager, il m'est apparu que les jugements que j'étais amené à émettre sur les uns et les autres pèseraient de toute façon dans les balances célestielles et qu'il était plus honnête de les mettre dans le public de mon vivant. Si tu juges ton frère, fais-le en face. Il ne peut t'en vouloir de ton humeur, de ton humour... On le verra tout au long de ces pages, je ne suis pas à la recherche de l'originalité pour l'originalité, mais de la ferveur, cette ferveur qui fut promise à Nathanaël. Pour moi, le jeu littéraire n'a jamais été un jeu. Je n'aime pas les acrobaties des funambules et des bateleurs dans un métier de grande rigueur, qui devrait être d'amour. Je suis attentif au monde. J'ai mal au monde. Je n'ai pas trop de toute ma ferveur pour essayer de l'aimer. Et puis, à quoi servirait-il d'écrire, si on n'entendait parfois vibrer les mots dans le désert, ces mots codés, décodés, qui permettent au désert de fleurir ? "
Nombre de pages
400
Date de parution
09/04/1985
Poids
418g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782226023209
Titre
Les Ombres du jour : 1970-1980
Auteur
LE QUINTREC CHARLES
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
134
Poids
418
Date de parution
19850409
Nombre de pages
400,00 €
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Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »