Contrairement aux récits classiques qui présentent la Suisse comme un petit Etat neutre et impuissant face aux pays voisins, cet ouvrage place sa politique extérieure au coeur des rivalités économiques du continent. Entre 1957 et 1984, le grand patronat suisse a joué un rôle décisif dans la politique européenne de la Confédération. Conjointement, les autorités et le patronat ont oeuvré pour préserver la souveraineté économique du pays afin de maximiser leurs profits et leur expansion sur les marchés internationaux. Ludovic Iberg met en lumière les stratégies et les acteurs qui ont permis à la Suisse de résister à l'intégration proposée par l'ancêtre de l'Union européenne, la Communauté économique européenne, perçue comme une menace pour son indépendance commerciale. Au coeur de cette résistance se trouvent des dynamiques capitalistes visant à protéger les secteurs industriels de pointe et à éviter toute subordination aux grandes puissances européennes. Un autre facteur crucial de cette opposition est de maintenir un modèle économique distinct, fortement opposé aux tendances dirigistes et à l'Etat-providence en plein développement dans d'autres pays européens. Pour cela, le patronat suisse a su maintenir et discipliner le "bloc bourgeois" , tout en s'appuyant sur des alliances stratégiques, notamment avec les dirigeants ouest-allemands. En revisitant cette période sous le prisme économique, cette étude apporte un éclairage nouveau sur les stratégies qui ont façonné la politique européenne de la Suisse, révélant des acteurs politiques et économiques bien plus actifs et influents qu'on ne l'a longtemps pensé.
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Date de parution
20/02/2025
Poids
1 040g
Largeur
162mm
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EAN
9782889306732
Auteur
Iberg Ludovic
Editeur
ALPHIL
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162
Date de parution
20250220
Nombre de pages
0,00 €
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Chambard Geneviève ; Ibert-Gracia Christelle ; Mer
Longtemps cantonnée à la classe de terminale, la pratique de la philosophie par toutes et tous est aujourd'hui un enjeu essentiel pour se dégager de l'immédiateté face à l'exacerbation des pulsions, pour permettre l'émergence de la pensée dans un univers dominé par le slogan, pour s'inscrire lucidement dans une communauté humaine apaisée. Les autrices de cet ouvrage, membres de l'AGSAS, ont une longue expérience des ateliers de philosophie à l'école et ailleurs. Elles expliquent ici l'urgence de leur mise en oeuvre et en décrivent précisément les modalités. Elles identifient un certain nombre d' "invariants" qui garantissent que chacune et chacun sera bien reconnu comme un "interlocuteur valable" , en mesure de réfléchir sur lui-même, son rapport aux autres et au monde. Elles décrivent la posture de l'animateur et les différentes étapes du déroulement de l'atelier. Elles montrent, exemples à l'appui, à quel point cette démarche peut être féconde, dans toutes les classes ordinaires bien sûr, mais également dans l'enseignement spécialisé, les médiathèques et les cafés, comme lors de rencontres intergénérationnelles, dans le cadre d'un festival ou même d'une cure thermale ! C'est dire qu'on découvrira dans cet ouvrage une réflexion approfondie sur l'importance de la philosophie pour penser le monde... et peut-être même panser le monde. On y trouvera également de beaux témoignages et de nombreuses pistes offertes à tous les éducateurs et éducatrices qui ne se résignent pas à voir disparaître l'humain dans "le bruit et la fureur" du monde.
Résumé : Reykjavík, Islande. Dans une société divisée, en perte de sens et de confiance, un test d'empathie, gage de fiabilité morale, est mis en place. Les personnes non marquées ? n'ayant pas réussi le test ou refusant de s'y plier ? sont petit à petit mises au ban de la société, se voyant refuser l'accès à un emprunt, à certains postes, voire à certains quartiers. Il ne reste désormais plus que quelques jours avant que le test ne devienne peut-être obligatoire pour tous. Quelques jours déterminants pour Vetur, Eyja, Tristan et Óli, pris dans l'engrenage d'une société divisée, aux règles du jeu explosives. Insécurité, démons du passé, ambitions politiques, addiction, chacun doit lutter, à sa façon, dans une course effrénée contre la montre.
Résumé : Reykjavík, Islande. Dans une ville en perte de sens et de confiance, un test d'empathie, censé prévenir la criminalité, est mis en place. Mais alors que ceux qui le ratent sont rejetés, la société se divise, jusqu'à l'implosion... Couronné par le Prix des libraires et nominé pour de nombreux grands prix en Islande, La Marque est une dystopie polyphonique glaçante de réalisme et terriblement actuelle. Reykjavík, Islande. Dans une société divisée, en perte de sens et de confiance, un test d'empathie, gage de fiabilité morale, est mis en place. Les personnes non marquées - n'ayant pas réussi le test ou refusant de s'y plier - sont petit à petit mises au ban de la société, se voyant refuser l'accès à un emprunt, à certains postes, voire à certains quartiers. Il ne reste désormais plus que quelques jours avant que le test ne devienne peut-être obligatoire pour tous. Quelques jours déterminants pour Vetur, Eyja, Tristan et Óli, pris dans l'engrenage d'une société divisée, aux règles du jeu explosives. Insécurité, démons du passé, ambitions politiques, addiction, chacun doit lutter, à sa façon, dans une course effrénée contre la montre. " On songe à Aldous Huxley tout au long de ce texte vif, haletant et très contemporain où le politiquement correct est devenu le gage du meilleur des mondes possibles. " Le Monde des livres
Une vue aérienne des rues de La Chaux-de-Fonds ; un paysage nocturne et enneigé ; le détail d'une peinture murale... La ville se révèle par strates successives, comme un cadrage qui se resserre progressivement. Des panoramas saisis en hauteur, la focale s'arrête un instant sur les images du confinement, fait la netteté sur les cages d'escalier, avant de s'attarder sur l'Art nouveau, puis d'explorer des lieux plus insolites. A travers cet ouvrage, Aline Henchoz nous révèle sa rencontre et son attachement pour cette ville si particulière.
Il est le seul diplomate suisse à avoir été capturé sur ordre de Staline, le seul diplomate suisse aussi à avoir reçu la médaille des Justes parmi les nations pour avoir sauvé des Juifs durant l'Holocauste. Et pourtant Harald Feller (1913-2003) reste un quasi inconnu. Ce Bernois a travaillé 10 ans dans la diplomatie avant de devenir procureurdans le Mittelland et de mettre en scène des pièces de théâtre pour les détenus du pénitencier de Thorberg. Une vie, ou plutôt de multiples vies, qui, pour la première fois, font l'objet d'une étude historique d'ensemble. L'ouvrage reconstruit les événements de l'époque sur la base des perceptions et connaissances d'alors et non d'aujourd'hui. Il évite aussi de porter un jugement moral sur les acteurs. Fondé sur des sources et des témoignages en partie inédits, le livre est rédigé dans un style accessible et vivant, qui le destine à un large public.